Arabe
English
 
 
 
 Histoire ancienne
 Histoire moderne
 Histoire revisitée
 Personnalités Amazighes
 Amazighophobie

 

Histoire d'Afrique du Nord revisitée
Une des façons -pour mieux comprendre l’histoire- est de la lire à grande échelle dans le temps et dans le contexte avoisinant. Ici le cas de Tamazgha (Afrique du Nord) en dates clés :

Page : 10 / 14

 
Année 1976 : Le gouvernement arabe qui a pris le pouvoir sur l'Algérie lance par le biais du ministre de l'intérieur la circulaire de juillet 1976 sur l'affichage en arabe.

 

 
Année 1976 : Mohamed Haroun, militant berbériste et fils de chahid est arrêté par la Sécurité militaire à Alger pour avoir posé une bombe au tribunal militaire de Constantine. Cette bombe a été désamorcée à temps.
C'est aussi le cas de Lounès Kaci et de Hocine Cheradi qui ont posé une bombe au siège du quotidien "El-Moudjahid" à Alger et de Mohamed Smaïl Medjeber qui a posé une bombe au tribunal militaire d'Oran le 3 janvier avec la complicité de Daniel Paul, de Salby Jay et d'André Noël Cherid. Le choix des cibles est très significatif: El-Moudjahid connu pour son aversion pour la question de tamazight, les tribunaux militaires où la répression est assez symbolique, (...) la chaîne de télévision un des outils les plus monstrueux de la répression".
Ces poseurs de bombes sont accusés de trahison, d'atteinte à la sûreté de l'Etat, de complicité, de trafic de devises et de jets d'explosifs. Ils sont condamnés par le tribunal de Médéa le 2 mars 1976. Trois peines capitales, deux condamnations à perpétuité et d'autres peines allant de dix à Vingt ans de prison.

 

 
Année 1976 : "Journée du savoir" - Yaoum El-Ilm. Journée commémorative de la mort en 1940 du cheikh Abdel-hamid Ben-Badis président de l'Association des Oulémas Algériens. Le chef de l'État dans une ordonnance, publiée au JORA le 23 avril 1976, définit l'organisation de l'éducation et de la formation. Après avoir défini la mission du système éducatif qui s'inscrit dans le cadre "des valeurs arabo-islamiques et de la conscience socialiste", l'enseignement est assuré en langue nationale à tous les niveaux d'éducation et de formation et dans toutes les disciplines. La mission de l'école fondamentale est de dispenser aux élèves "un enseignement de langue arabe leur permettant une maîtrise totale de l'expression écrite et orale; cet enseignement, qui est un facteur important de développement de leur personnalité, doit les doter d'un instrument de travail et d'échange pour se pénétrer des différentes disciplines et pour communiquer avec leur milieu". L'arabisation porte aussi sur l'enseignement préparatoire qui est dispensé "exclusivement en langue arabe". Cette ordonnance met fin d'une manière très claire aux espoirs et aux attentes des berbéristes et des berbérophones. Tamazight est ainsi mise à l'écart et exclue de l'école. Le choix de l'État algérien est désormais fait. L'arabisation est décrétée. Cette décision des plus hautes instances de l'État engendre un mépris jamais égalé dans les milieux berbérophones et surtout en Kabylie. La revendication se radicalise. Les contestations s'enveniment après la promulgation de la Constitution et de la Charte nationale qui renforcent l'arabisation et la définition de l'Algérie comme nation arabo-islamique. La répression s'abattra aussi sur les berbéristes.

 

 
Année 1976 : Lors des débats sur la Charte nationale les étudiants militants berbéristes diffusent un document de 50 pages. A ces débats, les jeunes militants berbéristes ont pris part en masse. Sept cent vingt (720) prises de parole sont semble-t-il décomptées dans Alger. Ainsi la revendication culturelle et identitaire berbère connaît une ampleur importante. Elle se pose désormais dans des débats publics. Malgré cette "tolérance" le pouvoir utilise la répression. Après une intervention dans une salle de cinéma à Alger, l'étudiant et chanteur kabyle Ferhat Mehenni est arrêté pour la première fois par la Sécurité militaire. Ces interventions ont sans doute permis aux services de sécurité de mettre à jour leurs fichiers concernant les berbéristes et opposants à la politique culturelle du pouvoir.

 

 
Année 1976 : La Charte nationale est adoptée par référendum. Ce document qui est un texte national fondamental définit l'Algérie comme étant une partie intégrante de la nation arabe. "Le peuple algérien se rattache à la patrie arabe, dont il est un élément indissociable" (...)" L'Algérie n'est pas une création récente. Déjà sous Massinissa, fondateur du premier État numide, et de Jugurtha, initiateur de la résistance à l'impérialisme romain, s'était dessiné le cadre géographique et commençait à se forger le caractère national". (...) "A ces deux caractéristiques principales se sont ajoutés progressivement à partir du 7e siècle les autres éléments constitutifs de la Nation Algérienne, à savoir son unité culturelle, linguistique et spirituelle (...)". On peut affirmer, ajoute le texte de la Charte nationale, "que ces différentes périodes de notre histoire ont constitué un creuset où se sont fondus intimement les brassages ethniques, les apports de toutes sortes, comme les créations nouvelles du génie national, tout cela pour aboutir à une expression originale de la personnalité arabo-musulmane de notre peuple...".
La politique culturelle s'attellera, selon la Charte, à concrétiser un projet des plus urgents : la généralisation de l'utilisation de la langue arabe qui "est un élément essentiel de l'identité culturelle du peuple algérien. On ne saurait séparer notre personnalité de la langue nationale qui l'exprime. Aussi, l'usage généralisé de la langue arabe, et sa maîtrise en tant qu'instrument fonctionnel, est une des tâches primordiales de la société algérienne au plan de toutes les manifestations de la culture et à celui de l'idéologie socialiste".
Le choix de la langue arabe est fait. Il est irréversible. "Il ne s'agit nullement de choisir entre la langue nationale et une langue étrangère. Le problème du choix étant dépassé et irréversible, le débat sur l'arabisation ne peut porter, désormais, que sur le contenu, les moyens, les méthodes, les étapes, la conception générale d'une langue".
Tout en dénonçant l'étouffement de la culture algérienne, l'uniformisation, le totalitarisme culturel, le PRS (Parti de la Révolution Socialiste), pour qui la langue arabe doit être la langue nationale, critique sévèrement le pouvoir algérien qui reste silencieux sur la question berbère dans les textes de la Charte nationale de 1976.
"Sur la question berbère, la Charte ne dit pas un mot. Voila donc un texte qui se présente comme national et qui évacue complètement un problème auquel sont sensibles des millions d'Algériens. (...) Or la langue berbère existe. C'est la langue maternelle d'une partie des Algériens. Elle doit être reconnue, préservée et développée comme partie intégrante de notre patrimoine national. Son enrichissement, son passage à la forme écrite, son enseignement, sa diffusion doivent être garantis.". Ainsi le PRS, avec à sa tête Mohamed Boudiaf, est le premier parti politique algérien à se prononcer en faveur de la question berbère.

 

 
Année 1976 : Mohand Cid Ali-Yahia dit Rachid, ancien acteur important dans la crise dite berbériste de 1949, lance le Front Uni de l'Algérie Algérienne (F.U.A.A.) en France. Fidèle à son combat des années 1940 pour l'Algérie algérienne, Rachid Ali-Yahia, par son mouvement d'opposition au régime de Boumediene, renouvelle son combat pour l'identité algérienne et la question linguistique et culturelle. Ce front n'aura qu'une faible influence en Algérie. Quelques-uns de ses militants seront arrêtés en mars 1980.
Été 1976:
Pour avoir tiré des textes littéraires en Tifinagh sur ronéo et aussi pour avoir été abonnés au bulletin de l'Académie berbère (Agraw imazighen) de Paris, deux cents (200) jeunes de la région de Larbaa Nath Irathen sont arrêtés et emprisonnés. Ils seront, pour quelques-uns, condamnés jusqu'à 18 et 24 mois de prison.
Afin de porter le coup de grâce à l'édition berbère en Algérie, le Fichier de Documentation Berbère (F.D.B) tenu depuis 1946 par le Père Jean Marie Dallet est mis sous scellés par le pouvoir de Boumediene.
Ce Fichier est considéré comme source exceptionnelle de documents concernant l'étude de l'histoire, de l'ethnographie, de la littérature, de la linguistique des communautés berbérophones de Kabylie, du Mzab et de Ouargla. Ce fichier était au début un périodique mensuel, puis bimestriel, pour devenir à partir de 1955 trimestriel. On y trouve des monographies de villages de Kabylie, des études sur l'Islam, les croyances et superstitions, la sagesse populaire, la vie quotidienne, la zoologie, la botanique et la culture matérielle..

 

 
Année 1976 : La Charte nationale est approuvée le 27 juin par référendum et la Constitution le 27 novembre. Boumediène, unique candidat en lice, est élu président en décembre.

 

 
Année 1977 : Lors du match final de la coupe d’Algérie de football opposant la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK) et le Nasr de Hussein-Dey (NAHD), les spectateurs kabyles scandent des slogans hostiles au président Boumediene, présent dans la tribune officielle, et au régime tels que : "JSK imazighen", "la langue berbère vivra", "à bas la dictature", "vive la démocratie"... La retransmission en direct de cette rencontre à des milliers de téléspectateurs révèle au peuple algérien l’expression d’un mécontentement et d’une contestation ouverte et radicale d’une population d’une région du pays, qui souffre d’une marginalisation identitaire et culturelle...

 

 
Année 1977 : A la suite de la manifestation en juin 77 à la finale (remportée par la JSK) de la coupe d’Algérie, une nouvelle réforme du sport est adoptée consacrant définitivement les ASP, c’est-à-dire le sport corporatif avec des joueurs semi-professionnels d’entreprises. La JSK devient Jamaia Electronic Tizi-Ouzou, JET intégrée à la Sonelec. Le ministère de l’Enseignement supérieur décide de l’ouverture du centre universitaire de Tizi-Ouzou (C.U.T.O.) où se retrouvent les cadres de la région et qui se mêlent au mouvement estudiantin pour la prise en charge de la revendication identitaire. Le C.U.T.O. verra le regroupement des étudiants kabyles jusque là éparpillés sur divers instituts de la capitale. Ce centre universitaire connaîtra des mouvements de grève non connus à l’époque en Algérie.
L’ouverture du CUTO permettra aussi la circulation d’une documentation dite clandestine tels que les ouvrages de l’historien algérien Mohamed Harbi, les revues berbères de l’ACB et de l’Académie berbère, édités en France et diffusés sous le manteau en Algérie. On assiste à l’interdiction par le Wali de plusieurs chanteurs comme Idir, à Tizi-Ouzou sous prétexte d’absence de salle suffisante pour contenir les spectateurs et garantir la sécurité.

 

 
Année 1977 : La direction du PRS algérienne met en place une cellule de réflexion pour étudier le dossier berbère et élaborer des propositions concrètes en direction des groupes berbéristes.

 

 
Année 1977 : Lors du match final de la coupe d'Algérie de football opposant la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK) et le Nasr de Hussein-Dey (NAHD), les spectateurs kabyles scandent des slogans hostiles au président Boumediene, présent dans la tribune officielle, et au régime tels que: "JSK imazighen", "la langue berbère vivra", "à bas la dictature", "vive la démocratie"... La retransmission en direct de cette rencontre à des milliers de téléspectateurs révèle au peuple algérien l'expression d'un mécontentement et d'une contestation ouverte et radicale d'une population d'une région du pays, qui souffre d'une marginalisation identitaire et culturelle...

 

 
Année 1977 : A la suite de la manifestation en juin 77 à la finale (remportée par la JSK) de la coupe d'Algérie, une nouvelle réforme du sport est adoptée consacrant définitivement les ASP, c'est-à-dire le sport corporatif avec des joueurs semi-professionnels d'entreprises. La JSK devient Jamaia Electronic Tizi-Ouzou, JET intégrée à la Sonelec.
Le ministère de l'Enseignement supérieur décide de l'ouverture du centre universitaire de Tizi-Ouzou (C.U.T.O.) où se retrouvent les cadres de la région et qui se mêlent au mouvement estudiantin pour la prise en charge de la revendication identitaire. Le C.U.T.O. verra le regroupement des étudiants kabyles jusque là éparpillés sur divers instituts de la capitale.
Ce centre universitaire connaîtra des mouvements de grève non connus à l'époque en Algérie.
L'ouverture du CUTO permettra aussi la circulation d'une documentation dite clandestine tels que les ouvrages de l'historien algérien Mohamed Harbi, les revues berbères de l'ACB et de l'Académie berbère, édités en France et diffusés sous le manteau en Algérie. On assiste à l'interdiction par le Wali de plusieurs chanteurs comme Idir, à Tizi-Ouzou sous prétexte d'absence de salle suffisante pour contenir les spectateurs et garantir la sécurité.

 

 
Année 1977 : La direction du PRS met en place une cellule de réflexion pour étudier le dossier berbère et élaborer des propositions concrètes en direction des groupes berbéristes.

 

 
Année 1978 : Ait Ahmed, secrétaire général du FFS, dans une déclaration, demande la reconnaissance de la "langue berbère comme langue nationale au même titre que la langue arabe".

 

 
Année 1978 : Des armes en provenance du Maroc sont parachutées à Cap-Sigli dans la wilaya de Béjaia en Kabylie, pour un éventuel soulèvement armé contre le régime de Boumediene, dix sept jours avant sa mort. Le groupe initiateur est arrêté par la sécurité militaire, "prouvant" et montrant ainsi l’échec d’une "tentative kabyle" de renversement du régime.
En réalité cette affaire est connue dès le départ par la Sécurité militaire qui avait infiltré le groupe contestataire composé de personnalités historiques, comme Mohamed Benyahia, Ferhat Abbas, Belarbi, Boudjeloud, Ahmed Kadri. Ils seront traduits en justice à l’exception de Ferhat Abbas. Ils seront condamnés par le tribunal militaire de Blida à des peines allant jusqu’à 12 ans de prison. Cette affaire est exploitée par le pouvoir pour discréditer les berbéristes, qui n’avaient aucune relation avec celle-ci. Il montre du doigt le "danger berbériste" en des termes à peine voilés, ces "anti-nationalistes, soutiens du Maroc et du néo¬colonialisme".

 

 
Année 1978 : Ait Ahmed, secrétaire général du FFS, dans une déclaration, demande la reconnaissance de la "langue berbère comme langue nationale au même titre que la langue arabe".

 

 
Année 1978 : Des armes en provenance du Maroc sont parachutées à Cap-Sigli dans la wilaya de Béjaia en Kabylie, pour un éventuel soulèvement armé contre le régime de Boumediene, dix sept jours avant sa mort. Le groupe initiateur est arrêté par la sécurité militaire, "prouvant" et montrant ainsi l'échec d'une "tentative kabyle" de renversement du régime.
En réalité cette affaire est connue dès le départ par la Sécurité militaire qui avait infiltré le groupe contestataire composé de personnalités historiques, comme Mohamed Benyahia, Ferhat Abbas, Belarbi, Boudjeloud, Ahmed Kadri. Ils seront traduits en justice à l'exception de Ferhat Abbas. Ils seront condamnés par le tribunal militaire de Blida à des peines allant jusqu'à 12 ans de prison.
Cette affaire est exploitée par le pouvoir pour discréditer les berbéristes, qui n'avaient aucune relation avec celle-ci. Il montre du doigt le "danger berbériste" en des termes à peine voilés, ces "anti-nationalistes, soutiens du Maroc et du néo¬colonialisme".

 

 
Année 1978 : Ait Ahmed dira à propos de la question berbère, qu' "il s'agit d'un problème de survie, pour une langue, une culture combattues par le colonialisme et auxquelles l'indépendance n'a pas offert de chance. Ce n'est pas en ignorant le problème qui concerne un Algérien sur trois qu'on le résoudra. Il faut le prendre en charge dans l'intérêt de la collectivité nationale et de son unité". Le chanteur populaire kabyle Lounis Ait Menguellet est interdit de se produire à l'Université.

 

 
Année 1978 : Mort de l'arabisant anti-Amazigh Boumediène.

 

 
Année 1978 : "Le Mythe du nationalisme arabe en dehors de la péninsule arabique n'est pas moins prohibitif et dangereux que le nazisme" C'est au 7 Avril 1978 -à l'apogie du panarabisme ethnique dans l'empire arabe- que le journal Al Ahram a pu publié cette phrase en Egypte.

 

 
Année 1979 : Réussite de la révolution islamique en Iran, Symbole d'un islam qui a pu reverser le système monarchique.

 

 
Année 1979 : Les étudiants arabisants de l'université d'Alger observent une grève de plusieurs semaines. Ils réclament de meilleurs débouchés pour leur filière.

 

 
Année 1979 : Dans son "Avant-projet de plate-forme politique le FFS se prononce sur la question berbère. Il y est notamment écrit: La langue berbère a droit de cité dans la cité berbère, droit inaliénable que le colonialisme intérieur, pas plus que le colonialisme étranger, ne peut proscrire. Elle doit être officialisée et développée comme langue nationale, elle doit bénéficier de la part de l’état de l’égalité de traitement qui lui permette de rattraper le temps et le terrain perdus depuis l’indépendance.(...) Seuls les apprentis obscurantistes et les larbins mercenaires voudraient encore opposer la langue arabe et la langue berbère. Interdiction au Centre universitaire de Tizi-Ouzou d'une pièce de théâtre, adaptation en kabyle de la guerre de 2000 ans de Kateb Yacine. Des demandes successives d'enseignement du berbère à Alger, puis à Tizi-Ouzou, tour à tour, sont rejetées sans aucun motif explicite.

 

 
Année 1979 : Un autre anti-amazigh le colonel Chadli Bendjedid est élu président d'algérie.

 

 
Année 1979 : Azzedine Laraki, ministre istiqlalien de l’Education nationale marocaine, procède au démantèlement des départements de philosophie, qui seront remplacés par des départements d’études islamiques. Les lauréats de ces nouveaux départements vont constituer l’ossature du corps enseignant de la "Tarbiya Islamiya" (éducation islamique) dans les écoles du pays. C'est le début de l'islamisation de la societe marocaine par le Roi Hassan II.

 

 
Année 1979 : En 1979, le penseur, poète et écrivain amazigh lybien Saïd Sifaw Mahroug a fait objet d’une tentative d’assassinat par le pouvoir lybien. Handicapé à vie, il continuera son combat pour la dignité jusqu’à sa mort en 1994 à Djerba (Tunisie).

 

 
Année 1980 : Création au Maroc du parti politique constitutionnel libéral qui sera le plus fort d'une bonne partie de l'histoire du Maroc, taxé d'être la création de l'état marocain et d'ailleurs aux élections de 2002 il va presque disparaître de l'échiquier politique après la disparaitiondu ministre de l'intérieur Driss Basri après la mort de Hassan II.

 

 
Année 1980 : Exactement le 20 Avril 1980, c’est pour la première fois, dans l’histoire moderne, que Imazighen révoltent contre le mépris et c’est en Kabylie. Cet événement historique se faite chaque année dans toute l’Afrique du Nord : la naissance du mouvement contestataire Amazigh dans toute Tamazgha.

 

 
Année 1980 : Le FLN adopte une "résolution sur la généralisation de l'utilisation de la langue nationale". Création du Haut-Commissariat de la langue nationale. Bien entendu pour eux la langue nationale est l’arabe.

 

 
Année 1980 : Un grand nombre de militants du Mouvement culturel berbère et de la démocratie, composé de spécialistes en histoire, sociologie, linguistique, cinéma... et de citoyens autodidactes se réunissent, durant un mois, à Yakouren (Azazga) dans un séminaire. Ce premier séminaire du Mouvement culturel berbère avait pour tâche de préparer un document, devant refléter les revendications et les propositions du mouvement, pour être présenté à la discussion au sein du Comité central du FLN qui préparait un débat général concernant le dossier culturel. Le séminaire de Yakouren avait pour objet de " poser (...) clairement le problème de la culture en Algérie afin de dépasser les fausses accusations dont la presse nationale notamment s’est encore récemment faite l’écho, et dont les propos incendiaires ont failli conduire à l’irréparable". Ce problème de culture en Algérie s’articule, selon les séminaristes, autour de trois axes principaux : 1- Le problème de l’identité culturelle du peuple algérien. 2- Le problème des libertés d’expression culturelle. 3- Le problème de la culture dans la politique de développement.

 

 
Année 1980 : Coup d’envoi de l’arabisation des sciences sociales à l’Université.

 

 
Année 1980 : Un groupe de militants berbéristes dépose à la wilaya de Tizi-Ouzou les statuts d’une associa­tion à caractère culturel dénommée Tiwizi (entraide). Une année après aucune réponse n’a été donnée par les autorités algériennes. Création du Haut Conseil de la Langue Nationale (HCLN) - sous la présidence de Abdelhamid Mehri. Sa mission est d’appliquer la résolution du Comité Central du FLN de juin 1980.

 

 
Année 1980 : L'éducation islamique devient une matière importante dans le système scolaire marocain. “L’Etat a décidé alors d’augmenter les horaires et les coefficients de cette discipline, de la rendre obligatoire et de la généraliser à tous les niveaux de la scolarité, de la doter de manuels et d’encadrement spécifiques, et de confier cela à un corps enseignant spécialisé”. Les manuels scolaires deviennent ainsi des textes d’endoctrinement et de propagande, Hassan II a décidé d'islamiser les Imazighen : le fondamentalisme islamiste est devenu un projet d’Etat.

 

 
Année 1981 : Ouverture du débat sur la politique culturelle nationale au sein du parti FLN.

 

 
Année 1981 : Grève générale de 24 heures et meeting à Tizi-Ouzou regroupant des milliers de personnes pour protester contre la ligne officielle lors du débat national sur la culture.

 

 
Année 1981 : Manifestations à Tizi-Ouzou pour com­mémorer le 1er anniversaire des événements de Kabylie d’avril 1980. Elles répondent à l’appel de la coordination qui a regroupé les étudiants, lycéens, enseignants et travailleurs pour faire du 20 avril une journée anti-répression et pour réaf­firmer les positions du mouvement culturel berbère : "arabe algérien et tamazight = langues nationales ; reconnaissance des libertés démocratiques, libération des prisonniers...". Ces manifestations drainent des foules d’environ 10000 personnes. La journée du 20 avril sera commémorée chaque année comme symbole du combat amazigh et aussi un signe de la continuité du Mouvement culturel berbère.

 

 
Année 1981 : Mouloud Mammeri, Kateb Yacine, Salem Chaker, M’hamed Issiakhem, Mohand Idir Ait-Amrane et d’autres universitaires et militants berbéristes déposent, au ministère de l’Intérieur, une demande d’agrément d’une association culturelle dénommée "Amuger". L’objectif de l’association est de "favoriser l’épanouissement de la culture populaire et de participer à son enrichissement par la promotion du patrimoine culturel national dans toutes ses com­posantes, notamment la langue berbère".

 

 
Année 1981 : A l’occasion de la journée nationale de l’Étudiant une marche est initiée par des établissements publics et administratifs (lycées, unités économiques et de services) à Béjaïa. Les manifestants scandent des mots d’ordre tels que : "Non au détournement du projet universitaire de Béjaïa. Reconnaissance des langues populaires (arabe algérien et tamazight). Résolution des problèmes de la jeunesse du département. Pour les libertés démocratiques." Les forces de l’ordre interviennent et l’excitation engendre l’affrontement. Des actes de vandalisme sont enregistrés. Un couvre-feu a, semble-t-il, été instauré à Béjaïa à partir de 18h 30. Des arrestations massives touchent les membres des col­lectifs et comités culturels de la région de Béjaïa. Trente et un militants sont arrêtés.

 

 
Année 1981 : Seize (16) personnes sont arrêtées à Akbou dans la wilaya de Béjaïa. Ils sont condamnés à des peines allant de quelques mois à quatre ans de prison. Ce sont : Amar Boukedami, Smail Ait Meddour, Belkacem Souagui, Zoubir Chekkar, Mebrouk Hamidouche, Abdesslam Tiar, Smail Maamri, Mokrane Baaziz, Abdennour Benyahia, Abdennour Meldiloufi, Abdelmalek Halfaoui, Abderrahmane Nasroune, Youcef Chilha, Hider Chikhoune, Zoubir Berkani, Amar Idri.

 

 
Année 1981 : Vingt-deux étudiants et travailleurs de l’Université d’Alger, membres des collectifs d’étudiants, militants du Mouvement culturel berbère, sont arrêtés par la police à Alger suite à l’incident du 19 mai 1981. Les chefs d’inculpation sont : atteinte à la sûreté de l’État ; atteinte à l’unité nationale ; constitution de collectif à caractère subversif ; complot-rébellion, atteinte à la personnalité nationale -rédaction, détention et diffusion de tracts et de documents séditieux - association de malfaiteurs - port d’armes prohibées - destruction de biens publics et de monuments - attroupement.". Lors de l’interrogatoire dans les locaux de la police, les inculpés sont interrogés sur leurs opinions, leur position vis-à-vis de la question berbère, leurs activités au sein du collectif démocratique à l’université et l’incident du 19 mai Ces vingt-deux détenus sont les suivants : Abdennour Houati, Lakhdar Mames, Meziane Ourad, Rabah Belahouane, Cherif Akeb, Arezki Benramdane, Arezki Ait-Larbi, Mokrane Laksi, Mohamed Ameziane Bencheikh, Mustapha Benkhemmou, Ali Ihadadene, Omar Zeggane, Hachimi Ihadadene, Salah Boukrif, Rachid Bouchenna, Abderrazak Hammouda, Rachid Kaci, Mouloud Fellag, Youcef Ait-Chelouche, Ihsene Elkadi, Messaoud Lahma ; Mustapha Bacha.

 

 
Année 1981 : Les forces de l’ordre investissent le centre universitaire de Tizi-Ouzou (C.U.T.O) afin d’empêcher la tenue d’une université d’été dont l’objectif est le débat sur langue et la culture amazigh ainsi que la formation accélérée d’enseignants. Les forces de l’ordre occuperont l’université jusqu’au 6 septembre 1981. Rachid Aliche publie le premier roman en berbère chez Fédérop en France. Intitulé "Asfel, il traite de la quête de la berbérité. "Asfel" sera suivi de "Askuti"(Le boy scout) de Saïd Sadi, de "Fafa" de Rachid Aliche de "Id d wass" de Amar Mezdad et d’autres romans tels que "Tafrara" de Salem Zenia.

 

 
Année 1981 : Le ministre de l’Enseignement supé­rieur, M. Abdelhak Brerhi annonce la création de quatre départements de culture et dialectes populaires dans les uni­versités d’Alger, d’Oran, de Constantine et de Annaba.

 

 
Année 1981 : Hocine Sadi alias Hend, animateur du Mouvement culturel berbère et enseignant au centre universitaire de Tizi-Ouzou, adresse une "lettre aux citoyens". Dans cette lettre Hend Sadi dénonce un autre instrument de répression utilisé par le pouvoir, à savoir l’appel qu’il vient de recevoir pour le service national, alors qu’une carte de dispense pour cause de maladie lui a été délivrée par les ser­vices de l’hôpital militaire Maillot en 1977. reçoit l’ordre d’appel et il est affecté à Batna qu’il refuse de rejoindre. Pour lui il s’agit "de maquiller la répres­sion en la revêtant de l’uniforme militaire. Cela présente éga­lement l’avantage que le tribunal militaire offre plus de pos­sibilités que la justice civile qui a du mal avec les détenus du mouvement culturel d’El-Harrach et de Petite-Kabylie.

 

 
Année 1981 : Par décision du ministère de la Santé publique, le Dr Saïd Sadi, médecin à l’hôpital de Tizi-Ouzou et animateur du Mouvement Culturel Berbère est muté à Khenchela. Cette mutation est venue après la vague d’arrestations qu’a connue la Kabylie (Tizi-Ouzou et Béjaïa) et Alger, touchant des militants berbéristes, après la fermeture du centre universitaire de Tizi-Ouzou, et aussi après l’appel au service national de Hend Sadi. Un mouvement de solidarité pour la réintégration du Dr Sadi est initié, particulièrement par le Comité de wilaya de Tizi-Ouzou de l’Union médicale algérienne (U.M.A). Ce comité sera dissout par les autorités locales en 1985. Au même moment, deux travailleurs de la Sonelec (devenue ENIEM) de Oued-Aissi (Tizi-Ouzou) ainsi que trois autres travailleurs de la Sonitex (Société nationale des industries textiles) de Draa-Ben-Khedda (Tizi-Ouzou) sont mutés en dehors de leur Wilaya. Moussaoui Khellaf et Berdous Maamar (un des 24 déte­nus d’avril 1980) de la Sonelec ; Rabah Benchikhoune, contremaître à la Sonitex, est muté à EI-Harrach. Brahim Bentaleb, chef de service à la Sonitex, est muté à Alger. Mahmoud Ainouz, acheteur à la Sonitex, est muté à Bab-Ezzouar. Ce dernier a, semble-t-il, été surpris en train de diffuser un tract appelant la population à boycotter l’ensei­gnement et à une grève pour le 28 septembre 1981.

 

 
Année 1981 : Les inculpés du 19 mai 1981 de Béjaïa après cinq mois de détention comparaissent devant la cour correctionnelle de Béjaïa. Ils sont condamnés à des peines allant de 10 mois à 4 ans de prison et 5 années d’interdiction de l’enseignement pour Salah Moussouni, professeur de l’enseignement secondaire (P. E. S) et Tayeb Chebi (P.E.S). Deux sont relaxés. Dans leur lettre ouverte au Président Bendjedid, ils informent ce dernier des conditio­ns judiciaires anormales dans lesquelles s’est déroulé leur procès. Il s’agit notamment de la durée puisque le procès s’est tenu dans une seule journée, pour juger 28 personnes. Ils informent aussi le Président qu’ils n’ont pas bénéficié d’une défense, leurs avocats ayant été exclus de l’audience et aussi que les questions du juge d’instruction ne correspondaient pas aux chefs d’inculpation. Ils rejettent les peines qui "ne reflètent pas les actes dont (ils ont) été accusés". Le même jour trois étudiants du centre universitaire de Tizi-Ouzou : Aziz Tari, Djamel Zenati et Idriss Lamari, présents au procès après leur convocation par le juge sont condamnés à quatre années de prison. Tous les détenus jugés et condamnés feront appel.

 

 
Année 1981 : Vingt cinq des détenus de la prison de Béjaïa entament une grève de la faim pour protester contre leur détention et les conditions de déroulement de leur procès. Ils mettent fin à leur grève le 22 novembre 1981, après avoir obtenu une réponse positive, de voir leur affaire repasser en justice en décembre 1981.

 

 
Année 1981 : Le tribunal de Tigzirt (Tizi-Ouzou) convoque neuf anciens condamnés d’août 1976, de Ouaguenoun. Ces militants du Mouvement berbère : Ali Yousfi (26 ans, agent d’administration), Mohamed Arezki Bellil (26 ans, agent d’administration), Akli Adjioua (27 ans, journalier), Hassène Messaoudène (29 ans, technicien), Ahmed Chelli (27ans, secrétaire d’administration), Belaïd Serdjane (26 ans, journalier), Rabah Chikhaoui (27 ans, journalier), Mohamed Idiri (26 ans, maçon), Amar Ait-Ali (25 ans, journalier) avaient été condamnés en 1976 à des peines allant de 3 à 12 mois de prison préventive pour déten­tion de l’alphabet Tifinagh, distribué par I’ Académie Agraw Imazighen de Mohand Arab Bessaoud.

 

 
Année 1981 : Pétition signée par 14 écrivains dont Kateb Yacine et Mouloud Mammeri.

 

 
Année 1981 : interdiction de la tenue de l'Université d'été à Tizi-Ouzou et lancement du MBD Mouvement pour le Berbère et la Démocratie.

 

 
Année 1981 : François Mitterrand, qui se rend à Alger en novembre, propose que les rapports franco-algériens soient « un symbole des relations nouvelles entre le Nord et le Sud ». Trois mois plus tard, les deux pays signent un accord sur le gaz.

 

 
Année 1981 : Les élèves qui ont passé leur bac au Maroc, ont eu droit à un manuel d’éducation islamique littéralement dédié à la croisade de l’Etat contre les mouvements de gauche. Le texte, qui ressemble plus tôt à un tract politique qu’à un outil d’apprentissage et de formation scolaire, renvoie dos à dos le capitalisme, le communisme, le sionisme et la laïcité, présentés comme autant d’idéologies hostiles à l’islam. On peut lire que “le communisme doit être combattu car il appelle à la révolution et au désordre, crée des guerres et des tensions, sème la haine et diffuse l’athéisme : c’est le parent du colonialisme et l’allié du sionisme”. Sur plus de 12 pages, les auteurs expliquent comment les idées marxistes, très en vogue à l’époque, “s’opposent à l’islam et rabaissent l’être humain au niveau des animaux en l’éloignant de toute spiritualité”. La séparation entre la sphère politique et la sphère religieuse est présentée comme un facteur d’athéisme et une doctrine foncièrement antinomique avec l’esprit de l’islam.

 

 
Année 1981 : Dans le manuel scolaire marocain du terminal édition 1981, on trouve une matière à enseigner aux futurs universitaires comme “Pour assurer la stabilité dans un foyer et le prémunir contre le désordre et les conflits, Dieu a confié la gestion de la famille aux hommes. Car une seule personne doit commander et il faut choisir donc le plus fort et le plus capable de subvenir aux besoins de la famille”. On trouve aussi dans un autre manuel du terminal un extrait du livre “L'islam, religion de la nature et de la liberté” de Abdelaziz Jawich “J'ai rencontré un Espagnol à Londres, et on a évoqué des questions liées à la religion musulmane, dont la polygamie. Cet Espagnol m'a avoué qu'il aurait aimé être musulman pour pouvoir épouser une deuxième femme. Quand je lui ai demandé pourquoi, il m'a répondu que sa femme est devenue folle et qu'elle se soigne dans une clinique psychiatrique, ce qui l'oblige, lui, d'avoir des relations avec d'autres femmes, mais en dehors du mariage, car il ne peut pas prendre une seconde épouse”. Il y a lieu en tout cas de s’opposer la question si c’est manuels sont destinés vraiment aux futurs universitaires ou aux futurs fondamentalistes islamistes ?

 

 
Année 1982 : La communauté universitaire de Tizi-Ouzou appelle, dans un tract, à la commémoration de la journée du 20 avril 1980 journée anti-répression pour "dire ensemble nous n’avons pas oublié" (...) que le 20 avril 1980, le gouvernement a lâché ses chiens sur les étudiants et les travailleurs de la région pour toute réponse à la revendication culturelle pacifique". Il est dénoncé, à travers ce tract, la répression qui conti­nue sous d’autres formes, menée par le pouvoir contre la revendication de tamazight et de la liberté d’expression, licenciements, les mutations arbitraires et les exclusions de lycéens sympathisants du Mouvement. La communauté universitaire de Tizi-Ouzou se solidarise avec toutes les victimes de la répression pour délit d’opinion et revendique la reconnaissance des langue populaires algériennes comme langues nationales (le berbère et l’arabe populaire) et le respect des libertés démocratiques. Par ailleurs, une semaine culturelle et de solidarité avec les détenus du Mouvement culturel berbère est programmée du 17 au 24 avril 1982. Une table ronde est prévue sur l’histoire du mouvement nationaliste algérien avec les colonels Amar Ouamrane, Slimane Dehiles dit Sadek, Tahar Zbiri et les avocats du collectif. Est prévu aussi le baptême des cités universitaires de M’douha (jeunes filles) et Hasnaoua pour leur attribuer les noms de Taos Amrouche et Belkacem Krim. Ferhat Mehenni, Malika Domrane, le groupe Ichen­wiyen du Chenoua et d’autres doivent animer un gala. Le même jour les responsables de l’université interdisent l’affichage et la tenue d’assemblées générales.

 

 
Année 1982 : Le préfet de Tizi-Ouzou prend contact avec les comités de cité pour discuter des évérements qui viennent de se dérouler. Il leur signifie que "les baptêmes constituent des actes de rébellion qui appelleraient l’intervention des forces de l’ordre "quitte à reproduire le 20 avril 1980"

 

 
Année 1982 : Par un communiqué signé par le conseil de université (CUTO) et le conseil de la direction du COUS et sur décision ministérielle, les étudiants sont informés de la fermeture de "l’ensemble des infrastructures universitaires à partir du samedi 17 avril 1982 et les infrastructures d’hébergement le 16 avril 1982 à 18h et ce jusqu’à une date ultérieure.

 

 
Année 1982 : Les gendarmes occupent le centre universitaire de Tizi-Ouzou

 

 
Année 1982 : Les lycéens de la région de Tizi-Ouzou déclenchent une grève spontanée. Elle est suivie par la fermeture de leurs lycées. Un arrêt de travail de protestation d’une durée de deux heures est observé par les travailleurs de l’usine Sonelec de Oued-Aïssi. Les actes de protestation des lycéens sont considérés par le Secrétaire État à l’Enseignement secondaire et tech­nique dans une circulaire du 3 mai 1982, adressée aux directeurs de l’Education, chefs d’établissements, inspecteurs et enseignants de son secteur et aux associations des parents d’élèves, comme "des tentatives d’agitation" conduites par des "aventuriers" dans le but d’utiliser les élèves à des "fins contraires à l’intérêt de la révolution, en semant le doute, la confusion". Il y rappelle le rôle de l’éducateur dont la mis­sion est d’orienter l’élève dans la voie qui le préservera de tout extrémisme et déviation, conformément aux principes du FLN et aux options fondamentales de notre peuple". L’école doit être, selon le Secrétaire État, une pépinière active du Parti, le FLN. Il invite les directeurs de l’éducation et les chefs d’établissements à informer les services de son secteur de toute perturbation.

 

 
Année 1982 : Un magister de culture populaire est créé par arrêté et implanté au sein des instituts de langue et de culture arabes d’Alger, d’Oran, de Constantine, et d’Annaba.

 

 
Année 1982 : Après les événements du 19 mai 1981, provoqués par une agression d’islamo-bâathistes contre des étudiants et travailleurs berbéristes et démocrates, et qui a vu les islamistes prendre le dessus, l’embrigadement des universités et des cités universitaires par les islamistes et les bâathistes commence avec la bénédiction du pouvoir. Les étudiants berbéristes essayent de réoccuper le terrain. C’est ainsi qu’un groupe d’étudiants de la cité universitaire de Ben-Aknoun dont faisait partie Kamel Amzal, étudiant à l’institut des langues étrangères de l’Université d’Alger et militant berbériste, et après des réunions restreintes, décide d’afficher dans le foyer de la cité un appel à une assemblée générale. A ce moment interviennent des islamo-bâathistes qui déclenchent un affrontement. Il se solde par l’assassinat de Kamel Amzal qui tenait une affiche, avec une arme blanche, par les intégristes islamistes.

 

 
Année 1982 : fermeture du centre universitaire de Tizi-Ouzou pour une durée indéterminée.

 

[<< Précedent] 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 [Suivant >>]

 

Pour enrichir cette liste historique des evenements qui ont marqué Tamazgha, envoyer vos remarques et vos compléments à info@amazighworld.org

 

Headquarters: Amazigh World (Amadal  Amazigh), North America
Copyright 2002  Amazigh World. All rights reserved.