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Histoire d'Afrique du Nord revisitée

Une des façons -pour mieux comprendre l’histoire- est de la lire à grande échelle dans le temps et dans le contexte avoisinant. Ici le cas de Tamazgha (Afrique du Nord) en dates clés :
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Année 1967 : Fondation de l'Acamédie Berbère à Paris.

 

 
Année 1967 : L’armée française quitte les bases de Reggane et Bechar en mai. En juin, l’Algérie rompt ses relations diplomatiques avec les Etats- Unis à la suite de la guerre de six jours entre Israël et les armées arabes. Coup d’Etat avorté contre Boumediène en décembre.

 

 
Année 1968 : Le second président algérien, Houari Boumedienne (1965-1979), s’engage dans une action plus radicale. Par un décret de 1968, il impose l’arabisation de la fonction publique : dans un délai de trois ans, les fonctionnaires devront apprendre suffisamment d’arabe pour travailler dans cette langue. La majorité d’entre eux n’y parviendront pas, mais les arabisants verront s’ouvrir à eux, dans le même temps, les portes de la fonction publique. Il en ira de même dans l’enseignement, dont l’arabisation est intensifiée, à partir de 1970.

 

 
Année 1968 : Mise en route du processus formel d'arabisation de la fonction publique en Algérie.

 

 
Année 1968 : Houari Boumediene signe une ordonnance rendant obligatoire pour les fonctionnaires et assimilés de nationalité algérienne d’origine, "la connaissance suffisante de la langue nationale" au moment de leur recrutement. Création du premier cercle culturel berbère à la cité universitaire de Ben-Aknoun (Alger). Ses activités sont axées sur le renouveau culturel : théâtre, émissions radio¬phoniques, cours de berbère animés par Mouloud Mammeri, cycles de conférences, premiers galas de la chanson kabyle, bibliothèque, création de journaux parmi lesquels la première revue berbère ’’Taftilt". Mohamed Sedik Benyahia, ministre de l’information, organise une conférence où il reçoit une pétition de protestation lancée par des étudiants berbérophones contre la "destruction de la radio kabyle".

 

 
Année 1968 : Les mesures d’économie prises par le pouvoir français ont progressivement réduit la chaîne kabyle de Radio-Paris à sa plus simple expression puisqu’en 1967168 elle ne disposait que de 15 mn d’émission quotidienne sur la même longueur d’onde que la chaîne arabe. Néanmoins, on y passait souvent Slimane Azem. L’animateur de cette chaîne, Hamid, a même assuré en quelque sorte une certaine publicité à la récente "Académie berbère" dont il était membre.

 

 
Année 1968 : Le gouvernement arabe qui a pris le pouvoir sur l'Algérie décrète l'ordonnance du 26 avril 1968 sur la connaissance obligatoire de l'arabe pour les fonctionnaires.

 

 
Année 1968 : Houari Boumediene signe une ordonnance rendant obligatoire pour les fonctionnaires et assimilés de nationalité algérienne d'origine, "la connaissance suffisante de la langue nationale" au moment de leur recrutement.
Création du premier cercle culturel berbère à la cité universitaire de Ben-Aknoun (Alger). Ses activités sont axées sur le renouveau culturel : théâtre, émissions radio¬phoniques, cours de berbère animés par Mouloud Mammeri, cycles de conférences, premiers galas de la chanson kabyle, bibliothèque, création de journaux parmi lesquels la première revue berbère ''Taftilt".
Mohamed Sedik Benyahia, ministre de l'information, organise une conférence où il reçoit une pétition de protestation lancée par des étudiants berbérophones contre la "destruction de la radio kabyle".

 

 
Année 1969 : Saïd Hanouz et Mohand Arab Bessaoud déclarent à la Préfecture de police de Paris la création de l’Académie "Agraw Imazighen". Son but est l’étude et la sauvegarde de la culture berbère. Elle diffuse un journal mensuel "Imazighen". En réalité cette Académie n’est que l’ABERC qui a changé de nom.

 

 
Année 1969 : A l’ouverture du premier Festival culturel panafricain à Alger, le président Houari Boumediene dans son discours rappelle aux Africains que "longtemps contraints de nous taire ou de parler la langue du colonisateur, c’était un devoir essentiel et premier que de retrouver nos langues nationales, les mots hérités de nos pères et appris dès l’enfance." Il reconnaît "qu’il n’y a pas de langue qui, au départ, soit plus apte qu’une autre à être le support de la science et du savoir..." Le pouvoir de Boumediene interdit à la chanteuse et romancière berbérophone Taos Amrouche ainsi qu’à d’autres chanteurs berbérophones de représenter l’Algérie à ce même festival. Amère, Taos Amrouche écrira une tribune "en marge du festival" dans le journal le Monde (ce qui vaudra à celui-ci avec les articles sur le procès de Krim Belkacem, près d’une année d’interdiction !). Néanmoins, Taos Amrouche se produira au moins une fois à la fin juin 69 à la Cité Universitaire de Ben Aknoun grâce à l’invitation du "cercle d’études berbères" qui y fonctionna avec plus ou moins de bonheur entre 68 et 70, appuyé par le comité de gestion de la cité.
Crédits : © Extraits de "Chronologie du mouvement berbère, un combat et des hommes" de Ali Guenoun paru aux éditions Casbah Alger, 1999

 

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