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Histoire d'Afrique du Nord revisitée
Une des façons -pour mieux comprendre l’histoire- est de la lire à grande échelle dans le temps et dans le contexte avoisinant. Ici le cas de Tamazgha (Afrique du Nord) en dates clés :

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Année 1955 : Au lendemain du retour du roi du Maroc (à ce moment-là encore sultan), trois forces vont s'opposer : le trône alaouite, la résistance Amazighe et l'Istiqlal arabe. Mohammed V indique vouloir instaurer une monarchie constitutionnelle basée sur la séparation des pouvoirs quand les conditions permettant une libre consultation populaire seront réunies. Un conseil national consultatif sous la présidence de Ben Barka (un pan-arabe fervent défenseur de l’arabisation du Maroc et son annexion à l’empire arabe) est créé et siège au pavillon de la musique du palais de la Mamounia de Rabat. Tous ses membres sont nommés par le sultan et non pas élus. Ben Barka sera par la suite impliqué dans l’assassinat d’Abbas Lamssaidi le chef de la résistance Amazighe au Nord du Maroc. Le 1er gouvernement du Maroc indépendant est présidé par M'Barek Bekkaï, ancien officier de l'armée française d'origine Amazighe, ancien pacha de Sefrou qui s'était opposé à la déposition de Mohammed V. La féodalité rurale ainsi que le parti de la choura (PDI) de Mohamed Belhassan Ouazzani sont bien représentés dans ce gouvernement, tandis que les partisans de l'Istiqlal n'ont que des postes secondaires. Allal El Fassi (le pan-arabe de l’Istiqlal) qui se trouve encore au Caire ne participe pas à ce gouvernement. Ce gouvernement démissionnera le 27 Octobre 1956.

 

 
Année 1955 : Le président Égyptien Nasser déclare au journal Al Ahram qu'il ne se bat pas seulement contre l'état d'Israël mais également contre les Juifs. La règne Juive Amazighe Tihiya/Dihya va certainement tourner dans sa tombe, sa propre terre ancestrale devienne contre les juifs.

 

 
Année 1956 : Signature de la déclaration de l’Espagne de l’indépendance de la partie Nord du Maroc, sans parler de Seuta, Mliliya, Ils Canaries et le Sahara.

 

 
Année 1956 : Le Chef Amazigh Mr Abdelkarim Ait Khettab s’oppose à la dissolution de l’armée de libération tant que sa mission n’est pas terminée et qui consiste à la libération de l’Afrique du Nord. Mais le leader des nationalistes arabes marocains Mr Allal Fassi qui était en Egypte s’oppose et déclare que l’armée de libération doit être sous le contrôle du roi.

 

 
Année 1956 : Création des forces armées royales marocaines.

 

 
Année 1956 : Assassinat du leader Amazigh Mr Abbas Lamssaidi à Fés et l’arrestation le même jour de Mr Hejjaj (chef de l’armée de la région de Taounate) par ordre du roi. Ce Monsieur sera nommé après par le roi comme président du Club de Football de Casa (Raja Bidaoui). On soupçonne le nationaliste arabe Mr Mehdi Benberka d’être derrière cet assassinat.

 

 
Année 1956 : Attentat d’assassinat du nationaliste arabe le marocain Allal Fassi entre Sefrou et Boulmane à la tribu Ait moussa. A cette époque Allal Fassi faisait la propagande pour une constitution dont le préambule spécifie le Maroc comme un pays arabe.

 

 
Année 1956 : Visite de SM Mohammed V en France. Ouverture des négociations franco-marocaines sur l’indépendance du Maroc et l’abrogation du traité de Fès de 1912 établissant le protectorat français sur le Maroc et qu'ils avaient signé ensemble. Bouabid, Lyazidi, et Ben Barka représentant le parti Istiqlal, et Boutaleb, Cherkaoui le PDI participent à ces négociations.

 

 
Année 1956 : Un accord est signé à Madrid entre Mohammed V et le général Franco mettant fin à la souveraineté espagnole sur le nord du pays. Le 20 octobre, la zone de Tanger, qui était soumise à un statut international particulier, est elle aussi réintégrée au Maroc.

 

 
Année 1956 : Abbas Messaadi, un des chefs Amazigh de l'ALN (armée de libération marocaine du nord), commandant des forces du Rif, qui s'était opposé violemment à Ben Barka parce qu'il ne voulait pas se soumettre à l'emprise de l'Istiqlal est assassiné à Fès. Les nationalités arabes marocains sont soupçonnés.

 

 
Année 1956 : Signature à Paris de l'accord mettant fin au protectorat Français sur le Maroc et au Traité de Fès du 30 Mars 1912. Le protectorat Espagnol sur la Zone Nord du Maroc est abrogé et le Maroc récupère les territoires occupés sauf un certain nombres d'enclaves (CEUTA et MELILLA au nord et Ifni et Tarfaya au sud) et les possessions Espagnoles du Sahara (Rio de Oro).

 

 
Année 1956 : L’Istiqlal fait la loi, de fait, remplit la tâche qui incombe au Ministère de l’Intérieur : il sécurise le territoire et récupère les résistants Amazighs qui n'ont pas encore déposé les armes. L'insécurité dans les villes et campagnes est grande, les règlements de compte entre les membres pan-arabe de l'Istiqlal, du Croissant Noir du Parti communiste marocain, et du PDI notamment, se multiplient : pour y mettre fin, le Prince Moulay Hassan est chargé par le Roi de créer et d'organiser les Forces Armées Royales (FAR) qui prennent pour devise : "Dieu, la Patrie, le Roi". 1er défilé des FAR à Rabat. Aidé de Mohammed Oufkir, ancien officier de l'armée française, le Prince a constitué une armée de 15.000 hommes intégrant d'anciens goumiers et tirailleurs de l'armée française ainsi que des mhallas de l'armée espagnole, des officiers de l'armée coloniale (plus de 400) et des soldats ralliés de l'ALN.

 

 
Année 1956 : Quelques bataillons d'artillerie de Rabat (Moulay Ismaël) et Marrakech, quelques blindés, et une aviation très limitée complètent les effectifs. Les généraux Kettani et Meziane (ancien général de l'armée espagnole) encadrent les soldats. Les dirigeants de l'Armée de Libération du Nord (d’obédience Amazighe) sont divisés sur l'intégration de l'Armée de Libération au sein des FAR (forces armés royales nouvellement crée par le roi). De nombreux chefs de l'armée de libération s'indignent que les troupes françaises soient encore autorisées à stationner sur le territoire marocain alors que l'armée française est en guerre contre l’Algérie.

 

 
Année 1956 : Le chef de l’idéologie arabiste Allal El Fassi, rentré au Maroc, devient Président de l'Istiqlal : il réclame la libération des territoires du Sahara Espagnol, de la Mauritanie ainsi que des territoires annexés à l'Algérie par la France. Il soutient l'ALN qui combat les troupes françaises dans le Sud.

 

 
Année 1956 : Sous la pression de l'Istiqlal qui demande un cabinet plus homogène et plus représentatif, M'Barek Bekkaï remanie le gouvernement marocain: l'Istiqlal obtient 10 sièges sur 16, les portefeuilles de l'Intérieur et des Affaires Etrangères et l'élimination des ministres du PDI. La branche pan-arabiste qui veut annexer le Maroc à l’empire arabe commence a prendre le pouvoir petit à petit avec bien sur l’aval du Roi. La résistance Amazighe va se déclencher par la suite.

 

 
Année 1956 : Le statut international de la Ville de Tanger est aboli.

 

 
Année 1956 : Amar Ould-Hammouda, ancien responsable de l’O.S et responsable numéro deux du mouvement berbère dans les années quarante, est assassiné avec Mbarek Ait Menguellet, lui aussi militant berbéro-nationaliste, par les responsables de la wilaya III pour berbérisme. Pour les responsables de base ces deux militants sont accusés d'avoir constitué un groupe qui prônait le communisme au sein du FLN en Kabylie. Sur ordre de Belkacem Krim, Ouali Bennai, ancien chef du PPA en Kabylie et principal chef du mouvement berbère exclu du PPA/MTLD en 1949, est assassiné à Djemaa Saharidj dans la wilaya III pour ses positions berbéristes. Selon M. Harbi: "Le Colonel Ouamrane l'avait fait avertir par Rabah Bouaziz de ne pas se rendre dans sa région et de rejoindre les maquis de la wilaya IV. Il savait qu'en Kabylie son sort était scellé".

 

 
Année 1956 : Congrès de la Soummam en Algérie

 

 
Année 1956 : Ce jour là est né un chanteur qui va devenir en quelques années le symbole du combat Amazigh pour la dignité de la langue et la culture Amazighe. C'est Matoub Lounes, qui sera assassiné par des berbérophobies le 25 juin 1998.

 

 
Année 1956 : La suppression au maroc de la chaire de berbère de l’Institut des hautes Etudes Marocaines de Rabat

 

 
Année 1957 : Le pouvoir en place de plus en plus arabisant doit faire face à une rebellion Amazighe du caïd Addi Ou Bihi du Tafilalet : les FAR nouvellement constitués obtiennent facilement, sans combattre, la reddition des 40.000 rebelles qui rendent les armes.

 

 
Année 1957 : Création de l'UNEM (Union Nationale des Etudiants Marocains) avec, pour fondement, quatre grands principes : unification, généralisation de l'enseignement, marocanisation et arabisation. L'UNEM se situe d'emblée à l'aile gauche de l'Isitqlal sous la tutelle de Ben Barka. Le courant idéologique qui fixe comme objectif d’arabiser le Maroc Amazigh commence a prendre l’ampleur au sein de l’université. la conscience des étudiants Amazighs ne sera que 50 ans plus tard.

 

 
Année 1957 : Le jour de ses vingt huit ans, le prince Moulay Hassan est investi par dahir du même jour du titre de Prince héritier. La règle séculaire marocaine excluant toute succession automatique au trône par primogéniture est ainsi rompue. Le Conseil National Constitutif présidé par le chef de l’idéologie arabo-islamique Ben Barka avait pris une résolution favorable à ce dahir.

 

 
Année 1957 : Le sultan Mohammed Ben Youssef se fait couronner roi sous le nom de Mohammed V.

 

 
Année 1957 : L'armée de libération du Sud renforcée par des éléments de l'armée du Nord qui n'ont pas voulu rendre les armes et par quelques tribus sahraouies mènent des opérations de guerilla contre les troupes de Franco et font quelques incursions en Mauritanie sous contrôle français. La France confrontée à la guerre d'indépendance en Algérie souhaite faire cesser ces troubles. Elle obtient la passivité du gouvernement marocain qui n'avait pas les moyens d'une guerre contre les anciennes puissances coloniales. Par l'opération Ecouvillon, qui va utiliser 15.000 hommes ainsi que des blindés et l'aviation,la France et l'Espagne de Franco déciment l'armée de libération du Sud.

 

 
Année 1957 : La Mauritanie devienne république autonome et ses territoires ne pourront plus être intégrés au Royaume du Maroc.

 

 
Année 1957 : Ramdane Abane est assassiné par les siens au Maroc en présence de Belkacem Krim dans des conditions obscures.

 

 
Année 1957 : Les Amazighs d'Ait Baamrane au Sud du Maroc (Sahara) révoltent contre l'occupation Espagnoile

 

 
Année 1958 : Ahmed Balafrej est nommé 1er ministre. Majoritairement Istiqlalien, l'aile arabiste, monarchiste et conservatrice est nettement mieux représentée. L’idéologie arabo-islamique et anti-amazighe a pris définitivement le pouvoir.

 

 
Année 1958 : L’armée prend le pouvoir en Algérie et crée le Comité de salut public, dirigé par le général Massu. Le 1er juin, à Paris, le général de Gaulle est investi comme président du Conseil (premier ministre). Le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), avec à sa tête Ferhat Abbas, est formé le 19 septembre. De Gaulle propose la « paix des braves » aux insurgés algériens en octobre. Il devient le premier président de la Ve République le 21 décembre.

 

 
Année 1959 : Sous l'impulsion des leaders berbères Mahjoubi Aherdane et Abderrahmane Khetabib pourtant dévoués à la cause royale, une insurrection populaire dirigée contre le pouvoir arabo-islamique en place se déclenche dans le Rif et le Moyen Atlas à l'occasion du transfert de la dépouille de Abbes Messaadi, le leader de la résistance Amazighe assassiné par Ben Barka et ces collaborateurs de l’Istiqlal.

 

 
Année 1959 : Après 10 jours de combats très violents qui font plusieurs milliers de morts Amazighs, Ibrahim et le Prince Moulay Hassan entrent dans Al Hoceima. Les insurgés Amazighs se soumettent. Aherdane et Khatib font allégeance au Roi et créent le Mouvement Populaire (MP), parti rural et berbériste.

 

 
Année 1959 : Le congrès de l'Istiqlal qui devait avoir lieu le jour anniversaire de la publication du Manifeste fronco-arabe est reporté.

 

 
Année 1959 : Ben Barka démissionne du comité exécutif de l'Istiqlal. Allal El Fassi (chef de parti) fait exclure 7 militants des plus hautes instances dont Ben Barka, Benseddik, le fqui Basri. La majorité sont des Amazighs emportés par l’idéologie arabo-islamique. Ces derniers vont fonder par la suite l’UNFP et USFP et vont se concentrer dans les zones Amazighophones.

 

 
Année 1959 : De Gaulle reconnaît, au cours d’une allocution prononcée le 16 septembre, le droit à l’autodétermination des Algériens par la voie du référendum.

 

 
Année 1960 : La mort de l’Amghar Amazigh Assou Oubasslam et entérré dans sa tombe dans son pays natale Taghya N’ilmchane dans la montagne de Saghrou. Jusqu'à ce jour les Amazighs d’Ayt Atta visitent sa tombe.

 

 
Année 1960 : A 23h 40'15" un tremblement de terre d'une durée de 15 secondes et d'une magnitude de 6,7 sur l'échelle de Richter frappe Agadir. Les quartiers de Founti, Talbordj, Yachech et la Kasbah sont détruits à 90-95%, la ville nouvelle à 50%. (photo tirée du site http://agadir1960.com/index.html) Le nombre de victimes est estimé entre 12.000 et 15.000 personnes.

 

 
Année 1960 : Allal El Fassi se voit confier la présidence d'un conseil constitutionnel avec la charge de préparer la rédaction d'un projet de constitution. Le courant idéologique arabo-islamique mis la main sur la constitution.

 

 
Année 1960 : c’est le 22 septembre 1960 que la France accorde l’indépendance à un Etat malien qu’elle avait créé de toutes pièces et lui a annexé une partie du territoire Touareg au détriment de la liberté de ce peuple.

 

 
Année 1961 : Le référendum sur la politique d’autodétermination voit un large succès du « oui », en France comme en Algérie. En février, des activistes européens constituent l’Organisation armée secrète (OAS). Echec du « putsch des généraux » en avril. Le 17 octobre, la répression policière d’une manifestation algérienne pacifique à Paris fait une centaine de morts.

 

 
Année 1962 : DÈS 1962 en Algérie, le groupe porteur de l’arabisation regroupe les Algériens de culture arabe dominante, voire exclusive, qui veulent trouver leur place dans un encadrement massivement francophone. Cadres issus des écoles coraniques ou de médersas, intellectuels provenant des universités arabes, de formation souvent religieuse ou littéraire, ils définissent leur champ : n’est "arabisant", décrètent-ils, qu’un Algérien formé dans les pays arabes, et qui n’est pas bilingue. Durant la présidence de M. Ahmed Ben Bella (1962-1965), leur influence est fortement contrebalancée par l’aile progressiste, et le président n’hésite pas à dire en public que "l’arabisation n’est pas l’islamisation".

 

 
Année 1962 : Dans son discours, le président Ahmed Ben Bella, accentue sa politique arabiste. Pour lui, "l’arabisation est nécessaire, car il n’y a pas de socialisme sans arabisation..., il n’y a d’avenir pour ce pays que dans l’arabisation."

 

 
Année 1962 : L’écrivain Mouloud Mammeri tente de raisonner Said Mohammedi Premier ministre de l’Éducation de l’Algérie indépendante (1er gouvernement Ben Bella). Il lui propose en effet de réouvrir la chaire de berbère de l’université d’Alger abandonnée par A. Picard. S. Mohammedi répond en substance "mais, voyons, le berbère, tout le monde sait que c’est les pères Blancs qui l’ont inventé !...". L’Olympique de Tizi-Ouzou (OTO) devient jeunesse sportive de Kabylie (JSK).

 

 
Année 1962 : Étant donné que, l'Algérie était dépourvue d'enseignants parlant l’arabe coranique, le gouvernement n'imposa que sept heures d'enseignement de l'arabe par semaine dans toutes les écoles; ce nombre passa à 10 heures par semaine en 1964. Pour pallier le problème de la pénurie de professeurs, il fallut en recruter des milliers en Égypte et en Syrie.

 

 
Année 1962 : Le roi Hassan II fait approuver par référendum la constitution qu’il a lui-même rédigé. L’UNFP appelle à l’abstention. La Constitution est approuvée par 97% des votants.

 

 
Année 1962 : L'écrivain Mouloud Mammeri tente de raisonner Said Mohammedi Premier ministre de l'Éducation de l'Algérie indépendante (1er gouvernement Ben Bella). Il lui propose en effet de réouvrir la chaire de berbère de l'université d'Alger abandonnée par A. Picard. S. Mohammedi répond en substance "mais, voyons, le berbère, tout le monde sait que c'est les pères Blancs qui l'ont inventé !...". L'Olympique de Tizi-Ouzou (OTO) devient jeunesse sportive de Kabylie (JSK).

 

 
Année 1962 : indépendance de l'Algérie du 1er colonisateur français.

 

 
Année 1962 : Evincés du pouvoir par Ben Bella et l’armée des frontières, les Kabyles sont en rebellion quasi permanente... "guerre civile" en Kabylie.

 

 
Année 1962 : Le 8 février, à Paris, les forces de l’ordre chargent un rassemblement contre l’OAS, tuant neuf Français. L’enterrement des victimes, le 13, rassemble un demi-million de manifestants. La signature des accords d’Evian, le 18 mars, est suivie d’un cessez-lefeu dès le lendemain. L’indépendance de l’Algérie sera ratifiée par référendum, en France le 8 avril 1962 et en Algérie le 1er juillet. Le 5 juillet, l’Algérie proclame son indépendance. Début de l’exode des Européens d’Algérie. Le bilan de la guerre est de 300 000 à 600 000 morts selon les sources. Le 22 juillet, M. Ahmed Ben Bella, soutenu par le colonel Houari Boumediène, qui commande l’Armée nationale populaire (ANP), forme à Tlemcen un Bureau politique contre le GPRA, installé à Alger. En septembre, l’ANP entre dans la capitale. M. Ben Bella prend la tête du gouvernement le 29 septembre.

 

 
Année 1962 : La suppression en Algérie de la chaire de berbère de l’université d’Alger.

 

 
Année 1963 : Mohamed ben Abd el-Krim Khattabi est exilé à la Réunion. Autorisé à se rendre en France, il rejoint Marseille d'où il parviendra à s'échapper et à rejoindre Le Caire (Égypte) où il meurt en 1963.

 

 
Année 1963 : Dans un discours devant l’assemblée nationale Ahmed Ben Bella lance : "La nation algérienne s’est déterminée fermement comme nation maghrébine, ne ménageant aucun effort pour aboutir à l’édification du Maghreb arabe.. L’Algérie s’est aussi définie comme nation arabe, recherchant par tous les moyens le resserrement des liens avec les pays frères en vue d’aboutir à l’unité arabe..."

 

 
Année 1963 : Au cinquième congrès de l’UGEMA (Union générale des étudiants musulmans algériens) devenue UNEA, et en présence du président Ahmed Ben-Bella, les congressistes soulèvent la question de l’arabisation et le statut de la langue berbère, particulièrement" la nécessité du développement de la langue kabyle et la création d’un institut d’enseignement du berbère".

 

 
Année 1963 : Des militants créent le Front des Forces Socialistes (FFS). Ce parti d’opposition regroupe en majorité des militants kabyles. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est taxé de régionaliste. Le FFS prône, dès Sa création, une opposition armée contre le régime du Président Ahmed Ben Bella. La Kabylie est le théâtre principal d’opérations militaires.

 

 
Année 1963 : Le 12 juin 1963, l'Assemblée nationale Algérienne vota une motion en faveur de l'introduction de la langue arabe dans les débats du Parlement algérien. Aucune loi ne précisait auparavant le statut des langues au Parlement. Depuis, l'arabe de la tribu arabe de Quraychite (d'Arabie Saoudite) est devenu la langue la plus employée au Parlement. Mais Tamazight est chassée de son propre pays, et pire encore il n'existe aucun système de traduction simultanée.

 

 
Année 1963 : début de la première "rébellion" Touareg.

 

 
Année 1963 : Dans un discours devant l'assemblée nationale Ahmed Ben Bella lance : "La nation algérienne s'est déterminée fermement comme nation maghrébine, ne ménageant aucun effort pour aboutir à l'édification du Maghreb arabe.. L'Algérie s'est aussi définie comme nation arabe, recherchant par tous les moyens le resserrement des liens avec les pays frères en vue d'aboutir à l'unité arabe..."

 

 
Année 1963 : Au cinquième congrès de l'UGEMA (Union générale des étudiants musulmans algériens) devenue UNEA, et en présence du président Ahmed Ben-Bella, les congressistes soulèvent la question de l'arabisation et le statut de la langue berbère, particulièrement" la nécessité du développement de la langue kabyle et la création d'un institut d'enseignement du berbère".

 

 
Année 1963 : Des militants créent le Front des Forces Socialistes (FFS). Ce parti d'opposition regroupe en majorité des militants kabyles. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est taxé de régionaliste. Le FFS prône, dès Sa création, une opposition armée contre le régime du Président Ahmed Ben Bella. La Kabylie est le théâtre principal d’opérations militaires.

 

 
Année 1963 : un mouvement de dissidence est déclenché en Kabylie par Hocine Aït Ahmed. Création du Front des Forces Socialistes FFS. Aït Ahmed est alors condamné à mort en 1964 et grâcié avant de s'exiler vers la France.

 

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