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Michaël Peyron

(Extrait d’une nouvelle publication sous impression de HAMZAOUI Abdelmalek  )
ⵉⵣⵎ ⴰⴱⵔⴱⴰⵛ ou ⴰⵍⵖⴰⵎ ⵍⵄⵡⴰⵔⵉ

C’est un berbérisant qui naquit en 1935 à Cannes en France. Il est le fils de Peyron Frédéric Aimé, de nationalité Française et de Fiona Margaret, dont le nom de jeune fille était, Maclver originaire d’Ecosse.

L’enfant Michaël, après la séparation de ses parents passa, en 1942, alors qu’il n’était âgé que de 7 ans, un laps de temps avec sa tante, du côté de son père, Mme Camille, à Lausanne, en Suisse. A la fin de cette même année, il fut envoyé en Angleterre pour y poursuivre des études. Son séjour de onze ans, de 1942 à 1953, se déroula dans des pensionnats britanniques. A l’âge de dix- huit ans, en 1953, son père le fait venir auprès de lui au Maroc.

Signalons au passage qu’à cette période, M.Peyron Fréderic Aimé, s’était remarié de nouveau à Casablanca, avec une française, Mme Yvonne-Lecat, née à Fès. Michaël, s’entendait à merveille avec sa belle- mère qui le lui rendait bien. Elle le gâtait au point qu’elle ne l’appelait plus que par son  “grand Michaël ”. Le chef de famille travaillait au Maroc comme agent de voyage à Casablanca .

Adolescent, Michaël découvrit le Maroc d’avant l’indépendance. Il put ainsi y terminer son éducation et, plus tard, en France où il effectua son service militaire pendant presque trois années. Toujours attaché à sa famille, il revint auprès des siens à Casablanca où il travailla, jusqu’à l’année 1964 en qualité d’agent de comptoir auprès de la compagnie aérienne  Air France. Durant cette même année, il fit la connaissance d’une jeune compatriote, Josiane Yvette Maria, née Follet. De cette union naquirent deux filles : CarolineMarthe, l’ainée née à Casablanca en 1970 et qui réside toujours à Temara, puis Margaret Fiona, née en 1972. La seconde fille du couple Peyron fait partie du corps enseignant de Rabat où elle vit de nos jours.

Il ne serait pas inutile d’évoquer que de 1964 à 1972, Michaël, intégra le domaine de l’enseignement privé, à l’école « Berlitz », précisément, pour dispenser des cours d’anglais ; le jour, il l’enseignait aux enfants et le soir aux adultes. Cette dernière catégorie comptait, entre autres, des chefs d’entreprises,des étudiants et des fonctionnaires. Sa maîtrise de la langue de Shakespeare lui valut l’affection et le respect de ses élèves. Par ailleurs, lorsqu’il fut reçu à l’agrégation d’anglais, il fut obligé de partir pour Grenoble pour y effectuer un stage. Désormais, il effectuera de fréquents séjours dans cette ville pour laquelle il eut un coup de foudre. Notons également qu’avant de s’intégrer au système d’éducation français, Michaël fut un pur produit du système éducatif britannique.

Nous ne savons pas si nous devons qualifier ce grand homme, quand on évoque la langue anglaise, comme un « native speaker », sachant qu’il naquit en France où il vécut  jusqu’à l’âge de sept ans, avant d’immigrer, involontairement, à Londres au début puis dans le Sud-ouest de l’Angleterre. Une chose est sûre c’est qu’il est un intellectuel qui possède une parfaite maîtrise de l’anglais, du français et de l’espagnol ; la dernière  langue a été, par la suite, éclipsée par la langue Amazighe.

En 1973,à l’âge de trente- huit ans, Michaël fut affecté à la faculté des lettres de l’université Mohamed V à Rabat en tant que professeur de langue et de littérature anglaises ; poste qu’il occupa jusqu’en 1988 avec loyauté et dévouement. Pendant ces années, capitales dans sa vie, il s’orienta entièrement vers la culture amazighe car, du fait de ses pérégrinations prolongées dans l’Atlas marocain, il se découvrit un attachement pour la culture amazighe. Par la force des choses nous dirons qu’il devint un « Amazighant » autodidacte s’il est permis d’utiliser ce néologisme.

Notons au passage que ce tournant décisif dans la vie de Michaël Peyron l’incita à décrocher un doctorat de troisième cycle, en 1975 à Grenoble ; ville dans laquelle il soutint une thèse de géographie sur Tounfite et les Ait Yahya . Il obtint ce diplôme avec les félicitations unanimes du jury.

Il est à noter que Michaël, s’est fait beaucoup d’amis lorsqu’il était en poste à l’université Mohamed V. Il entretint et entretient toujours d’excellentes relations avec ces derniers. Parmi ceux-ci, nous citerons, entre autres,M. Driss Ouâaouicha, l’actuel président de l’université Al Akhawayne d’Ifrane. M. Mohamed Dahbi, vice- président de la même université. M. Azeriah, des  Ait Warayne , professeur dans ce même établissement  ainsi qu’à l’école du Roi Fahd de traduction à Tanger. M. Bouchaïb Idrissi, ancien directeur de l’école en question.
Ces hommes de littérature et de science ont beaucoup contribué à la préservation des liens avec M. Michaël Peyron afin de faire profiter des générations d’écrivains de cette double culture d’amazighant  et d’angliciste chevronné. De surcroit, l’évolution de sa vie professionnelle nous indique qu’il devint successivement  ⵓⵍⴰⵀⵍ ⵏⵅ (notre parent), ainsi que conférencier de 1988 à 1995, à LCM et à l’université Stendhal, à Grenoble ; puis de 1992 à 2001, professeur associé à l’école de traduction de Tanger, déjà citée.Pour ce qui est del’université d’Ifrane, il y passa presque onze ans, de 1998 à 2009, date du départ à la retraite, vers l’âge de soixante- quatorze ans.

Sa renommée d’amazighant fut établie entre 1989 et 1997 grâce, notamment, à sa participation annuelle aux travaux de l’AFEMAM, association pour l’étude du monde Arabe et Musulman - dont le siège social est situé à l’université de Paris 3- et dans différents endroits en Europe. Il a participé à tous les colloques de ladite association. Ses articles furent publiés à l’issue des actes des colloques. Ses innombrables interventions ont porté sur l’histoire, la culture ainsi que la poésie Amazigh. Beaucoup d’articles ont été rédigés en plusieurs langues, par ses soins, grâce à ses interventions dans des conférences à l’INALCO, à l’IRCAM et dans plusieurs universités marocaines et Européennes.

ⵉⵏⵏⴰ ⵡⵏ ⵓⵛⵉⴱⴰⵏ ⵅⵓ ⵜⵔⵃⴰⵍⴰⵜ *** ⵉⵍⵍⴰ ⵍⴱⴰⵕⵓⴹ ⴰⵎⵃⴰⵢⵍ ⵖⵓⵔⵉ   

Le vieillard vous met en garde contre son courroux car il possède de quoi se défendre.

Il est certain que M. Peyron, qui est un grand homme de lettres qui aime le Maroc et qui le considère comme sa deuxième patrie, a énormément contribué à faire connaitre le pays tant que sur le plan touristique que sur le plan culturel. Ses innombrables randonnées pédestres dans les montagnes de l’Atlas marocain, dans lesquelles il a côtoyé les Imazighen, pendant plus de trente années ont fait de lui un ⴰⵔⵓⵎⵉ ⵉ ⵜ ⵙⴰⵡⴰⵍ ⵙ ⵜⵎⴰⵣⵉⵖⵜ qui vient toujours en ami. Son style, dans la consignation des notes, un travail de longue haleine, a donné naissance, en 1993, à la publication de son ouvrage « ⵉⵙⴰⴼⴼⵏ ⵖⴱⴰⵏⵉⵏ », Rivières Profondes. Un livre entièrement consacré à la poésie du Moyen Atlas Marocain.

M. Peyron, est aussi affublé du qualificatif de randonneur- photographe. A ce titre, il a immortalisé tous les paysages visités et les personnes qu’il a croisées sur son chemin dans  ⵉⴷⵓⵔⴰⵔ ⵏ ⴼⴰⵣⴰⵣ, les montagnes de l’Atlas…C’étaient  les plus belles années de sa vie, comme il le reconnaît non sans une certaine nostalgie.

Il fut un grand amateur de glisse dans la mesure où il n’a pratiqué le ski que vers l’âge de trente-huit ans. Cet amour de la neige l’amena à occuper successivement les sièges de président du club Alpin Français, de 1957 à 1985, à Rabat puis de membre de l’Alpine Club of London, en 1994, et enfin de celui de membre de l’association marocaine des amis du Refuge du Toubkal en 2000.


Auteur: HAMZAOUI Abdelmalek
Date : 2017-05-03


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