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Histoire d'Afrique du Nord revisitée
Une des façons -pour mieux comprendre l’histoire- est de la lire à grande échelle dans le temps et dans le contexte avoisinant. Ici le cas de Tamazgha (Afrique du Nord) en dates clés :

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Année 1989 : mort dans énigmatique accident de la route de Mouloud Mammeri près de Aïn Defla lors de son retour de Oujda (maroc)

 

 
Année 1989 : Les obsèques de Mouloud Mammeri à Tizi-Ouzou ont rassembé plus de 200.000 personnes.

 

 
Année 1989 : le gouvernement algérien légalise le FIS (front islamique du salut). parti politique islamiste qui veut fonder un etat islamique. apres sa reussite aux elections il déclare un etat islamique et l'abolution des elections qui ont lui permet d'arriver au pouvoir.

 

 
Année 1989 : Tenue des assises du Mouvement culturel amazigh qui se terminent par la création du R.C.D., acronyme de Rassemblement pour la culture et la démocratie. Saïd SADI est élu à sa tête au poste de Secrétaire Général.

 

 
Année 1989 : légalisation du parti politique RCD.

 

 
Année 1989 : le FFS est autorisé à activer légalement. Aït ahmed regagne l'Algérie après des années d'exil.

 

 
Année 1989 : Une nouvelle Constitution, qui ouvre la voie au multipartisme, est adoptée par référendum le 23 février. Le Front islamique du salut (FIS), créé le 18 février et dirigé par Abassi Madani et Ali Belhadj, est légalisé en septembre.

 

 
Année 1990 : Des émeutes sociales principalement à la ville de Fès et suite a ceci le roi Hassan II a crée le conseil de la jeunesse pour l'emploi des jeunes avec un socialiste proche du palais en sa tête Mr Habibi Malki de l'USFP (opposition traditionnel).

 

 
Année 1990 : Le Parlement, contrôlé par le FLN (parti politique algérien équivalent au parti de l’Istiqlal marocain), vote la première loi de généralisation de la langue arabe. Au lendemain du vote, un demi-million de personnes manifestent à Alger pour la démocratisation du régime et la défense du Tamazight (langue berbère).

 

 
Année 1990 : l'attaque de la gendarmerie de Menaka marque le début de la seconde "rébellion" Touareg

 

 
Année 1990 : Un tract signé Mouvement culturel amazigh invite tous les militants berbères (individus, associations cul­turelles, partis politiques) à un rassemblement devant le Premier ministère le 25 janvier à 13 h. Cela en "vue, selon le document, d’exiger l’intégration de la langue et de la culture tamazight au sein de l’Université, c’est-à-dire la création d’instituts d’enseignement et de recherche en tamazight. L’organisation de ce rassemblement suscite une polémique au sein des militants du MCB.

 

 
Année 1990 : Le Rassemblement pour la culture e la démocratie (RCD) s’oppose à l’appel du MCB pour 1e rassemblement devant le Premier ministère prévu pour 25 janvier 1990. Dans une déclaration intitulée "question amazigh : dépasser la confusion et prévenir les dérapages" le RCD qualifie l’appel d’anonyme puisqu’il ne porte aucune signature. Il se demande : "qui est effectivement derrière cet appel ? Un parti, plusieurs partis, une association ou des individus ? Comment s’appellent-ils ? Qui va prendre la parole ? Pour dire quoi ?". Pour le RCD, il y a "trop de doutes, trop de manœuvres trop d’anonymat, trop de confusion" qui "accompagne l’action du 25 janvier".

 

 
Année 1990 : Les auteurs de l’appel du 25 janvier répondent individuellement à la déclaration du RCD par une autre déclaration signée MCB. Cette déclaration vient comme pour donner l’identification réelle des auteurs de l’appel du MCB au rassemblement. Ce sont les représentant des Commissions de wilaya issues de son 2e séminaire, des représentants de plusieurs associations culturelles ou civiles. La déclaration précise que le MCB "ne donne aucune signification politicienne quant au choix du lieu de rassemblement".

 

 
Année 1990 : Une déclaration signée "Étudiants réunis en A.G. de l’université de Tizi-Ouzou" qui se réclament partie prenante du MCB, critique sévèrement l’attitude du RCD vis-à-vis du rassemblement prévu pour le 25 janvier 1990. Ces étudiants se disent "profondément indignés par l’attitude malhonnête, criminelle et calculatrice du RCD". Ils appellent tous les militants sincères à "dénoncer énergiquement ce parti qui prétend détenir la paternité de la revendication tamazight". A trois jours du rassemblement prévu par le MCB à Alger ; le ministre délégué aux Universités annonce la création d’un département autonome de la langue et culture tamazight

 

 
Année 1990 : Un groupe de dix enseignants de la langue et militants du MCB (Abdennour Abdeslam, Arezki Graine, Hakim Saheb, Mourad Bounab, Amar Amireche et Khaled Bouredine) rendent public une déclaration intitulée "la raison et l’instinct". Dans cette déclaration, ils s’opposent et se démarquent de l’appel au rassemblement du 25 Janvier et appellent les militants à un maximum de vigilance. Ils se posent les questions suivantes : "Puisque l’institut est acquis, pourquoi ce rassemblement ? Aller au siège du gouvernement pour dire quoi ? Quel est l’objectif réel de ce rassemblement ? A qui profite ce rassemblement : est-ce à tamazight ou à des formations politiques ? Lesquelles ? Quelle est leur position (dans leur programme) sur tamazight ?".

 

 
Année 1990 : Des centaines de milliers de manifestants répondent à l’appel du MCB en prenant part au rassemblement devant l’APN (Assemblée Populaire Nationale) à Alger. Ils sont venus de plusieurs départements du pays, "infli­geant ainsi un cinglant démenti à ceux qui voulaient régionaliser le mouvement". Cette marche, prévue lors du deuxième séminaire du MCB (Commissions nationales) et dont le mot d’ordre était la réalisation d’un institut ou département de la Thamazight à Tizi-Ouzou, a confirmé l’enracinement du mou­vement berbériste au sein de la population alors qu’on pen­sait "que derrière les trois initiales se cachait un mouvement d’élites restreint à l’université". La réussite de la marche a malheureusement suscité, selon le rapport du MCB "des appétits politiques divers". côté du pouvoir d’abord, puis des forces politiques qui voulaient le récupérer et enfin de l’intérieur du mouvement, qui le plongent dans une crise dangereuse. La crise éclatera a grand jour le 20 avril 1990, au campus de Oued-Aïssi lors du gala de la commémoration du 10 e anniversaire du printemps berbère.

 

 
Année 1990 : première célébration officielle de Yennayer, le nouvel an berbère. Création des départements universitaires d'études berbères à Tizi-Ouzou et Bgayet.

 

 
Année 1990 : adoption par l'Assemblée d'une loi sur la généralisation de la langue arabe. 500.000 personnes défilent sous la bannière FFS contre l'intolérance et l'arabisation forcée.

 

 
Année 1990 : Le FIS remporte une large victoire aux élections municipales et régionales du 12 juin, premier scrutin libre depuis l’indépendance. Le général Khaled Nezzar est nommé ministre de la défense en juillet.

 

 
Année 1991 : La 1ere fois a Agadir les associations culturelles a revendication linguistique et culturelle Amazighes se sont réunis pour signer la charte d'Agadir. On peut parler de la naissance du mouvement nationale Amazigh au Maroc.

 

 
Année 1991 : Le mouvement associatif amazigh Marocain réunit a Agadir le 05 Août 1991 a élaboré une charte demandant la reconnaissance de Tamazight comme une langue nationale du Maroc et la reconnaissance des droits linguistiques de la majorité des Marocains.

 

 
Année 1991 : Le gouvernement arabe qui a pris le pouvoir sur l'Algérie lance la nouvelle loi no 05-91 sur la généralisation de l'utilisation de la langue arabe, promulguée le 16 janvier 1991 (adoptée le 27 décembre 1990)
Article 5
1) Tous les documents officiels, les rapports, et les procès-verbaux des administrations publiques, des institutions, des entreprises et des associations sont rédigés en langue arabe.
2) L’utilisation de toute langue étrangère dans les délibérations et débats des réunions officielles est interdite.
Article 6
1) Les actes sont rédigés exclusivement en langue arabe.
2) L’enregistrement et la publicité d’un acte sont interdits si cet acte est rédigé dans une langue autre que la langue arabe.


 

 
Année 1991 : création de la Région de Kidal de la region Touareg (8e Région du Mali) par l'ordonnance 91-039/P-CTSP.

 

 
Année 1991 : grève et marche en Kabylie pour la reconnaissance de la langue et de la culture tamazight.

 

 
Année 1991 : introduction de langue berbère dans un Journal Télévisé en Algérie.

 

 
Année 1991 : Le FIS appelle à une grève illimitée. Les affrontements entre forces de l’ordre et militants du FIS font des dizaines de morts. Le premier ministre Mouloud Hamrouche, démissionnaire, est remplacé par Sid Ahmed Ghozali le 5 juin. Les élections sont reportées. Abassi Madani et Ali Belhadj sont arrêtés le 30 juin.

 

 
Année 1991 : Le chef d'état algérien Boutefliqa déclare promulgue la Loi n° 91-05 du 16 janvier 1991 portant généralisation de l'utilisation de la langue arabe
Nous, président de la République, Promulguons la loi dont la teneur suit :
Article 1 er : La présente loi a pour objet de fixer les règles générales de l'utilisation, la promotion et la protection de la langue arabe dans les différents domaines de la vie nationale.
Article 2 : 1) La langue arabe est une composante de la personnalité nationale authentique et une constante de la nation.
2) Son usage traduit un aspect de souveraineté. Son utilisation est d'ordre public.
Article 3 : 1) Toutes les institutions doivent œuvrer à la promotion et à la protection de la langue arabe et veiller à sa pureté et à sa bonne utilisation.
2) Il est interdit de transcrire la langue arabe en caractères autres que les caractères arabes.
Article 6 : 1) Les actes sont rédigés exclusivement en langue arabe.
2) L'enregistrement et la publicité d'un acte sont interdits si cet acte est rédigé dans une langue autre que la langue arabe.
Cette loi a soulevé une révolte des populations Amazighes, mais comment a la coutume dans les pays du tiers monde la réponse c'est la répression

 

 
Année 1992 : Une tentative d'une association islamiste Attajdid walislah (ancêtre de Attajdid wal islah) de Mr Abdellah Ben Kirane pour créer un parti politique sous le nom de Hizbou Attajdid Alwatani mais les pouvoirs publiques marocains ont opposé un refus.

 

 
Année 1992 : La mouvance des femmes a lancé une pétition de 1 million de signature de soutien aux droits des femmes. La même année Hassan II a rencontré les représentants de la mouvance féminine.

 

 
Année 1992 : Une bonne partie de la mouvance de Abdellah ben kirane a rejoint un parti politique classique de Abdelkarim Khatib mais vers la fin redevenu son nom qui il voulait faire Attajdid.

 

 
Année 1992 : En Tunisie : Le statut de la langue n'est, dans les faits, proclamé que dans la Constitution de 1992 (modifiée en 2002). L'article 1 stipule ce qui suit: "La Tunisie est un État libre, indépendant, souverain; sa religion est l'Islam, sa langue l'arabe et son régime, la République". C'est à partir de cette seule disposition constitutionnelle que l'arabe classique est utilisé comme la langue officielle de l'État.

 

 
Année 1992 : La loi de généralisation de l'arabe est reportée sine die par le président Algérien Boudiaf.

 

 
Année 1992 : La loi portant généralisation de l'utilisation de la langue arabe en Algérie, qui a été promulguée le 16 janvier 1991, fut «gelée».

 

 
Année 1992 : marche de 300.000 personnes à Alger à l'appel d'Aït Ahmed pour la démocratie.

 

 
Année 1992 : Création du Haut Conseil à la Sécurité qui annule les résultats du premier tour des élections législatives remportées par le FIS. La Kabylie a votée massivement pour le RCD et le FFS.

 

 
Année 1992 : Boudiaf remplace le Président Benjedid forcé a démissionner pour arreter la monté des islamistes qui ont profité des éléctions pour arriver au pouvoir et qui ont déclaré l'abolution des elections aprés la fondation de l'état islamisque.

 

 
Année 1992 : Assassinat de Boudiaf à Annaba.

 

 
Année 1992 : Le président Bendjedid, soupçonné de complaisance envers le FIS, est contraint à la démission le 11 janvier et remplacé le 14 par un Haut Comité d’Etat (HCE), dirigé par Mohamed Boudiaf. Le second tour des élections est annulé. Les violences qui s’ensuivent font près de 70 morts. Le HCE proclame l’état d’urgence le 9 février et dissout le FIS le 4 mars. Le 29 juin, Mohamed Boudiaf est assassiné à Annaba. Le 26 août, un attentat à la bombe dans l’aérogare d’Alger, attribué aux islamistes, fait huit morts et une centaine de blessés.

 

 
Année 1992 : en Tunisie : Le statut de la langue n'est, dans les faits, proclamé que dans la Constitution de 1992 (modifiée en 2002). L'article 1 stipule ce qui suit: La Tunisie est un État libre, indépendant, souverain; sa religion est l'Islam, sa langue l'arabe et son régime, la République. C'est à partir de cette seule disposition constitutionnelle que l'arabe classique est utilisé comme la langue officielle de l'État.

 

 
Année 1992 : Le statut de la langue arabe en tunisie n'est, dans les faits, proclamé que dans la Constitution de 1992 (modifiée en 2002). L'article 1er stipule ce qui suit: Article 1er "La Tunisie est un État libre, indépendant, souverain; sa religion est l'islam, sa langue l'arabe et son régime, la République." C'est à partir de cette seule disposition constitutionnelle que l'arabe classique est utilisé comme la langue officielle de l'État.

 

 
Année 1993 : L’état d’urgence est prorogé pour une durée indéterminée le 7 février. On estime à 15 000 le nombre de personnes tuées en un an.

 

 
Année 1993 : Destruction de la trace Amazighe/berbere de Tunisie : le 5 juillet 1993 la loi no 93-64 du 5 juillet 1993 relative à la publication des textes au Journal officiel de la République tunisienne et à leur exécution, l'arabe est la seule langue utilisée lors des débats du Parlement, de la rédaction et de la promulgation des lois: Article 1er 1) Les lois, les décrets-lois, les décrets et les arrêtés sont publiés au Journal officiel de la République tunisienne en langue arabe. 2) Ils sont publiés également en une autre langue, et ce, uniquement à titre d'information. 3) Les avis juridiques et judiciaires sont publiés au Journal officiel de la République tunisienne, conformément à la législation en vigueur.

 

 
Année 1994 : Un boycott scolaire massivement suivi en Kabylie, une année blanche pour toute la Kabylie. La grève du cartable.

 

 
Année 1994 : En août 1994, Hassan II avait prononcé un discours par lequel il promettait l’enseigner des "dialectes berbères" dans les écoles marocaines. Ce discours est resté lettre morte.

 

 
Année 1994 : En 1994, lors de la commémoration du 1er mai à Goulmima (Sud Est marocain), des militants Amazighs ont défilé avec des banderoles écrites en tifinagh (alphabet Amazigh) revendiquant la reconnaissance officielle des langues et culture Amazighes. Deux jours plus tard, le 3 mai 1994, sept d’entre eux sont arrêtés sur ordre du gouverneur de la province. Après perquisition de leurs domiciles, sont jetés en prison. Ils devaient, en effet, répondre des chefs d’inculpation suivants : "atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat", "incitation au dépassement des institutions" et "atteinte à la Constitution". Le 9 mai 1994, ils sont présentés devant la Cour d’Errachida. Le collectif de 74 avocats qui s’est spontanément formé demande leur libération sous caution. La demande est refusée, le procès reporté au 17 mai 1994. Les sept détenus entament avec succès une grève de la faim afin que leur soit accordé le statut de prisonniers politiques. Le 17 mai, le procès a lieu. Durant l’instance, les détenus ont catégoriquement refusé de s’exprimer en arabe. Le verdict, prononcé le 27 mai, prononce trois peines de prison et de lourdes amendes. A la suite d’une mobilisation massive du mouvement berbère, des organisations des Droits de l’Homme, les trois détenus politiques ont été libérés le 3 juillet et amnistiés par la Grâce Royale. Seulement, à la suite de leur libération, les autorités administratives ne leur permettent plus d’exercer leurs métier d’enseignants et ce, bien qu’amnistiés.

 

 
Année 1994 : boycott de l'école en Kabylie décrété par le MCB, "grève du cartable"

 

 
Année 1994 : accords qui aboutiront à l'acceptation de la langue tamazight à l'école algérienne en septembre 1995.

 

 
Année 1994 : Le général Liamine Zeroual est nommé aux commandes de l’Etat par le HCE. Apparition des Groupes islamiques armés (GIA), dont se démarque l’ex-FIS.

 

 
Année 1995 : Creation du Congrès Mondial Amazigh (CMA) est une Organisation Internationale Non Gouvernementale (ONG) regroupant des associations socioculturelles et de développement amazighes de Tamazgha (Afrique du Nord), et de la diaspora. il est né de la volonté des Imazighen (berbères) de se doter d’une structure de coordination et de représentation à l’échelle internationale, indépendante des Etats et des partis politiques. Cette idée, vieille de plusieurs années, a été concrétisée les 1, 2, 3 septembre 1995 à St-Rome de Dolan (France) lors d’un pré-congrès qui a réuni une centaine de délégués d’associations amazighes, venus des pays de Tamazgha (Afrique du Nord), d’Europe et d’Amérique. Cette rencontre historique a donné naissance à une organisation internationale appelée Congrès Mondial Amazigh (CMA) dont le siège se trouve à Paris (France).

 

 
Année 1995 : Le gouvernement algérien engagea, en mars-avril 1995, des négociations avec certains leaders berbères. Un Haut-Commissariat à l'amazighité auprès de la présidence de la République fut créé par le décret du 28/05/1995.

 

 
Année 1995 : Le Haut-Commissariat à l'amazighité, ce nouvel organisme instauré par le «président de l'État», le 7 juin 1995, fut chargé notamment de prendre diverses initiatives et de formuler des propositions en matière d'enseignement de l'Amazigh. On pourrait croire que par ce geste les autorités ont enfin admis la légitimité des demandes des Amazighs, particulièrement au sujet de l’enseignement de cette langue. Toutefois, il ne faut pas oublier que la création du Haut-Commissariat à l'amazighité découle d’une mesure strictement politico-administrative et non d'une reconnaissance de jure, de nature constitutionnelle ou législative. Elle demeure donc fragile et surtout révocable.

 

 
Année 1995 : Dès la rentrée scolaire de 1995, le Haut-Commissariat algérien à l'amazighité avait pris plusieurs initiatives en faveur de l'enseignement de l'amazigh, dont des stages de formation d’enseignants et des cours de l'Amazigh dans plusieurs lycées. Mais les autorités algériennes ont continué à ignorer le l'Amazigh et ont refusé de reconnaître cette langue comme l'une des langues nationales du pays avec enseignement généralisé dans les régions berbérophones. Dans les faits, l'arabe reste la seule langue officielle, mais le berbère pourra être introduit comme langue d’enseignement dans certains établissements secondaires (les lycées) du pays.

 

 
Année 1995 : signature par le Président algérien du décret sur la création du HCA (Haut Commissariat à l'Amazighité).

 

 
Année 1995 : Les principales formations de l’opposition, islamistes compris, signent à Rome un « contrat national » appelant notamment à l’arrêt des violences. Le pouvoir rejette le texte. Le général Zeroual remporte l’élection présidentielle dès le premier tour, le 16 novembre, avec plus de 60 % des suffrages.

 

 
Année 1996 : L'état marocaine gagne un oui de toute la classe politique pour une constitution proposée par Hassan II, sauf celle de la mouvance Amazigh encore jeune. Un oui sans aucune concession de la part de l'état. Et l'opposition (USFP et Istiqlal) ont accepté l'offre de gouvernance proposée par à l'offre de 1994. L'une des raisons les plus probables est que la mouvance islamiste représente un danger sur l'opposition socialiste traditionnelle. la grandeur de cette mouvance est aussi dramatisée par l'état pour faire peur à l'ex-opposition.

 

 
Année 1996 : Le Conseil national de transition (CNT), l’assemblée législative algérienne désignée, votait à l’unanimité une loi sur la "généralisation de l’utilisation de la langue arabe". Elle stipule notamment qu’à la date du 5 juillet 1998 (et en l’an 2000 pour l’enseignement supérieur)" les administrations publiques, les institutions, les entreprises et les associations, quelle que soit leur nature, sont tenues d’utiliser la seule langue arabe dans l’ensemble de leurs activités telles que la communication, la gestion administrative, financière, technique et artistique". Et de préciser : "L’utilisation de toute langue étrangère dans les délibérations et débats des réunions officielles est interdite (1)". noter bien ici à quel point on ne cite même pas l’Amazigh la langue maternelle des Algériens.

 

 
Année 1996 : Le Conseil national de transition (CNT), l’assemblée législative algérienne désignée, votait à l’unanimité une loi sur la " généralisation de l’utilisation de la langue arabe". Elle stipule notamment qu’à la date du 5 juillet 1998 (et en l’an 2000 pour l’enseignement supérieur) " les administrations publiques, les institutions, les entreprises et les associations, quelle que soit leur nature, sont tenues d’utiliser la seule langue arabe dans l’ensemble de leurs activités telles que la communication, la gestion administrative, financière, technique et artistique". Et de préciser : "L’utilisation de toute langue étrangère dans les délibérations et débats des réunions officielles est interdite (1)"

 

 
Année 1996 : Le Conseil national de transition (assemblée désignée) adopte une loi de généralisation de l'arabe qui reprend et amende celle de 1990.

 

 
Année 1996 : L'Algérie se dote d'une nouvelle Constitution confirmant l'arabe comme seule langue nationale et officielle, mais reconnaissant l'amazighité (l'identité berbère) comme l'une des trois composantes fondamentales de l'identité nationale, à côté de l'arabité et de l'islamité.

 

 
Année 1996 : « Ceci est un complot colonial (en parlant du congres mondial Amazigh), la defense de la langue Amazigh est un pure complot coloniale » (Maamer Qadhafi en parlant de Tamazight)

 

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