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Histoire d'Afrique du Nord revisitée
Une des façons -pour mieux comprendre l’histoire- est de la lire à grande échelle dans le temps et dans le contexte avoisinant. Ici le cas de Tamazgha (Afrique du Nord) en dates clés :

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Année 675 : Aksel (Kusila comme le nomme les arabes) était le chef de la puissante tribu des Awraba qui occupait toute une partie des Aurès en Algérie jusqu'à Fés au Maroc. Il avait d' abord combattu les Arabes, mais battu à la bataille d'Al Alurit, aux sources de Tlemcen, il fit sa soumission et se convertit à l'Islam (675). Il réussit à gagner la confiance du chef musulman Abû al Muhadjîr Dinâr et devint même l'un de ses proches collaborateurs. Aksel : son nom est orthographié de différentes façons par les auteurs musulmans : Kosayla, Qosayla, Kusila. On l'a rapproché du nom latin Caecilianus, Cécilien, prononcé Kekilianus et entendu par les arabes Kacilia. C'est une hypothèse vraisemblable quand on sait que Kusila était chrétien, mais son nom peut aussi provenir de l’amazigh. Les dialectes amazighs de l'Aurès, dont était issu Kusila, connaissent encore une racine KSL dont dérive aksil, le nom du guépard. Un autre nom amazigh du guépard, aghilas / ghilas, est bien employé comme nom propre au mont Chenoua, à l'ouest d'Alger.

 

 
Année 680 : Le Calife arabe Yazid prend la succession de son père Muawiya, et en même temps du coté Chiite, le Calife Hussein prend la succession de son père Ali.

 

 
Année 681 : Le chef arabe Oqba, ayant été réintégré dans ses fonctions, poussa la conquête bien au-delà. Il parcourt l'Afrique du nord entière, traverse le Maghreb en le pilant de la région de Tanger à la vallée de Sous. La tradition veut qu’il ait fait entré son cheval dans les flots de l'Atlantique, regrettant de ne pouvoir porter plus loin la vérité. Au retour de cette vaste randonnée, productrice de Butin et d'esclaves Oqba subit l'attaque d'une coalition soulevée par Akcel, le chef amazigh, qu il avait gravement humilié, et il est tué devant Tahouda non loin de Biskra la ville et son sa tombe est nommé aujourd’hui Sidi Oqba. Le chef Akcel est vainqueur du héros musulman.

 

 
Année 681 : Les Omayyades assassinent Hussein fils de l’Imam musulman Ali à la ville Irakienne Karbala. Cette date va influencer le reste de l’histoire de Tamazgha.

 

 
Année 681 : En 681, Le Chef arabe 'Uqba Ibn Nafi'ê, le fameux conquérant de Tamazgha (l'Afrique du nord), rappelé quelques années plus tôt en Orient, revint au Maghreb. Il se vengea de son successeur Abû Dinâr et traita avec dureté le chef amazigh Aksel (Kusila) qui était pourtant musulman. Il le fit couvrir de chaînes et le traîna comme un trophée vivant dans sa chevauchée à travers Tamazgha. "Parmi les traits insultants qu'il se permit envers lui, on raconte le suivant : il venait de recevoir des moutons et, voulant en faire égorger un, il ordonna à Kusila de l'écorcher" " Que Dieu dirige l'émir vers le bien ! dit le chef amazigh. J'ai ici mes jeunes gens et mes serviteurs qui pourront m'éviter cette peine. " 'Uqba y répondit par des paroles offensantes et lui ordonna de sortir : Aksel (Kusila) se retira avec colère et ayant égorgé le mouton, il essuya sa main encore sanglante sur sa barbe. Quelques Arabes s'approchèrent alors et lui dirent : "Que fais-tu amazigh ?" A quoi répondit : "Cela est bon pour les poils" Mais vieillard d'entre les Arabes passa et s'écria : " Ce n'est pas pour cela, c'est une menace que ce amazigh vous fait !" Alors, Abû Muhadjîr Dinâr S'adressa à 'Uqba et lui dit : "Que viens-tu de faire ! Voilà un homme des plus distingués parmi son peuple, un homme qui était encore polythéiste il y a peu de temps et tu prends à tâche de faire la rancune dans son cœur ! Je te conseille maintenant de lui faire lier les mains derrière le dos, autrement tu seras victime de sa perfidie. " " (D'après l’historien arabe al Nuwayrî.) Aksel (Kusila) réussit, en effet, à s'enfuir et à rejoindre ses hommes. Il abjura l'Islam et, il reprit, à la tête d'une grande armée, guerre contre les Arabes.

 

 
Année 682 : Le Chef Amazigh Aksel surprit le chef arabe 'Uqba près de Tehuda, non loin de Biskra et, après une terrible bataille, il le tua ainsi que la plupart de ses hommes (682). Aksel marcha alors sur Kairouan, la place forte des arabes et l'enleva. Il berbérisa son nom en Taqirwant et en fit sa capitale. Il se fit couronner et régna pendant cinq ans, de 682 à 688. Son autorité fut reconnue par tout le monde et, de l'avis même des auteurs musulmans, il traita avec justice ses sujets amazighs et Arabes et laissa ces derniers pratiquer librement leur religion. Cependant, Kusila ne réussit ni à regrouper les amazighs ni à créer un État.

 

 
Année 683 : Le chef amazigh Akcel est vainqueur du chef arabe Oqba, entre à Kairouan et annexe Kairouan a son royaume amazigh. Il en sera mettre. Il régnera sur les amazighs et les arabes installés dans la ville de Kairouan et le pays d'alentour. Il leur a reconnu le droit d'y vivre en conservant leur religion musulmane. Il n'est pas évident que lui même ait abandonné l'Islam auquel Abou'l mohajir l'avait converti. En même temps en Orient Constantin IV tient en échec les armées musulmanes et contraint le Calife Omayyade à lui livrer un tribut annuel d'argent.

 

 
Année 683 : Oqba Ben Nafii, l'envahisseur arabe est mort lui et son armée dans une grande bataille par le roi Amazigh Akcel

 

 
Année 686 : Une expédition arabe conduite par Zohair Ben Qais entre en kairaouane la capitale de Tamazgha.

 

 
Année 688 : En 688, le calife 'Abd al Malek envoya des renforts avec, pour mission de reprendre Kairouan. Zuhayr Ibn Qays, ancien compagnon de 'Uqba, marcha sur Aksel (Kusila). Celui-ci, devant l'importance des forces ennemies, se replia, appelant à l'aide les tribus de l'Aurès et les Byzantins, mais il ne reçut pas les renforts attendus. A la fin, les Arabes, plus nombreux, remportèrent la victoire. Aksel fut tué et les amazighs qui avaient échappé au massacre furent dispersés. Ainsi prit fin la résistance d’Aksel. Mais quelques années après, les Aurès s'enflammèrent de nouveau, avec cette fois-ci, une femme à la tête de la résistance : Diyya (Dayhia) fille de Matiya U-Tifan ou Kahina comme elle nommée par les arabes.

 

 
Année 688 : Contre-offensive arabe, mort de Akcel (Kusayla) au combat.

 

 
Année 689 : En 698, le chef arabe H'asân ben Nu'mân revint avec des renforts, il dispersa les troupes de Dihiya et s'empara de Carthage. Le général arabe sema la discorde parmi les Amazighs, poussant une partie d'entre eux à abandonner la vieille reine amazighe Dihiya (âgé de 100 ans). Celle-ci, loin de se décourager, continua la lutte avec les hommes qui lui restaient fidèles. Sentant la fin approcher et voulant sauvegarder l'avenir, elle recommanda à ses fils de se convertir à l'Islam et de changer de camp. L'historien arabe Ibn al Hakîm rapporte qu'elle s'adressa en ces termes à Khalîd ibn Yâzid : "Je vais périr et je te recommande de t'occuper de ton mieux de tes deux frères que voici. Je crains, répondit Khâlid que si tu dis vrai, ils ne puissent échapper à la mort. Pars, assure- toi de la vie de mes fils !"
Elle ne savait pas qu'en ce moment là, Khâlid allait la trahir. Alors qu'elle s'apprêtait à livrer de nouveau combat, il avait averti H'asân de ses positions, en lui envoyant un message dissimulé dans du pain. Le combat eut lieu au pied des Aurès. La rêne amazighe Dihiya, sur le point d'être battue, tenta de se réfugier dans une citadelle byzantine de la région de Biskra mais son adversaire la talonna et la poussa plus avant. La dernière bataille se serait déroulée à Tarfa, une localité à une cinquantaine de kilomètres au nord de Tobna. Selon la tradition, Dihiya (Kahina) fut tuée devant un puits qui porte depuis son nom: Bîr al Kahîna, le puits de la Kahina. Sa tête fut tranchée et envoyée comme trophée de guerre au calife.

 

 
Année 697 : l'empereur Leontios reprend Carthage

 

 
Année 698 : La prise de Carthage par les Arabes en 698 et la fondation de Tunis.

 

 
Année 698 : Les Byzantins sont mis en déroutent. Les Arabes fondent Tunis. Dyhia reine des Aurès ne compte plus que sur ses propres force et parvient à écraser l'armée du gouverneur de l'Iffriqya sur les bords de la Miskiyanan (près de Tébessa) puis à rejetter les Arabes en Tripolaine.

 

 
Année 700 : la mort de la rêne Amazighe Dihia, symbole de la résistance.

 

 
Année 702 : Contre offensive d'El Noman qui tire profit de la politique de la terre brûlée instaurée par la reine Amazighe.

 

 
Année 710 : La dernière invasion arabe sur Tamazgha (la berbérie).

 

 
Année 711 : Conquête de l'Espagne par l'Amazigh Tarik Ait Zyad (solda des arabes)

 

 
Année 711 : Les Arabes sont maîtres de l’ensemble du Maghreb, qui devient une province omeyyade. Les populations se convertissent à l’islam.

 

 
Année 740 : Peu après la conversion forcée à l'islam, les Amazighs révoltent et c'est le deviennent kharedjite Ibadite en Afrique du Nord Centrale et en Ifriqya.

 

 
Année 742 : Révolte kharijite contre le pouvoir central.

 

 
Année 744 : Barghwata fut une république Amazighe fondé en 744 dans la région de Tamesna (l'actuel Rabat – Salé du Maroc) par Tarif ben Chimon un Amazigh de la région qui se proclama prophète et créa une nouvelle doctrine religieuse qui s'inspire un peu de l'islam. Malgré plusieurs théories, l'origine du mot Barghwata demeure toujours inconnu.

 

 
Année 745 : A Tamazgha centrale, la plus puissante tribu Amazighe était des Ait Ifren après avoir servi la Tihya. En 745, ces derniers choisissent le dogme sufrite (kharidjite) et désignent Abou Qurra comme calife. Ce dernier sera à la tête d'une armée composée de 350 000 cavaliers Amazighs. Il reprend le Tamazgha aux deux puissantes dynasties arabes(les Omeyades et les Abbassides), revient à Tlemcen après que Yazid- Ibn- Haten a brisé la coalition Amazighe. Le premier conflit important Amazigh au VIIIe survient alors, raconté par Ibn Khaldoun, historien du XIVe siècle. Les Ait Ifren avaient 40 000 cavaliers dans cette guerre.

 

 
Année 750 : Le clash entre les deux dynasties Omeyyades et Abbassides au moyen orient se termine par la victoire des Abbassides.

 

 
Année 757 : Les Maknasa, tribu amazighe Zénètes de la secte Sofrite (les kharedjites qui ne reconnaient pas l'autorité des Omayyades arabes) fondent le royaume de Sidjilmassa, à l'orée du désert maîtres des Oasis et des routes caravanières.

 

 
Année 758 : Prise de Kairouan par les Ibadites.

 

 
Année 765 : Fondation de la ville de Tahert (Tiaret), capitale de la dynastie Rostémide par l'imam Ibn Rostam. Thahert devient la capitale des Ibadites.

 

 
Année 767 : De 767 à 776, les kharidjites Amazighs sous le commandement d’Abou Qurra s’emparent de tout le territoire, mais ils se retirent finalement dans leur royaume de Tlemcen, après avoir tué Omar ibn Hafs, surnommé Hezarmerd, dirigeant de la Tunisie à cette époque.

 

 
Année 786 : Hussein fils d'Ali Ben Abi Taleb (l’Imama musulman et compagnant du prophète Mahomet) voulant profiter d'un fléchissement du pouvoir Abbasside pour une nouvelle tentative. Sachant que le droit de Calife de son père a été frustré par les Omayyades (descendent du Othman 4eme Calife musulmane). Au mois de Mai, Hussein se révolte contre le Calife Omayyade El Hadj. Il s'empare de Médine et prend direction de la Mecque, mais là il se heurte a une armée du Calife Abbasside venu de Baghdad qui l'a assassiné à la sortie de la ville sainte. Toute la famille de Ali a été massacrée ainsi que son équipe. Les quelques un des survivants en prient la route en cachette vers Tamazgha (Afrique du Nord), a savoir Idriss premier, Abou Abdellah et Obeid allah qui sont tous des imams chiites dont un d'eux Obeid allah peut être le prophète Mehdi attendu.

 

 
Année 788 : Juste avant cette date les tribus amazighes d'Awraba venaient de Baghdada dont le cadre de la visite annuelle au Calife arabe musulman Abbasside tout en lui offrant des butins des jolies filles amazighes. Mais cette année il va se passer quelque chose de nouveau, dans la ville de Baghdad ils (les amazighs) attendent jusqu a 3 mois tours a ce que la Calife accepte leur visite, étant fatigués et humiliés ils décident d'écrire leur fameuse lettre de protestation au Calife arabe et ils reviennent avec leurs filles et butins. C'est le début des mauvaises relations entre Awraba et le Calife arabe Abbasside. Cette année 788 il arrive chez eux un Imam arabe Chiite appelé Idriss avec son affranchit appelé Rachid. Il faut noter ici, que c’est déjà deux ans que Idriss est recherché par les abbassides car leur chef Hussein (fils de Ali) a amorcé une révolution à Medine en arabie. De leur cotés les amazighs d’Awraba (Entre Tamazgha occidentale et centrale) c'est l’occasion d'avoir un autre Chérif chez eux et de ne plus être obligés d'allez transporter le butin jusqu'au moyen orient chaque année comme l'exige la religion musulmane. Ils ont ainsi mis l’Imama arabe Idriss sur le trône de Awraba à Volubilis là où réside leurs chefs de tribus. C’etait un pur hasard pour imazighen mais en réalité c’est Idriss qui a bien fait ces calcules après voir etre informé que les Amazighs sont en mauvaise relation avec les Abassides de Bagdad suite au scandale de l’année 786. Bref, c’est Idriss premier et c'est le début d'un grand virage dans l’histoire de Tamazgha.

 

 
Année 789 : Idriss I avec la tribu Awraba marchaient contre Tlemcen et s'en empare. Quels sont les objectifs de cette offensive ?
Il faut bien noter qu’après l’assassinat de Hussein (fils de Ali) ses compagnons chiites se sont enfuis à Tamazgha, à savoir :
le premier : Idriss I à l’actuel Maroc (exactement à la tribu awraba).
le deuxième : Abou Abdellah à l’actuel Algérie ( exactement en Kabylie) qui fonda par la suite l’empire Fatimide.
Le troisième : Obeid Allah a Sidjilmassa, alors que ce dernier est emprisonné par les amazighs Touaregs. Alors qu’il était le plus désigné pour être le prophète Mehdi attendu. Idriss I est donc obligé d’organiser cette offensive pour libérer son ami.

 

 
Année 789 : 3 ans après la mort de Hussein fils de Ali Ben Abi Taleb, Idriss un imam chiite oncle de Hussein s'enfuie à Tamazgha avec son affranchi Rachid.

 

 
Année 790 : Solaymane le frère du chef arabe Idriss I arrivait à Tamazgha occidentale (l’actuel Maroc) chez son frère qui l'a désigné gouverneur de Tlemcen. C’est le début d’une transition du pouvoir en Afrique du Nord : les chefs arabes prennent le pouvoir aux amazighs au fur et a mesure au nom d’Allah.

 

 
Année 790 : Extension de l'Etat Rostémide jusqu'à Ouargla. Unification des tribus amazighes ibadites.

 

 
Année 791 : Idriss I est mort empoisonné dit-on par un émissaire des Abbassides venu du moyen orient et enterré à volubilis. Certains historiens rapportent que sa concubine Amazigh Kenza met au monde un enfant que les Amazighs ont appelé Idriss II mais 14 mois après la mort de son père. Ce que les arabes d'orient ont contesté pour dire que ce n'est pas un chérif et par conséquent il ne peut pas être Calife. Mais les Amazighs d'Awraba qui ne veulent plus porter le butin et les filles jusqu'a Baghdad au calife chaque année ont mis les mais et les pieds pour que Idriss II soit un Cherif. Ils ont par conséquent apporté la théorie de "Rragued" (l'enfant qui dort dans le ventre de sa mère pendant quelques mois après les neufs mois, autrement la croissance du bébé s'arrête dans le temps) mystère de dieu. D'ailleurs depuis cette date cette notion est tres connu dans chez les vieux d’Afrique du Nord.

 

 
Année 800 : En 800, le calife abbasside Haroun ar-Rachid délègue son pouvoir en Ifriqiya à l’émir Ibrahim ibn Al-Aghlab et lui donne le droit de transmettre ses fonctions par voie héréditaire. Al-Aghlab établit la dynastie des Aghlabides, qui règne durant un siècle sur le Maghreb central et oriental. Le territoire bénéficie d’une indépendance formelle tout en reconnaissant la souveraineté abbasside. La Tunisie devient un foyer culturel important avec le rayonnement de Kairouan et de sa Grande mosquée, un centre intellectuel de haute renommée. À la fin du règne de Ziadet Allah Ier (817-838), Tunis devient la capitale de l’émirat jusqu’en 909.

 

 
Année 805 : Idris II, élevé par le fidèle Rachid, l'affranchi de son père, est appelé à régner sur les tribus Amazighs et avec l'aide de leurs chefs notamment les Awraba. Ce jeune arabe est un peu perdu au milieu de ses sujets à demi barbares, il commence a accueillir les gens de sa race qui viennent le rejoindre en Maghreb. En 805, il en arrive cinq cents, attirés par le prestige du descendant du prophète et l'espoir de faire fortune dans un pays neuf. Idris II les reçoit et s'en entoure, en écartant peu à peu les Amazighs aux quels il doit son trône, et qui ressentent douloureusement cet oubli des services passés. "Il a maintenant une cour exclusivement arabe avec un vizir, un secrétaire, un cadi, choisis parmi les plus distingués des nouveaux arabes arrivants" (E, Levi-Provençal, loc p44), C'est sur les ordres de son ministre Amazigh Omar Ben Moss'ab que Idris II a quitté la ville.

 

 
Année 807 : Idriss fit mourir Ishaq ben Massoud le chef Amazigh des Awraba, qui est aussi son ministre.

 

 
Année 808 : Apres la mort de Idris I son fils et successeur Idris II a reconstruit la mosquée de Tlemcen et a remis Mohammad le fils de Solaymane comme gouverneur de Tlemcen après la mort de Solaymane.

 

 
Année 809 : Idris II fonde la ville de Fès alors que son père Idris I, arrière petit fils de Ali et de Fatima s'était établi à volubilis.

 

 
Année 811 : Idris II a qui son entourage arabe a pu causer quelque désillusions et qui reconnaît l'utilité des Amazighs, adopte à l'égard de ces derniers une politique nouvelle vers 811, nous dit Ibn Khaldoune : "il confia aux Awraba, soutiens de sa cause, les dignités les plus élevées de l'empire" Désormais les Amazighs auront leur part à coté des Arabes dont le gouvernement comme ils l'ont dans l'armée. Ils continuent à vivre dans la médina de la rive droite. Idris II avec son entourage occupe la rive gauche de Fès. Mais en 814 un élément important vient dézamazigher la ville.

 

 
Année 814 : Les Omayyades chassés d'Espagne (la période du Calife El Hakem) 800.000 familles dit-on des arabes Andalous arrivent au Maroc. Idris II leur permit de s'installer dans la rive droite de Fès et c'est ainsi commence l'arabisation de la ville. La ville de rendez-vous d'Immigrés Arabes.

 

 
Année 828 : Le fils aîné Mohammad de Idris II a son arrivé au pouvoir en 828 après la mort de son père, prend une décision qui porte en germe la ruine de l'œuvre paternelle. Il partage entre ses frères le royaume dont il vient d'hériter, se réservant pour lui-même Fès et c'est la fin de la famille Idrisside au Maroc.

 

 
Année 875 : On trouve les descendants de Mohammad fils de Solaymane comme gouverneur sur toutes les villes de la cote atlantique, d'après l'historien El Bekti; mais ils n'ont aucune force armée hors celle dont les appuyait l'adhésion bénévole des tribus Amazighs. Nous imaginons leur autorité presque uniquement morale et comparable a celle des marabouts. (Georges Marcel)

 

 
Année 881 : Révolte des Tribus Amazighes du Mzab contre les gouverneurs arabes. cette révole va durer jusqu'à 888

 

 
Année 893 : Ce fut un jour à la Mecque dans le mois du pélrinage de l'an 280-281 Hejir, quelques notables de la tribu des Ketama (petite Kabylie) virent un homme du Yemen venir s'asseoir à coté d'eux. On se met à causer. Le Yeministe, qui se nomait Abou Abdellah, était disert et instruit, il eut tout fait pour séduire les Amazighs Maghrébins qui répondirent obligeamment à ces questions sur la région qu'ils habitaient, sur leurs croyances et l'indépendance dont ils jouissaient vis-à-vis des Emirs de Kairaouane. Il leur demande de l'emmener, au moins jusqu'en Egypte, où il disait vouloir se rendre. Or cette rencontre n'était pas fortuite, Abou Abdellah était un daï (daaiyya), un missionnaire chiite, qui possédait d'ailleurs déjà des renseignements sur le pays des Ketama et le considérait comme une terre favorable au succès de sa cause. L'événement devait répondre à son entente. Abou Abdellah installé dans la petite Kabylie fit de sa petite citadelle d'Ikjan une métropole au chiisme, enseigna aux Amazighs petit a petit la devise de l'obéissance en quelques années il envoie l'armée Amazigh et détruit le royaume des Aghlabides. (Et c'est les futur Fatimides).

 

 
Année 909 : les Amazighs de Ketama (petite Kabylie) qui font parti de Sanhadja après avoir reçu un missionnaire qui a fuit les sunnites après l'assassinat de Hussein (fils d'Ali) appelé Abou Abdellah, chiite, commencent a faire une expansion a partir de la petite Kabylie vers l'Est et l'Ouest. En 909 ils arrivent à Kairouan. et c'est les futur Fatimides.

 

 
Année 909 : Le daï arabe Abou Abdellah et les Amazighs de Ketama entrent en Kairouan en 909 et la dynastie des Fatimides commence. Pour réaliser son rêve il a fait une incursion au Sud au royaume de Sijilmassa ou son ami arabe Obeid Allah (un autre chiite daïi) est en prison par les Sijilmassi. A la guerre à Sijilmassa, il a échoué, mais il est arrivé à libérer son ami Obeid Allah, qui par la suite va l'assassiner et Obeid Allah devient l'imam des Amazighs.

 

 
Année 909 : Chute de l'Etat Rostémide.

 

 
Année 909 : En décembre 909, Ubayd Allah al-Mahdi se proclame calife et fonde la dynastie des Fatimides, qui déclare usurpateurs les califes omeyyades et abbassides ralliés au sunnisme. L’État fatimide s’impose progressivement sur toute l’Afrique du Nord en contrôlant les routes caravanières et le commerce avec l’Afrique subsaharienne.

 

 
Année 910 : Déburt de l'Etat fatimide.

 

 
Année 911 : Destruction du royaume berbère de Tahert (région d’Oran) par les armées fatimides.

 

 
Année 915 : L'Imam chiite arabe Obeid Allah qui se considère le Mahdi, une fois qu’il a assassiné son ami Abou Abdellah, il fonda la ville d'El Mahdia, sa future résidence qui assure au moins le sort de son fils El Qaim puis a lui aussi son fils El Mansour qui a son tour laissa le trône à son fils El Moizz. La fondation de la ville El Mahdia et le refus de l'Imam Obeid Allah la ville de Kairouan et de sa mosquée de Oqba, a plus qu'une signification car pour Obeid Allah (le chiite) le sunnite Oqba est un mauvais musulman et voir même un Kafir puisqu il fait parti des Omayyades qui ont tué l'Imam Ali (le compagnon du prophète Mahomet).

 

 
Année 921 : Un ordre de chef arabe Obeida Allah (le fatimide) aux pèlerins de Tamazgha en direction de la Mecque, de prendre à l'exclusion de tout autre route, celle qui passait par la nouvelle ville Mahdia pour payer l'impôt. On imagine le mécontentement que devait susciter pour Imazighen un impôt plus un détour fatiguant et coûteux et entravait la libre pratique du Pèlerinage. En plus de ça, les historiens même arabes rapportent que tout ce qui prient après la prière du vendredi pour les Imams sunnites Abou Baker,Omar ben Khettab, Othman on lui coupe la longue. C'est le début de la dissidence des Amazighs.

 

 
Année 925 : H'a Mîm est un "prophète" Amazigh qui détient une révélation en Amazigh et fonda une religion propre. Selon les sources arabes, il avait pour surnom Muh'ammad (il aurait donc eu un fils nommé ainsi) son père s'appelait Abû Khalaf Mann Allah. Quant au curieux nom de H'a Mîm, il est tiré du Coran, plus exactement des deux le mystérieuses, H. M., qui figurent à la tête de certaines sourates. H'a Mîm appartenait à la grande tribu Amazigh des Ghomara et c'est dans cette tribu, plus exactement dans les environs de Tétouan, au Maroc, commença à prêcher vers 925. On ne connaît pas grand chose de la vie de H'a Mîm ni de sa religion. H'a Mîm se disait envoyé par Dieu pour réformer la religion musulmane que les Arabes avaient altérée. Il composa, en Amazigh, un Coran où figure notamment, d'après Al-Bekrî, la profession de foi suivante : "Il n 'y a de Dieu que Dieu...Je crois en H'a Mîm, en Abû Khalaf et en Tangit". Les quelques renseignements dont nous disposons proviennent essentiellement de l'historien arabe AI Bekri, un auteur sunnite qui ne cache pas son hostilité à l'hérésie et qui, par conséquent, n'est pas objectif.

 

 
Année 927 : Un 2eme prophète Amazigh Hâ-mim fils de Menn Allah dans le Rif Marocain a eu de dieu une religion monothéiste qui ressemble a celle des Burghwatas : le poisson et les œufs sont des nourritures prohibées, mais la chair du porc est permise. Dieu lui a envoyé un livre sacré en langue Amazigh dont lequel les heures de prière et les jours de jeune sont différents de celle du coran des musulmans arabes. Hâ-mim fut tué en 927 dans une rencontre avec les troupes envoyées de Cordoue par le Calife Omeyyade. Tamazgha manifeste via Hâ-mim et la religion des Burghwatas le pôle de résistance à l'orientalisation et à l'arabisation.

 

 
Année 931 : La religion du prophète Amazigh H’AMIM souleva l'hostilité des musulmans orthodoxes, arabes et berbères, qui la combattirent. H'a Mîm mourut d'ailleurs au cours d'un combat, en 928 ou 931. Sa religion lui survécut jusqu'au 11ème siècle, date à laquelle ses adeptes furent convertis de force à l'orthodoxie par les Amazighs Almoravides.

 

 
Année 936 : Abou Lyazid, ou l'homme à l'âne avait mené une compagne contre les Fatimides et toutes les tributs Amazighs révoltent sur les Fatimides et le chiisme en général.

 

 
Année 936 : Fondation de la ville d'Achir, capitale de la dynastie Amazighe Ziride.

 

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