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Pour mémoire. Disparition de la revue Abc Amazigh : Témoignage de Foundation for Endangered Languages (Fondation pour les Langues en Danger)


The Foundation for Endangered Languages is a registered charity 1070616 in England and Wales. Nicholas Ostler (President).The Foundation for Endangered Languages supports enables and assists the documentation, protection and promotion of endangered languages. This website describes our activities, and includes our newsletter Ogmios and details of our conferences.
On 17 September 2000 the following was received by Hassan Ouzzate, local organizer of our next conference (in Morocco). It comes from the would-be editor of a Berber magazine in Algeria. Hassan writes: This is the case of an Amazigh (Berber) language militant, but it could be anybody, anywhere.

Traduction : La Fondation pour les langues en danger est un organisme de bienfaisance enregistré 1070616 en Angleterre et au Pays de Galles. Nicholas Ostler (Président). La Fondation pour les Langues en Danger soutient, permet et assiste la documentation, la protection et la promotion des langues en voie de disparition. Ce site décrit nos activités et inclue notre bulletin d’information et les détails de nos conférences.

Le 17 Septembre 2000, le texte suivant a été reçu par Hassan Ouzzate, organisateur local de notre prochaine conférence (au Maroc). Il vient de l'éditeur d'un magazine berbère en Algérie. Hassan écrit : « C'est le cas d'un amazigh (berbère) militant de la langue, mais il pourrait être n'importe qui, n'importe où.

« Aidez-moi ! Aidez-moi! » Ainsi peut être résumé le cri de détresse (ci-dessous) du militant de la première heure, Smaïl Medjeber, suite aux graves difficultés financières menaçant la revue "ABC Amazigh", qu'il dirige depuis quelques années, de disparition faute de lectorat conséquent. Smaïl appelle les militants et militantes de la cause amazighe à l'aider à faire vivre cette publication en s'abonnant et en faisant abonner ses proches et amis(es) ou en achetant 1 exemplaire pour lire et 2 pour soutenir :

« Chers (éres) amis(es) lecteurs, lectrices,
Vous savez tous comment j'ai créé cette modeste publication. Après ma longue et pénible incarcération, j'ai voulu de nouveau servir cette noble cause qu'est l'écriture et la promotion de notre langue.

Première déception: un prétendu associé fortuné, me laissa au milieu de la route. Seul, démuni, dans une situation précaire, je me suis lancé dans l'aventure. Grâce au soutien de quelques amis et à des sponsors, cette publication a survécu.

Deuxième déception : il n'y a pas de lectorat amazigh. Le lectorat potentiel est, il faut le reconnaître, exclusivement francophone. Cependant, ce lectorat ne maîtrise point la transcription usuelle amazighe. Malgré sa bonne volonté, il ne suit pas. (Les très rares exceptions confirment cette réalité.) Ce qui me place entre le marteau et l'enclume, entre mon désir de promouvoir l'écriture et la diffusion de notre langue et l'inexistence d'un lectorat régulier et suffisant. Les associations culturelles ou les militants - ou ceux qui se donnent ce titre - sont absorbés par les courants politiques, ou les valses folkloriques, et, restent sourds au discours culturel, de cette même culture qu'ils prétendent défendre.

Sans publication, il ne peut y avoir de langue ou de culture, au sens moderne du terme. Notre langue et notre culture souffrent précisément de désert éditorial. Une publication, c'est une réalité incontournable, ne peut survivre sans lecteurs ou sans subvention (aucune institution culturelle nationale ou internationale n'apporte son soutien à cette publication même par un abonnement symbolique). C'est pour cette raison qu'ABC Amazigh risque de disparaître.

La solution ? Cependant, il reste une seule solution pour sa survie. Cette unique et dernière solution, elle est entre vos mains : achetez, chaque mois, un exemplaire pour lire et deux pour soutenir. Les deux exemplaires supplémentaires, nécessaires pour la survie d'ABC Amazigh, combleront le vide en lectorat (et en déficit), vous les offrirez, à chaque fois, à des personnes différentes, afin de les inciter à lire, afin de créer un lectorat amazigh.

Cette solution de crise, cet effort de guerre reste la dernière chance. Je me suis coupé en quatre pour créer et tenir ABC Amazigh. A vous de vous multiplier en trois pour faire survivre cette publication, la vôtre.
En achetant un exemplaire pour lire et deux autres pour soutenir. De précaire, ayant tout sacrifié, tout investi dans cette publication, ma propre situation est devenue, pour ne rien vous cacher, préoccupante, à la limite du dénouement. Tewwedh tfidi ar yighes ! J'ose espérer que je ne suis plus seul à présent. Aidez-moi! Aidez-moi ! Aidez-moi! Afus deg fus akken taakkwemt ad tifsus ! » (Extrait du site de la Foundation for Endangered Languages, publié en septembre 2000, sous le titre : « ABC Amazigh, journal qui demande notre aide.»)

Appel de détresse resté sans suite. Ce qui engendra la disparition de cette revue éditée en Algérie par les Editions Tizrigin Yuba Wissine, en juin 2001. La Fondation pour les Langues en Danger en est, de ce fait, témoin.
Et, aujourd’hui, en ce février 2014, treize ans après, voici le militant de la cause amazighe et l’éditeur-mendiant, celui qui a sacrifié sa jeunesse, sa vie, qui vous sollicite pour acheter quelques paquets des invendus de sa défunte revue. Ainsi que ses livres. Et ce, pour l’aider à survivre. Rendez-vous ce samedi 15 février à la salle Jean-Jaurès à Malakoff (Paris) pour une séance de ventes-dédicaces.



Auteur: Smaïl Medjeber
Date : 2014-02-09


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Commentaire N° : 1
Par: youssef rami Le : 2014-04-17
Titre: tamazight au maroc
Pays: Morocco  

tamazight au maroc c'est comme une fille qui nattant son fiance qui va a la guerre on ne peux pas dire qu'il va revenus au non  
 
 

 
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