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UNE VILLE, UNE HISTOIRE : Ain Sefra, le bastion de la résistance populaire


Ain Sefra a été un bastion de la résistance populaire contre la conquête coloniale française dans le Sud Oranais, notamment lors de l'insurrection de Cheikh Bouammama. Elle est également riche en stations d’art rupestre. En bordure de la route d’El Bayadh, se situent les gravures du Djebel Mahisserat, connues sous le nom de station du Rocher et la station de Tiout. Ces gravures sont les premières au monde à avoir été signalées comme des œuvres préhistoriques en 1847 !

Aïn Sefra est le chef-lieu d’une daïra algérienne; c’est une oasis située dans les monts des Ksours, près du djebel Mekter et au pied d’une haute dune, à la limite du Sud et des hauts plateaux, dans un secteur où poussent des grands arbres, des palmiers et des vergers. Le nom de la localité vient d’Aïn (source) et safra (jaune) : « la source jaune ».

La ville moderne est créée en 1882, plusieurs quartiers de l’agglomération ont été dévastés en 1904 par une crue subite de l'oued au cours de laquelle Isabelle Eberhardt trouva la mort. Les troupes françaises ont établi un poste militaire pour contrôler cette porte du Sahara4. Une voie ferrée atteignit Aïn Sefra dès 1887, elle est prolongée jusqu’à Béchar en 1906 et Kenadsa, à la fois pour des raisons économiques et stratégiques. Aïn Sefra était un bastion de la résistance populaire contre la conquête coloniale française dans le Sud Oranais, notamment lors de l'insurrection de Cheikh Bouammama. Durant la période coloniale, elle est une importante sous-préfecture et un territoire militaire, mais également un foyer d'importantes activités politiques (PPA, MTLD, FLN), culturelles et économiques .Son Ksar fût créé vers l’an 987 de l’Hégire – soit vers 1586 et quelques mois de notre ère par les enfants de Mohamed Ben-Chaïb – dit BOU-DEKHIL - qui, contrairement aux habitants des autres ksars, ne sont pas d’origine berbère mais sont issus d’éléments divers de race arabe. Tous, cependant, prétendent descendre du Prophète par sa fille Fathma et ils possèdent des sedjira qui confirment ces prétentions.

Ses habitants étaient appelés « Açhab El Qsar » ou bien les « Bou-Dekhil ». Sidi Bou Dekhil était originaire de Zemmora et habitait chez les Arbaouat –dans le cercle de Géryville, entouré de ses enfants et de ses serviteurs; il possédait quelques biens et, entre autres, le puits de Hassi el Abiod. Mohamed ben Sliman – père de Sidi Cheikh – demanda et obtint la main de la jeune Slamet. Sidi Bou Dekhil fit don à sa fille du puits d’Hassi el Abiod. Mais ses quatre frères, lésés dans leurs intérêts par cette donation, revendiquèrent leurs parts dans la possession du puits. Ce fût, dès lors, l’origine de luttes continuelles qui aboutirent à la défaite des enfants de Sidi Bou Dekhil qui furent contraints de prendre la fuite et de chercher refuge dans la région d’Aïn-Sefra. Pour se mettre à l’abri des attaques continuelles des Zoua et des Oules-Sidi-Chaikh, les Ouled-Sidi-Bou-Dekhil qui vivaient d’abord sous la tente au milieu de leurs troupeaux, construisirent alors des maisons qu’ils entourèrent de murs crénelés. Ils s’adonnèrent à la culture des terrains et achetèrent les terres de l’oued Bridj aux Béni-Amer et aux Ouled en Nehar moyennant 1000 moutons ; ils purent ainsi étendre leurs droits de propriété depuis Sekhouna jusqu’à Ressaf, entre Aïn-Séfra et Tiout. Mais ne purent véritablement vivre en paix qu’avec l’occupation définitive de la région par les troupes françaises. Les ksouriens d’Aïn-Séfra sont donc d’origine arabe. Une partie d’entre eux y compris les Ouled Daoudi – descendants des Ouled Sidi bou Dekhil – sont Cheurfa ; quant aux autres fractions, elles sont composées d’éléments divers : Laghouat Ksel, Béni Snouss, Hamyan, Zoui Menia, Ouled Meddah, Ouled Djerir, Ouled el Hossein ainsi que les serviteurs des Ouled Sidi bou Dekhil qu’ils avaient suivi dans leur exil, mais qui appartiennent à des sectes religieuses différentes.

Au début le ksar était divisé en deux parties : l’une réservée spécialement aux Ouled-Daoudi, l’autre aux trois fractions Ouled-Youcef, Ouled Atta et Ouled-Meddah, avec défense expresse à ces trois fractions de sortir de leur quartier et de pénétrer dans la cité chérifienne sous peine de mort. Cette situation fit naître des dissensions qui se terminaient toujours par des coups de fusil. Le ksar, bâti entre la dune et l’oued – non loin de la source, abritait la population arabe locale. Il est adossé à une grande ligne de dunes d’environ15 kilomètres de long qui le sépare du Djebel Mekter. Comme tous les autres Ksours, il se compose d’une agglomération de maisons grises bâties généralement en pierre, possédant une cour intérieure et un étage : Ces maisons, placées sans alignement les unes à côté des autres, forment des quartiers séparés par des ruelles étroites, tortueuses et obscures. Le ksar qui comptait, en 1849, 260 maisons habitées n’en possède plus en 1950 que 120 ; 60 familles sont parties, avant l’occupation française, à Tlemcen où elles résident encore, 6 familles s’installèrent à Oujda, 70 autres s’étaient installées définitivement à Aïn-Nakhla dans la région de Fez.

Bousemghoun existaient belle et bien avant l'islam?

Ce Ksar est le bastion des vrais berbères et leur résistance contre les envahisseurs.

L'homme a peuplé Bousemghoun depuis l'aube de l'histoire. Une civilisation capsienne (7500 à 4000 av. J.- C) est détectée dans la région. L'art rupestre à travers les stations témoigne d'une activité Anthropique artistique et culturelle appréciable. L'art rupestre, qui nous fait remonter encore plus loin dans l’histoire, Jusqu’à environ 10.000 ans, nous révélons que cette région est l’un des premiers Foyers de la civilisation de l'humanité. Les figures gravées sur la roche dans d’innombrables sites, révèlent que la région actuellement désertique bénéficiait il y a quelques centaines de siècles d’un climat humides d’une faune et d’une flore riche et variée. Bousemghoun, avec ses murs d'argile, ses palmiers et ses grenadiers porteurs de fruits au goût exceptionnel.

C’est lbn Khaldoun (1332-1 406) qui en fait mention le premier. Dans son Histoire des Berbères, à propos de la poursuite du sultan Abdalwadide de Tlemcen Abou-Hammou par le sultan mérinide Abd-el-Aziz, en 1370, il rapporte: “Ils marchèrent vers les bourgades des Béni-Ameur, ksours situés dans le désert, au midi du mont Rached et dont les principaux se nommaient Rebâ et Bousemghoun. Après avoir pillé et dévasté ces Établissements, ils se dirigèrent vers Tlemcen". Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l’Afrique du Nord.

" En résumé, l’absence de vestiges humains ne permet pas de dire si le dolichocéphale de grande taille (teint, yeux et cheveux clairs) qui peuplait l’Afrique du Nord au paléolithique supérieur a vécu dans le sud-ouest algérien. -- de nos jours, il existe des noyaux de ce type, disséminés dans certains ksours (Bousemghoun, Tiout, Moghrar haute et basse, Sfissifa,...). Mais, nous le verrons ailleurs, leur immigration dans la région est relativement tardive À l’époque premières gravures rupestres, ou peu avant, la population du sud-ouest algérien était composée de protoméditerranéens, dolichocéphales mais de taille moyenne, très probablement de race blanche à cheveux et yeux noirs. Au fil du temps, d’autres types raciaux, dont certains à tendance brachycéphale, à partir de l’est, éléments se sont ajoutés à ce fonds humain, négroïdes à partir du Sahara, et d’autres. F. Cominardi rappelle l’hypothèse de L. Balout selon laquelle «il ne semble pas y avoir eu de déduit que les hommes protohistoriques du sud-ouest coupure anthropologique entre le néolithique et les temps historiques » et nous pouvons Aisément le suivre lorsqu’il en étaient les descendants des hommes du néolithique" (Des origines à l'arrivée de l'islam (5000 av.JC au début du 8es.) De la préhistoire aux débuts de l’histoire).

« Bousemghoun, Bou semroun, Abi Semghun, Bu Semghun, beni Semghouni, Samjun, Bou semghoun a connu plusieurs noms au cours de son histoire, Elle s’appelait jadis Aghram, Oued Sefra à cause des pierres qui l’environnent, puis Oued Asnam à cause d'une roche, toute proche des lieux, ressemble aux idoles de l’époque païenne. Selon les autochtones, l’endroit était habité par sept ârouchs –pluriel de arches- ayant chacun son propre ksar ».

On raconte qu’un saint homme répondant au nom de Sidi Bousemghoun et originaire de Séguia L’hamra au Sahara Occidental avait entrepris le long voyage le menant vers les Lieux Saints De l’Islam passa par là et trouva les tribus locales sur le sentier de la guerre pour de simples Questions d’eau et de pâturage.

Il fit halte et entreprit la réconciliation entre ces tribus belligérantes auxquelles il se mit à apprendre les valeurs de l’Islam, la religion de la tolérance et des biens communautaires. Il s’y fixa en ces lieux comme arbitre impartial craignant que la hache de guerre ne soit déterrée dès son départ. A sa mort, tout le monde se mit d’accord pour baptiser le ksar à son nom en reconnaissance du service rendu et de l’enseignement dispensé.

C’est ainsi qu’on se souvient du ksar des Ouled Moussa, du ksar des Ouled Sliman et des Ouled Sidi Mohammed entre autres, de ces sept ksours, seul Bousemghoun défie encore l’usure du temps Bousemghoun était composé de sept ksour :

1: Ath Moussa 2: Ath Ali 3: Ath Ahmed 4: Ath Slimane 5: Ath N’kiat 6: Ath Aïssa 7: Ath Boudou Mohammed ou moussa est le frère de messouad Mohamed ---------- tribu at. Mohamed ou moussa Messaoud ----------- tribu at. el messouad Tribu d'at. Slimane : - at.ottoman - at. Bouddou - at. Mohamed ou moussa - at. Messaoud Tribu at. Nasi: - les gens de zgen ─ tribu at. Tebounne (venu de touât ntebbount) ─- at. Akou -at. Ali -ouled Aïssa (ont péri).

Bousemghoun la cité Aghram (Aghram en Tamazight veut dire village Et amazigh qui signifierait homme libre) abrite, environ, 5000 habitants, Parlant tous la langue amazighs, la langue courante, ne cesse d'étonner Le visiteur par la sauvegarde des coutumes ancestrales perdues ailleurs. Ce Ksar renferme une multitude de ruelles (T’madla en berbère), reliant les quartiers et donnant naissance à un véritable labyrinthe.

Certaines sont couvertes, pour protéger de la chaleur, d’autres sont découvertes, Pour assurer l’aération.

Outre cela, il regroupait tous les ateliers d’artisanat, les petits magasins, d’alimentation générale, l’école coranique et, aussi, la fameuse place de «Ladjmaât» (ou le groupe et, par extension, le parlement) où les sages du village discutaient et étudiaient toutes les affaires générales du Ksar. Une véritable solidarité régnait.

Bousemghoun a aussi son importance car c'est dans ce village que c’est déroulé une étape cruciale dans la vie de Seïdina Ahmed Tidjani. En effet, c'est aux environs de 1781/82 après. JC (en 1196 de l'Hégire), après avoir quitté Tlemcen, qu'il se retira dans ce lieu béni où il eut la grande ouverture spirituelle (cf. la vie de Seïdina Ahmed Tidjani) il y vit le Prophète à l'état de veille qui l'initia directement et lui donna en dépôt sa voie spirituelle: la tarîqa, Ahmediya Mohamediya Ibrahimiya Hanifiya.
Seïdina Ahmed Tidjani avait établi sa demeure à Bousemghoun. Après dix huit années passées à Bousemghoun et sa région, Seïdina Ahmed Tidjani quitta ce pays (aux environs de 1798/99 après. JC) qui était sous la tutelle de l'oppression des autorités turques de l'époque et de leur loi injuste et se dirigea vers la célèbre ville de Fès, le sanctuaire de la science régit selon les préceptes de la loi Divine (Chari'a).

A l'occasion de ce douloureux départ, les habitants de Bousemghoun, hommes, Femmes et enfants voulurent abandonner leur magnifique village pour le suivre Mais Seïdina Ahmed Tidjani les consola et leur demanda de ne pas s'en aller. À ce propos ces vers furent clamés : " Le dix sept du mois de la naissance Du Prophète (Rabi' el Awwal) L'année 1213, Bousemghoun a pleuré, En perdant les souffles du Pôle Tidjani qui de toutes les créatures est sans Aucun doute l'irrigateur complet, Fès s'est alors réjoui de l'arrivée de Tidjani, La même année le six Rabi'Thani.

Cordialement par : Semghouni Moussa fils de Abdelkader, fils de Benziane, fils de Ben moussa, et de tribu at. Mohamed ou Moussa.

Donc, mon arrière grand père Ben Moussa quitta son Ksar Bousemghoun, vers l’an 1825 et réside au niveau du Ksar Tiout comme port d’attache. Suite à des persécutions turcs


Auteur: moussa semghouni
Date : 2019-09-05


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Commentaire N° : 1
Par: aghilas-kosseila Le : 2019-10-16
Titre: tous les racistes contre les kabyles et les mozabites viennent des gens de ain sefra !!!
Pays: Algeria  

azul fellawen ,tous les grands racistes qui ecrivent sur un journal turc de france "alter-info" qui a ecrit un phamphlet comme titre :la guere a commencer entre les arabes et les kabyles est de ain -sefra qui se dit arabe hillalien ,pareil pour les responsables de l'affaire de ghardaya ,wali ,procureur sont d'une tribu nomade de ain sefra...et beaucoups d'autres...tebboune ex premier ministre est semghouni natif de ain sefra ,n'a rien dit lorsque l'usurpateur gaid donne les ordres d'arreter injustement ou kidnappés des jeunes porteurs du drapeau amazigh....etc ,il ya beaucoups a dire et a redire sur ces nomades de ain sefra....tanemirt ar tufat.  
 
 

 
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