Une des façons -pour mieux comprendre l’histoire- est de la lire à grande échelle dans le temps et dans le contexte avoisinant. Ici le cas de Tamazgha (Afrique du Nord) en dates clés :
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Année 1995 : Creation du Congrès Mondial Amazigh (CMA) est une Organisation Internationale Non Gouvernementale (ONG) regroupant des associations socioculturelles et de développement amazighes de Tamazgha (Afrique du Nord), et de la diaspora. il est né de la volonté des Imazighen (berbères) de se doter d’une structure de coordination et de représentation à l’échelle internationale, indépendante des Etats et des partis politiques.
Cette idée, vieille de plusieurs années, a été concrétisée les 1, 2, 3 septembre 1995 à St-Rome de Dolan (France) lors d’un pré-congrès qui a réuni une centaine de délégués d’associations amazighes, venus des pays de Tamazgha (Afrique du Nord), d’Europe et d’Amérique. Cette rencontre historique a donné naissance à une organisation internationale appelée Congrès Mondial Amazigh (CMA) dont le siège se trouve à Paris (France).
Année 1995 : Le gouvernement algérien engagea, en mars-avril 1995, des négociations avec certains leaders berbères. Un Haut-Commissariat à l'amazighité auprès de la présidence de la République fut créé par le décret du 28/05/1995.
Année 1995 : Le Haut-Commissariat à l'amazighité, ce nouvel organisme instauré par le «président de l'État», le 7 juin 1995, fut chargé notamment de prendre diverses initiatives et de formuler des propositions en matière d'enseignement de l'Amazigh. On pourrait croire que par ce geste les autorités ont enfin admis la légitimité des demandes des Amazighs, particulièrement au sujet de l’enseignement de cette langue. Toutefois, il ne faut pas oublier que la création du Haut-Commissariat à l'amazighité découle d’une mesure strictement politico-administrative et non d'une reconnaissance de jure, de nature constitutionnelle ou législative. Elle demeure donc fragile et surtout révocable.
Année 1995 : Dès la rentrée scolaire de 1995, le Haut-Commissariat algérien à l'amazighité avait pris plusieurs initiatives en faveur de l'enseignement de l'amazigh, dont des stages de formation d’enseignants et des cours de l'Amazigh dans plusieurs lycées. Mais les autorités algériennes ont continué à ignorer le l'Amazigh et ont refusé de reconnaître cette langue comme l'une des langues nationales du pays avec enseignement généralisé dans les régions berbérophones. Dans les faits, l'arabe reste la seule langue officielle, mais le berbère pourra être introduit comme langue d’enseignement dans certains établissements secondaires (les lycées) du pays.
Année 1995 : signature par le Président algérien du décret sur la création du HCA (Haut Commissariat à l'Amazighité).
Année 1995 : Les principales formations de l’opposition, islamistes compris, signent à Rome un « contrat national » appelant notamment à l’arrêt des violences. Le pouvoir rejette le texte. Le général Zeroual remporte l’élection présidentielle dès le premier tour, le 16 novembre, avec plus de 60 % des suffrages.
Année 1996 : L'état marocaine gagne un oui de toute la classe politique pour une constitution proposée par Hassan II, sauf celle de la mouvance Amazigh encore jeune. Un oui sans aucune concession de la part de l'état. Et l'opposition (USFP et Istiqlal) ont accepté l'offre de gouvernance proposée par à l'offre de 1994. L'une des raisons les plus probables est que la mouvance islamiste représente un danger sur l'opposition socialiste traditionnelle. la grandeur de cette mouvance est aussi dramatisée par l'état pour faire peur à l'ex-opposition.
Année 1996 : Le Conseil national de transition (CNT), l’assemblée législative algérienne désignée, votait à l’unanimité une loi sur la "généralisation de l’utilisation de la langue arabe". Elle stipule notamment qu’à la date du 5 juillet 1998 (et en l’an 2000 pour l’enseignement supérieur)" les administrations publiques, les institutions, les entreprises et les associations, quelle que soit leur nature, sont tenues d’utiliser la seule langue arabe dans l’ensemble de leurs activités telles que la communication, la gestion administrative, financière, technique et artistique". Et de préciser : "L’utilisation de toute langue étrangère dans les délibérations et débats des réunions officielles est interdite (1)". noter bien ici à quel point on ne cite même pas l’Amazigh la langue maternelle des Algériens.
Année 1996 : Le Conseil national de transition (CNT), l’assemblée législative algérienne désignée, votait à l’unanimité une loi sur la " généralisation de l’utilisation de la langue arabe". Elle stipule notamment qu’à la date du 5 juillet 1998 (et en l’an 2000 pour l’enseignement supérieur) " les administrations publiques, les institutions, les entreprises et les associations, quelle que soit leur nature, sont tenues d’utiliser la seule langue arabe dans l’ensemble de leurs activités telles que la communication, la gestion administrative, financière, technique et artistique". Et de préciser : "L’utilisation de toute langue étrangère dans les délibérations et débats des réunions officielles est interdite (1)"
Année 1996 : Le Conseil national de transition (assemblée désignée) adopte une loi de généralisation de l'arabe qui reprend et amende celle de 1990.