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Histoire d'Afrique du Nord revisitée

Une des façons -pour mieux comprendre l’histoire- est de la lire à grande échelle dans le temps et dans le contexte avoisinant. Ici le cas de Tamazgha (Afrique du Nord) en dates clés :
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Année 1969 : Saïd Hanouz et Mohand Arab Bessaoud déclarent à la Préfecture de police de Paris la création de l'Académie "Agraw Imazighen". Son but est l'étude et la sauvegarde de la culture berbère. Elle diffuse un journal mensuel "Imazighen". En réalité cette Académie n'est que l'ABERC qui a changé de nom.

 

 
Année 1969 : A l'ouverture du premier Festival culturel panafricain à Alger, le président Houari Boumediene dans son discours rappelle aux Africains que "longtemps contraints de nous taire ou de parler la langue du colonisateur, c'était un devoir essentiel et premier que de retrouver nos langues nationales, les mots hérités de nos pères et appris dès l'enfance." Il reconnaît "qu'il n'y a pas de langue qui, au départ, soit plus apte qu'une autre à être le support de la science et du savoir..."
Le pouvoir de Boumediene interdit à la chanteuse et romancière berbérophone Taos Amrouche ainsi qu'à d'autres chanteurs berbérophones de représenter l'Algérie à ce même festival.
Amère, Taos Amrouche écrira une tribune "en marge du festival" dans le journal le Monde (ce qui vaudra à celui-ci avec les articles sur le procès de Krim Belkacem, près d'une année d'interdiction !). Néanmoins, Taos Amrouche se produira au moins une fois à la fin juin 69 à la Cité Universitaire de Ben Aknoun grâce à l'invitation du "cercle d'études berbères" qui y fonctionna avec plus ou moins de bonheur entre 68 et 70, appuyé par le comité de gestion de la cité.

 

 
Année 1969 : création par Mouloud Mammeri de la première école algérienne d'anthropologie (CRAPE - Centre de Recherches Anthropologiques, Préhistoriques et ethnographies).

 

 
Année 1969 : traduction en français par Mouloud Ammeri aux Editions Maspero Paris " Les Iserfra, poèmes de Si Mouhand u Mhand"

 

 
Année 1970 : Création de 1ere association islamiste marocaine appelée jeunesse islamique "chabiba islamiya" par Mr Abdelkarim Moutai avec accord de l'état marocaine.

 

 
Année 1970 : Les Années Boumediene : Les pressions du gouvernement algérien aboutiront à faire supprimer complètement l’émission en kabyle de Radio-Paris, alors qu’historiquement il n’y a jamais eu autant de berbérophones en France ! A la chaîne kabyle de Radio-Alger, on notera que les reportages sportifs réalisés en direct des stades jusque-là en kabyle seront supprimés et assurés désormais par un relais de la chaîne en arabe. De la même façon on assiste unilatéralement au passage fréquent de disques en arabe sur la chaîne kabyle, alors que la réciproque sur la chaîne arabe ou mieux à la télévision n’est pas assurée (une chanson tous les trois à six mois au plus à la TV !).
Crédits : © Extraits de "Chronologie du mouvement berbère, un combat et des hommes" de Ali Guenoun paru aux éditions Casbah Alger, 1999

 

 
Année 1970 : L’immigration des Les Amazighs juifs vers Israël est amorcée sous le gouvernement de Golda Meïr : « ? מיהו יהודי » en hébreu (transcription francophone « mihou yehoudi ? »1) se traduit en français par l'expression : « qui est Juif ? ». Cette question donne son nom à un ensemble de débats qui eurent lieu au parlement israélien les 9 et 10 février 1970, qui aboutirent au vote d’un amendement de la loi du retour de 1950 qui garantit à tout Juif ainsi qu'à son éventuelle famille non juive le droit d'immigrer en Israël, dans lequel est défini comme Juif tout individu « né de mère juive, ou converti au judaïsme et ne pratiquant pas une autre religion ».

 

 
Année 1971 : "Année de l'arabisation" proclamée par le président Houari Boumediene en Algérie.

 

 
Année 1971 : Le gouvernement arabe qui a pris le pouvoir sur l'Algérie impose le décret du 27 juin 1971 qui a rendu l'arabe seule langue autorisée. L’article 7 de la loi no 91-05 du 16 janvier 1991 interdit toute autre langue que l’arabe:
Article 7
1) Les requêtes, les consultations et les plaidoiries au sein des juridictions sont en langue arabe.
2) Les décisions de justice et les jugements, les avis et les décisions du Conseil constitutionnel et de la Cour des comptes, sont rendus ou établis dans la seule langue arabe.
Bien que l'arabe classique soit effectivement la seule langue permise dans les cours de justice, l'arabe dialectal (ou arabe algérien) est habituellement utilisé, alors que le français et le Tamazight ne sont plus tolérés, sauf en cas de force majeure. Contre toute attente, les sentences des juges ne devaient être rendues qu'en arabe classique sont surtout formulées en arabe algérien. En somme, on peut dire que la justice et ses tribunaux utilisent exclusivement l’arabe de la tribu arabe de Quraychite (d'Arabie Saoudite).

 

 
Année 1971 : Le gouvernement arabe qui a pris le pouvoir sur l'Algérie lance l'ordonnance «portant extension de l'ordonnance no 68-92 du 26 avril 1968 rendant obligatoire, pour les fonctionnaires et assimilés, la connaissance de la langue nationale».

 

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