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La France a-t-elle commencée à payer les frais de sa politique arabe en Afrique du Nord?


Par Moha Bouwawal, AmazighWorld.org
Date : 2020-12-02

  • Introduction

« Vouloir séparer l’islam du nationalisme arabe, c’est comme vouloir séparer l’âme de son corps. Nous devrons tous lutter pour un Islam arabe et pour un nationalisme arabe musulman ». C’est le discours prononcé à l’ouverture du plus grand congrès arabo-islamique rassemblant à la fois les Islamistes avec leurs trois branches (Salafistes, frères musulmans et modérés) et les nationalistes arabes avec leurs trois branches eux aussi ( les communistes, les socialistes et les capitalistes). Ce cocktail a un nom en langue arabe : Al Moutamar Al qawmi Al islami المؤتمر القومي الاسلامي ), voir photo:

Le congrés arabo-islamique, le 22 septembre 2006 à Doha

Cette définition claire de l’islam a été prononcée par le président de la plus grande organisation Islamique au monde qui porte le nom de « International union for Muslim Scholars » qui n’est que le plus grand prédicateur du monde islamique sunnite, Mr Youssef El Qaradaoui, le 22 septembre 2006, au 6eme congrès arabo-islamique tenue à Doha, où sont invités environ 270 membres du monde dit arabo-musulman.

L’islam a donc cette particularité, généralement méconnue, par rapport aux autres religions du monde, c’est d’être une religion qui ne peut pas exister sans le nationalisme arabe, il est son âme. Ledit congrès l’a bien validé. Partout dans le monde, le nationalisme est un mouvement qui vise à fédérer les forces nationales au tour des intérêts de la nation, mais lorsqu’il s’agit du nationalisme arabe c’est de fédérer les forces des nations convertis à l’Islam, qui sont automatiquement non arabe, au tour des intérêts de la nation arabe. Et comme ils savent que c’est choquant ainsi pour les autres, ils préfèrent utiliser le terme la nation arabo-musulmane.

L’islam est donc un pack constitué de la religion d’Allah et de la culture des arabes. Les deux ensembles dictent le droit chemin vers le paradis. Ce pack a fait que les convertis à l’islam eux-mêmes n’arrivent pas à séparer entre les valeurs islamiques et les valeurs de la culture arabe. Elles sont tellement mélangées dans leur tête que les convertis trouvent normale que la conversion commence tout d’abord par porter un prénom arabe ! A titre d’exemple, les célébrités Mr Cassius Clay et Mr Cat-Stevens une fois convertis à l’islam ont tout de suite changé leurs prénoms que leur avaient donné leurs parents en Mohamed Ali et Youssef Islam. Comme si, Allah, ne reconnaitra pas leur islamisation sans cette assimilation en Arabe ! Alors qu’avec un petit recul on décèle que c’est bien un athée qui a donné le prénom Mohamed à son fils. Il est donc par conséquent le premier prénom non islamique, autrement dit, de la pure Jahiliyya. 

Ce pack, une fois qu’il a mis à jour le prénom du converti, il passe à sa langue. Une série de Hadith du prophète l’incite à changer sa langue maternelle en langue arabe, comme ce hadith : "La langue qu’Allah a choisie est la langue arabe. Il a fait descendre son précieux livre (le Coran) en arabe, et en a fait la langue du dernier des prophètes. Et pour cela, on dit qu’il est du devoir de chacun capable d’apprendre l’arabe de l’apprendre, car elle est la première langue". Achafi’i (772-826). Ou celui-là « Les Arabes ne sont détestés que par un hypocrite »

On est donc devant une petite machine de transformation identitaire qui s’installe individuellement, mais comme elle est généralisée, elle donne naissance à un phénomène qu’on peut nommer le terrorisme identitaire, le terrorisme linguistique ou simplement la suprématie arabe.

Dans l’échelle du temps ce phénomène a bien produit un génocide identitaire, un crime contre l’humanité que jusqu’ici les instances internationales n’ont pas pu incriminer tant les actionneurs détiennent le pouvoir pétrolier.

En Afrique du nord, par exemple, il a pu transformer en quelques siècles le plus vieux peuple de la méditerranée (le peuple berbère/amazigh d’Afrique du Nord) que jamais les multiples cultures et civilisations du bassin n’ont pu culturellement et identitairement transformé, alors qu’il a échangé avec eux sur des centaines de siècles ! 

C’est ce phénomène ainsi décrit ici, que les Nords africains éveillés appellent l’idéologie arabo-islamique, ou l’arabo-islamisme, ou tout simplement l’arabisme. Et le produit humain transformé a un label : les faux arabes. Le peuple de la rive sud du bassin sud de la méditerranée, vue son âge et son retour d’expérience dans ce domaine, a donc beaucoup de choses à apprendre aux peuples voisins de la rive nord du bassin. 

  • Le rôle assigné par les arabes aux faux arabes d’Asie :

Lorsque les pouvoirs des pays arabes au moyen orient – récemment mis en place à la suite des accords de Sykes-Picot de 1916 - ont lancé la fameuse compagne de protestation populaire contre la publication des  « caricatures de Mahomet »  parues le 30 septembre 2005 dans le quotidien danois Jyllands-Posten, ce ne sont pas leur peuples qui ont investis les rues en centaines de milliers à Riyad, ou à Dubai ou à Douha … mais ce sont leur proxy en Asie qui ont répondu présent ! C’est les faux arabes d’Asie, spécialement les Afghans et les Pakistanais. Le terrorisme identitaire, qu’ils avaient subi au nom de l’Islam, a fait d’eux des faux arabes dont le commandement échappe aux pouvoirs nationaux et s’installe dans l’état-major au moyen orient, les vrais pays arabes. 

  • Le rôle assigné par les arabes aux faux arabes d’Afrique :

Ce qu’on vient de voir c’était en 2005. Aujourd’hui en octobre 2020 -quinze ans plus tard- le même scénario se répète entre les mêmes pays arabes et l’occident représenté cette fois-ci par la France qui est même leur grand allié. Le poste de commandement décide cette fois, de changer le fusil d’épaule et de charger le 2eme proxy en Afrique du nord : les faux arabes d’Afrique. Le choix est dicté par le fait que les faux arabes d’Asie sont moins présents dans l’hexagone.

Ce fusil qui sera utilisé personnellement contre le président Emmanuel Macron qui a décidé unilatéralement de procéder au sevrage de l'allaitement de la machine d’arabo-islamisation en France qui enfante le fondamentalisme et annonce le 02/10/2020 : "L'Islam est une religion qui vit une crise aujourd’hui, partout dans le monde et non pas uniquement dans notre pays. C’est une crise profonde qui est liée à des fondamentalismes, des projets religieux et politiques, qu’on voit dans toutes les régions du monde. Ils conduisent à un durcissement très fort, y compris dans les pays où l’islam est la religion majoritaire".

Historiquement, ce discours est fort, car c’est la première fois en occident qu’on désigne un ennemi. Car même mois d’une semaine après les attentats du 11 septembre 2001, George W. bush a dit dans son dsicours « l’Islam est une religion de paix ».

Discours de W. Bush en 2001
Discours de Macron en 2020

Tout de suite, ces pouvoirs qui normalement subventionnent moralement et financièrement ce fondamentalisme a qui la France assure l’allaitement et qui porte des noms particuliers par région comme Dayech, Front Annousra, Alqiada, FIS, Frères musulmans, Salafistes etc...  ont annoncé une compagne sous le slogan  « tout sauf mon prophète ». Autrement expliqué aux français : même si vous avez historiquement le droit de critiquer votre propre prophète Jésus, vous n’aurez jamais ce droit envers notre sacré prophète Mohammad.

Mais, ce qui est nouveau par rapport à la Norvège, c’est que dans le menu présenté aux français il y a quelque chose qui fait plus de mal, alors qu’il s’agit de la même chose et des mêmes caricatures ! C’est des sanctions économiques venant d’un allié de France ! comme les sanctions arabes des années 60 contre leur allié américain, ce qui avait créé la fameuse crise pétrolière.

Trois jours après le démarrage de la compagne, le lundi 05/10/2020 au collège du Bois-d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine en région parisienne un professeur d'histoire Mr Samuel Paty, 47 ans, a décidé -au mauvais moment- de faire un cours sur la liberté d'expression à ses élèves de 4e, et a montré comme exemple les caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo. Résultat, il a été décapité 10 jours plus tard, le 16/10/2020 par un jeune musulman en laissant un message audio dans son réseau social : « je me suis vengé pour mon prophète ».

Une semaine plus tard, les faux pays arabes d’Afrique qui -normalement- prêchaient un islam tolérant et non fondamentaliste, n’ont pas essayé de s’écarter du fondamentalisme qu’il a cité Macron, mais au contraire ils ont couru pour gagner plus de sympathie populaire. Le chef du gouvernement marocain, dont le parti fait partie de la mouvance des frères musulmans mondiale a twitté sur son compte le 25/10/2020 « la liberté des uns s’arrête là où commencent la liberté et les croyances des autres » en ajoutant ainsi une deuxième condition à la fameuse maxime qui définit jusqu’ici la liberté : « les croyances des autres ». Dans le même sens, le communiqué du ministère des affaires étrangères marocaines ajoute « La liberté d’expression ne saurait, sous aucun motif, justifier la provocation insultante et l’offense injurieuse de la religion musulmane qui compte plus de deux milliards de fidèles dans le monde ».

Par ailleurs, si l’atteinte à la croyance des uns, doit mettre fin à la liberté des autres, que va-t-on dire de l’atteinte à l’identité, à la culture, à la langue et à l’histoire des Amazighs orchestré chaque jour en Afrique du Nord ? Est-elle une atteinte à l’existence même de tout un peuple ? et doit-elle justifie l’incrimination de la politique d’arabo-islamisation ? Ici ce n’est pas juste une liberté d’expression qui est bafouée, mais le droit à l’existence tout entièr qui est en jeu.

  • Le double jeu de l’idéologie arabo-musulmane

Lorsque les faux arabes d’Asie ont révolté en milliers, à l’appelle des vrais pays arabes, contre la publication des caricatures danoises, l’explication qui été donné à l’occident qui n’a rien compris puisqu’il s’agit pour lui d’une simple liberté d’expression, est que : « l’Islam est une religion de paix, on a révolte contre cette volonté de vouloir l’associer à la violence ». Chose qu’il a finalement avalé l’occident, et par conséquent certaines voix occidentales ont critiqué le retour du journal français Charlie hebdo à la publication des caricatures. Cette fois, même les pouvoirs des faux arabes ont rejoint la compagne « tout sauf mon prophète ».

Mais cette pilule fabriquée par l’idéologie arabo-islamique, spécialement pour l’occident, se trouve dans un grand embarras lorsqu’aucun appel à manifestation n’a été lancé lorsque à la fois le prophète, Allah et l’islam ensembles sont associés à la violence par le Kalifa islamique de Dayesh, lorsque ce dernier décapite des têtes, brule des hommes vivants et vende des femmes dans des marchés d’esclaves sexuelles sous un drapeau noir où est écrit à la fois Mohamed et Allah ! C’était une violence et une sauvagerie filmées et diffusées par l’assaillant lui-même que jamais l’histoire de l’humanité n’a connue avec une aussi grande documentation.

A ce moment-là, l’état-major au moyen orient n’a fait aucun appel et par conséquent ni les faux arabes d’Afrique ni ceux d’Asie n’ont protesté, et bien sûr aussi les faux pays arabes, les satellites de la suprématie arabe.

Lorsqu’on a bien compris cette équation, on a finalement compris quelque chose que les nord africains appellent : l’idéologie arabo-islamique. 

  • La France face à une équation à trois paramètres 

Sur le plan économique, la France réalise chaque année un chiffre d’affaire de 15.83 milliards de dollars avec les faux pays arabes d’Afrique. Le Maroc en tête de liste avec 6.2 G$, puis l’Algérie avec 5.5 G$, puis la Tunisie avec 3.7 G$, puis la Lybie avec 0.21 G$ et enfin la Mauritanie avec 0.22 G$. Ces pays ont tous fait des communiqués incitant leurs populations à s’investir énergiquement dans la compagne lancée par leurs maitres au moyen orient, les vrais pays arabes. Pour rappel, Il y a quelques années, au Maroc, une compagne pareille et non encore encouragée par l’état a fait des dégâts énormes pour trois marques dont une est française.

Sur le plan sécuritaire, les populations des faux arabes d’Afrique, qui même s’ils sont administrativement sous le contrôle de ces états, idéologiquement ils sont sous le commandement des ingénieurs du fondamentalisme à l’état-major. C’est grâce à eux, que ces derniers, ont pu réaliser en France le nombre d’attentat terroristes le plus élevé au monde !

Finalement, la France à une équation épineuse à résoudre : négocier avec les vrais pays arabes ? ou avec les faux pays arabes ? ou avec les faux arabes ?

1ere solution : Négocier avec les vrais pays arabes. C’est une solution qui nécessite que la France revienne sur sa politique de serrer l’étau sur les associations islamiques en France, qui après le pétrole représentent le seul levier de ces pays pour jouer dans la cour des grands à l’international. Parfois, ces pays, se retrouvent en guerre, entre eux, dans certains pays étrangers comme en Lybie, où le Qatar et les Emirats sont en face à face, chacun avec ses propres associations/milices fondamentalistes.

Avec ce levier, ils arrivent à vendre des services à l’international en échange des acquis politiques comme leur maintien au pouvoir dans leurs pays où ils sont intrinsèquement affaiblis par l’absence des abc de la démocratie d’une part et le faible taux ethnique des arabes dans le Golf qui varie entre 3 à 10% de la population.

La France, de son coté, profite de temps en temps de ces services, comme dernièrement au Mali avec l'opération Serval où l'armée française a pu rentrer au désert touareg en janvier 2013 sans rencontrer aucun Djihadiste et fêter la victoire sans dégâts. Ce qui n’était pas le cas, pour les américains, par exemple en Irak. Ces djihadistes, ont été tous chargés dans des avions Qataries en direction de Lybie, le prochain foyer de tension. La presse française a témoigné l’acte avec des photos à l’appui.  Ce service Qatari, a bien sûr un coût : le Qatar doit continuer à profiter de l’exonération d’impôt sur tout investissement qatari en France. Une loi bizarre, mais miraculeusement voté par le parlement français spécialement pour le Qatar. Sur le plan économique, la France n’est pas directement perdante, puisque l’impôt gagné par le Qatar est directement réinvesti en France mais dans les associations que Macron vient de découvrir qu’elles font du fondamentalisme qui dérange la laïcité et les valeurs républicaines françaises ! un peu trop-tard peut-être.

Ce service Qatari, a aussi d’autres retombés positifs à la fois pour la France et les arabes. Il a mis fin à l’énième espoir du peuple Amazigh touarègue de s’auto gérer. Une épine pour la France puisque que c’est l’uranium touarègue qui fait tourner toutes les centrales nucléaires françaises et par conséquent une grande part de l’énergie électrique européenne au moindre coût. C’est aussi une épine pour les arabes étant donné qu’un premier état Amazigh touarègue ouvrira la pitié des autres populations Amazighs des faux pays arabes d’Afrique du Nord, où règne déjà une renaissance identitaire Amazighe/berbère qui a atteint même la Tunisie où le terrorisme linguistique a presque éradiqué l’identité Amazighe autochtone. Ce qui risque de faire tache d’huile comme avait fait le printemps démocratique de 2010 qui s’est révolté contre des pouvoirs qui ont fait de l’arabisme leur raison d’existence en Afrique du Nord. Cette épine, peut engendrer l’écroulement de la ligue arabe, la disparition du dit monde arabe et surtout le bassin de pêche des djihadistes : les faux arabes d’Afrique.

2eme solution : Négocier avec les faux pays arabes d’Afrique du Nord. C’est une solution qui peut donner des fruits vus que la France a du poids sur ces pays, c’est même son terrain de jeu. Mais elle n’est pas durable, puisque les populations de ces pays sont sur le plan idéologique sous le contrôle total des vrais pays arabes au moyen orient. Mr Macron, l’a même dit dans son fameux discours en donnant comme exemple la Tunisie. Et lorsqu’on ajoute à la Tunisie, le cas du Maroc, qui a toujours prêché l’islam modéré, mais qui a eu lui-même son 11 septembre lors des attentats de Casablanca en 2003, on comprend facilement que c’est solution très limitée, si on ne veut pas dire complètement inefficace.

3eme solution : Se réconcilier avec les faux arabes d’Afrique en mettant fin à la politique qui leur a donné naissance : Autrement dit, il faut donc agir sur le même levier sur lequel agissent les deux acteurs précédents : les pouvoirs des faux et des vrais pays arabes. Il est temps de finalement comprendre une chose, pourtant simple : les grands-grands-pères des faux arabes d’aujourd’hui, lorsqu’ils avaient immigré en Europe venant d’Afrique du nord au début du 19eme siècle et même avant, ils étaient illettrés, pauvres, défavorisés …etc.… et tout ce qu’on peut imaginer, sauf une chose : ils n’avaient absolument pas de haine envers l’occident ! Et pour compléter le tableau, il faut ajouter à cette qualité, une deuxième qui les caractérisent, ils sont des grands travailleurs. Certains sociologues européens les ont décrits comme les paysans romains de l’époque. Cependant, aujourd’hui leurs petits-petits enfants, nés et grandis sur le sol européen, parfois même la 3eme et 4eme génération, sont un produit purement opposé à leurs ancêtres. Pourquoi ? ceci montre que ce n’est pas du tout la marginalisation et la pauvreté qui produisent la haine et par suite le terrorisme. Et ce n’est pas la natalité non plus. Il y a donc un facteur externe qui transforme des peuples.

Ce facteur, si on veut le voir pour cette génération qu’on vient de citer, est une idéologie qui a un nom, qui fonctionne sous un processus en deux étapes et qui est piloté par deux acteurs étatiques. La 1ere étape est pilotée par la France qui leur impose l’enseignement de la langue arabe à l’école française, à la place de leur langue maternelle, ce qui leur permis d’acquérir les conditions linguistiques nécessaires et suffisantes pour être admis dans la 2eme étape du processus, dans les écoles coraniques des pétrodollars arabes pour acquérir des diplômes de haut niveaux dans les disciplines de haine de l’occident, de manipulation des foules, de formation et de recrutement des terroristes. Mais surtout de répondre présent aux compagnes de boycott comme celle-ci.

Les nord africains désignent ce processus qui vise leur transformation culturel, par  « la politique d’arabo-islamisation» lorsqu’il s’agit des pays d’Afrique du Nord et « la politique arabe de France » lorsqu’il s’agit de décrire la politique extérieure française en Afrique du Nord et envers ces Nords africains en France.

  • Les origines historiques de cette politique arabe de France 

 Les dégâts de la politique arabe de France, vue du bassin sud de la méditerranée, peuvent être résumés en cette phrase :«le malheur du peuple d’Afrique du Nord est d'avoir rencontré la France ». Depuis l’époque romaine, jamais un pouvoir du bassin de la méditerranée n’a aussi changé son destin vers le pire, qu’a fait la France.

Pour commencer par la fin, analysant solennellement et calmement ce témoignage pertinent qui émane d’une personnalité qui est à la fois plusieurs fois ministre, et secrétaire général du plus grand parti politique en Afrique du nord qui est dans la lignée de de la politique d’arabo-islamisation et la politique arabe de France qui est le FLN algérien.  Il s’agit de Mr ABDELHAMID MEHRI (April 1926 -30 Janvier 2012) qui a eu l’audace et la volonté de confesser à l´émission Hassad Attakafa de la Radio culturelle algérienne ce qui suit : «L´arabisation nous a été imposée par le général de Gaulle, Il a voulu mettre en œuvre une stratégie pour faciliter le contrôle d´une société en rébellion. Il l´a rendue obligatoire, y compris pour les Français ; le décret fut signé par Michel Debré et De Gaulle avec bien-sûr des arrière-pensées politiques». Cette personnalité était :

Nous le remercions pour ce témoignage, qu’il a certainement fait pour l’histoire et pour les générations futures pour en faire bon usage, lui qui été un grand acteur d’un processus qu’il a amèrement regretté vers la fin de sa vie.

Pour savoir comment ce processus fonctionne aussi en France, il faut juste se poser la question suivante : pourquoi la France a complétement inversé le but d’une directive européenne invitant les états membres à promouvoir l’enseignement de la langue maternelle comme un préalable à la réussite d'une langue seconde ?

Normalement, puisque la langue Amazighe (langue des nord africains) est officiellement la première langue parlée en France après le français, beaucoup plus loin avant le breton, le basque et l’anglais, et c’est le rapport officiel même de l’état (1) qui le confirme,  il est de soi que dans le programme français d'intégration des ELCO (Enseignement des langues et cultures d'origine) issu de cette directive européenne, la langue maternelle qui sera enseigné aux Nords africains dans l’école française est l’Amazigh. Mais la décision officielle française est complètement opposée. C’est la langue arabe classique du moyen orient qui sera enseignée à la seconde population ethnique française. Pire encore, la langue arabe n’a même pas été citée dans ledit rapport comme une langue régionale de France !

Pire encore, aucune rectification n’a été faite après les cris lancés par les associations nord africaines et même françaises qui luttent pour la survie de la culture Amazighe du bassin sud de la méditerranée. Ce qui montre que c’est une directive politique et non pas un simple oubli.

Historiquement, cette fameuse politique arabe de France est fondée par Napoléon III, le 17 septembre 1860. En étant le premier chef d'État français à mettre le pied sur le sol du peuple Amazigh, en ce qui va être devenir par la suite l’Algérie, il avait un seul projet en tête : un royaume arabe, qui s'étendrait d'Alger à Bagdad, sous la protection de la France. Il l’a exprimé en foule sans la moindre honte en disant dans son discours "Notre premier devoir est de nous occuper du bonheur des trois millions d'Arabes, que le sort des armes a fait passer sous notre domination”. En réalité il parlait du peuple Amazigh (Berbère) qui sera objet d’une politique de déracinement culturel et identitaire pour devenir les faux arabes citoyens du royaume de Napoléon.

Tandis que, dix ans après ce discours, certains sociologues français et après une enquête sur le terrain ont rapidement critiqué les orientations de Napoléon. En 1870, on lit dans une étude sociologique (2) à la page 9, la phrase suivante « Disons d'abord quelques mots sur la population musulmane de l'Algérie. Cette population comprend principalement deux peuples d'origine très-différente : le peuple berbère ou kabyle et le peuple arabe, et, contrairement à l'opinion commune, l'Algérie est plutôt kabyle qu'arabe.  Le peuple berbère est autochtone, né des entrailles mêmes de la terre africaine ; le peuple arabe, d'origine asiatique, est étranger. Les Berbères sont beaucoup plus nombreux que les arabes ; leurs tribus sont répandues, savoir : sur le littoral, de la Tunisie au Maroc, sous le nom de Kabyles; ….. ces indigènes, appelés à tort arabes, n'ont pas tout à fait perdu la physionomie du Kabyle. Ils recherchent la vie sédentaire et habitent plus volontiers le gourbi que la tente;» (2)

La même étude plonge dans plus de détails à la page 11 par : « En un mot, tandis que le Kabyle est républicain et démocrate, l'Arabe a des institutions théocratiques et aristocratiques, et c'est le communisme avec la féodalité qui forme le fondement de son organisation. L'élément berbère nous offre donc une base bien plus solide à nos tentatives de civilisations. Eh bien ! jusqu'ici, on a plutôt cherché à arabiser le Kabyle qu’à kabyliser l'Arabe ; on a visé à la création d'un vaste royaume arabe avec tous les vices inhérents à la féodalité, au communisme et au despotisme militaire établi le plus arbitrairement ; c'est cette fatale erreur qui est la cause de tous nos maux, …….  Il eût été assurément plus rationnel et plus juste de rêver à la création d'une vaste confédération kabyle, où une organisation démocratique et libérale eût été plus conforme à nos institutions. » (2)

Finalement et puisque le cas contraire qui a été choisi officiellement, ces « indigènes » sont devenus des faux arabes mais au lieu d’être des citoyens du royaume français de Napoléon, ils sont devenus des citoyens d’un nouveau-né : le « monde arabe » qui est téléguidé du moyen orient pour les causes arabes. Aujourd’hui faut-il blâmer Napoléon ou les futurs pouvoirs français qui l’ont suivi ?

Ce sont les français qui doivent répondre à cette question, mais d’un point de vue nord-africain, il est clair que la France a décidé d’arabo-islamiser les Nords africains lorsqu’elle a signé les accords de Sykes-Picot en 1916 au moyen orient. Les accords qui consistent à récompenser les peuples arabes du moyen orient en leur donnant des pouvoirs sur des états nations toutes neuves en récompense de leur courage et l’audace de déclencher une revole populaire contre le Kalifa islamique présidée par les turques ottomans. Le péché islamique que les arabes voulaient récompenser par la création de l’organisation islamique mondiale en échange du Kalifa islamique perdue a jamais. C’est vrai qu’ils fondé le kalifa islamique de Dayesh en échange, mais sous les pressions américaines ils étaient obligés d’appuyer sur le bouton arrêt deux ans après sa naissance.

Finalement cette politique française est un échec total qui s’est retourné, en plus d’Afrique du Nord, mais contre la France elle-même. Est-il ce péché original qui a poussé Macron à être le première personnalité politique occidentale a pouvoir designer un ennemi ?

  • Cette politique arabe de France est-elle responsable de l’extinction du 1er occident au monde?

Dans l’actuel occident, on ne se pose jamais quelques questions pourtant simple, car elle fait peur : Si on sait que le 1er occident au monde était l’Afrique du Nord, pourquoi il devenu le fief des terroristes anti-actuel occident ? pourquoi il s’est catégoriquement transformé ? qui empêche l’actuel occident d’avoir le même sort que le premier ? Dans les mêmes conditions, les mêmes causes ne produisent-ils pas les mêmes effets ?

En réalité, on n’est pas obligé d’avoir des grands cabinets d’expertise pour mieux comprendre les risques du second occident, il faut juste bien lire et comprendre l’histoire de l’Afrique du Nord : un exercice à la fois pratique et pédagogique, qu’il est temps de rappeler pour les autres qui ne veulent pas avoir le même sort que nous. Et principalement, ceux qui nous en causer ce sort.

En effet, ces faux arabes africains d’aujourd’hui qui sont devenus des anti-occidentaux étaient jadis un peuple autochtone nommé Amazigh (Berbère) qui habite toute l’hémisphère sud du bassin de la méditerranée, et qui était :

  • Le premier peuple à porter le nom « occidental » dans l’histoire de l’humanité. Ce nom pour ceux qui ne le connaissent pas, est d’origine arabe (Maghreb en Arabe). Il est donné aux peuples qui se trouvent à l’occident d’Arabie. Quelques siècles plus tard, une fois ce peuple s’est transformé en faux arabe, après une politique d’islamisation en façade mais d’arabisation dans l’âme, ce nom a changé de continent, et c’est l’Europe aujourd’hui qui le porte. Une fois, « Incha Allah », elle aussi complètement arabisée, elle rejoindra le club de la ligue arabe, et c’est l’Amérique seule qui sera l’occident satanique. L’équation est pourtant très simple.
  • Plus européen qu’africain : sa position géographie et les moyens de transport de l’époque ont tout simplement fait que pour voyager de n’importe quel point de l’Afrique du Nord à l’Europe, c’est en bateau et il fallait juste un jour à 10 jours au grand maximum. Alors que pour aller du même point à l’Afrique centrale, il faillait plus de cinq à six mois. Ce peuple est donc plus européen qu’africain. En 1870, une étude sociologique (2) des colons français on lit la phrase suivante : « Les Berbères sont commerçants, industriels, bons cultivateurs, horticulteurs même; ils furent les colons sérieux de l'époque romaine; ils sont sédentaires; habitent des maisons dans des villes, des villages, des hameaux ; ils sont attachés au sol par le lien de la propriété privée et individuelle ; ils ont été chrétiens ; ont embrassé par force l'islamisme et leur tiédeur religieuse les rapproche davantage de l'élément européen dont ils recherchent aujourd'hui le contact ; leur langue diffère de la langue arabe ; ils ont plus de sympathie pour l'Européen que pour l'Arabe, et leur caractère naturel ne diffère pas beaucoup du nôtre. En matière civile et politique, ils sont régis par des kanouns (canons-coutumes) qui sont, comme dans l'Église primitive, arrêtés par la communauté des fidèles ; leur pays est composé de communes comme en France; la commune, qui forme la base de leur organisation, est administrée par un maire (amin), assisté par un conseil municipal (djemmaa), dont les membres, comme le maire, sont nommés à l'élection par tous les indigènes en état de porter les armes dans la commune. La commune a son budget et ses biens communaux. Il serait donc facile d'assimiler les Berbères complètement à nous et, en modifiant quelque peu leurs institutions, l'administration des départements berbères pourrait être assimilée à celle de nos divisions territoriales en France.» (1) 
  • Le premier territoire chrétien au monde en dehors du pays natale du Christ et de Moise. Il est le premier à développer les valeurs judéo-chrétiennes, qui sont aujourd’hui la base de la culture occidentale. Ceci s’est passé plusieurs siècles avant l’Europe. La première église au monde est fondée en Afrique du Nord et les grands fondateurs de la foi chrétienne sont Amazighes, toutes les villes européennes continuent toujours à honorer certains d’eux comme Saint augustin en donnant son nom à de grandes églises.
  • D’une culture forgée sur la base des siècles d’échange et non pas par sa propre expérience et sa propre vision du monde :  Sa très longue histoire et sa position géographique au milieu du centre du monde de l’époque, lorsque celui-ci est bassin de la méditerranée avant qu’il se déplace vers l’atlantique avec la découverte de l’Amérique, lui ont permis de participer à cette œuvre collective qui est la civilisation mondiale. Et par conséquent, en échange, de forger sa propre culture sur la base de sédimentations à travers les échanges avec d’autres cultures complétement différentes. Ce qui lui a permis d’échapper au sort  des peuples qui ont resté géographiquement enclavé, et par conséquent ils ont forgé leur culture sur leur propre vision du monde et leur propre expérience, et du jour au lendemain se trouve obligé de partager l’espace publique avec d’autres cultures et civilisations complétement différentes de lui, à la suite d’une richesse brusque ou un désenclavement brusque. C’est pour cela, lorsque la première femme Amazighe a conduit une voiture, au début du siècle, elle n’avait pas besoin des ONG pour la défendre, ni des mentalités à changer. Cela s’appelle le capital immatériel des peuples. 

Ce peuple a échangé avec les grecs, les romains, les byzantins, les phéniciens, les turcs, les arabes et il continu avec les peuples d’aujourd’hui les Italiens, les français, les espagnols etc… Ces homologues de la rive nord de l’époque ont tous disparu ou ont tous subi la transformation de l’histoire. Quant à lui, il est resté encore attaché à quelques racines vivantes avec la même langue, le Tamazighte, la même culture, les mêmes traditions, le même respect de l’autre. Il est le plus vieux peuple de le méditerrané et il peut encore être sauvé pour sauver les autres peuples qui se trouvent aujourd’hui dans les mêmes conditions que lui, le temps passé.

  • Dans les mêmes conditions, le 2eme occident peut-il échappé au sort du 1er ?

Là aussi les Amazighs peuvent répondre à cette question aussi pertinente vu leur retour d’expérience. Car si on croit à la théorie du déterminisme qui dit que dans les mêmes conditions, les mêmes causes produisent les mêmes effets, la réponse est NON, et le premier pays qui aura le sort de l’Afrique du Nord c’est la France. Le vrai danger de l’islamisation est avant tout l’arabisation, l’âme de l’islam comme a été défini par les prédicateurs. C’est cette âme qui installe en douceur le terrorisme identitaire et linguistique ou les génocidaires identitaires invisibles via un processus simple :

  • Le changement des prénoms des convertis et des nouveaux nés en prénoms arabes,
  • L’adoption de la langue arabe comme langue maternelle car elle sera parlée au paradis, alors il vaut mieux la maitriser des maintenant.
  • L’acceptation et l’adoption de la culture arabe comme culture musulmane
  • L’acceptation d’avoir un chef religieux arabe qui te guide au bon chemin
  • L’acceptation d’un des piliers de l’islam est que le président/chef politique doit être un descendant du prophète ou au minimum un arabe d’Arabie. Mr Macron sera le premier a sauté, pour donner place aux descendants du prophète comme a été fait en Afrique du Nord.
  • Etc…

C’est exactement ce processus, qui a transformé toute l’Afrique du Nord et la France l’a déjà entamé. Voila une preuve tangible :

 



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Commentaire N° : 1
Par: id Bawziki Le : 2020-12-04
Titre: Bravo Mass Bouwawal un écrit et un texte d'anthologie.
Pays: France  


Il y a beaucoup à dire

Les dirigeants et le pouvoir français guidés par leur esprit ancien de socialo-colonialistes du faible , car aller coloniser la Turquie qui cherche des noises à la France, ils en ont trop peur , ils cherchent même un grand frère pour les protéger. Par contre le Sahel offre l'occasion de gonfler le torse et annoncer de grandes victoires. Pourtant celle qu'ils appellent "otage des Touaregs" Mariam Pétronin ne demande qu'à retourner chez ses soi-disant geôliers et continuer à parler son Tamasheq. (ou tamazight)

Comme l'empire romain la France sera dévorée de l'intérieur.




 
 
 

 
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Auteur: id Bawziki - Date : 2021-01-20









 

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