Arabe
English
 
 
Les états nations de Tamazgha
 Algérie
Egypte
 Iles Canaries
 Libye
 Mali
 Maroc
 Mauritanie
 Niger
 Tunisie
 
 CMA
 Pétitions
 

 

L’étincelle et la poudre à canon


Le Maroc avait interdit la philosophie et l’avait remplacée ,sous le même nom, par la pensée islamique, depuis les années 70.
Aujourd’hui le Maroc pilule dangereusement de Mouvements Islamiques de tous genres. Hassan II avait interdit la philosophie et encouragé l’enseignement religieux sous toutes ses coutures, pour faire face aux dits communistes, aux socialistes et aux athées, au sens péjoratif, sans jamais parler d’opposants politiques progressistes et simples citoyen.ne.s qui voulaient d’un Maroc indépendant, ouvert et moderne, ce qui est aux antipodes du Maroc de Hassan II, celui des grands projets éléphants, de véritables trous noirs pour les deniers publics mais des mines d’or pour ses sociétés qui obtiennent ces projets, directement ou indirectement, par des sociétés françaises prête-noms, dans le cadre d’accords bien compris.

Après tant d’années d’enfermement et d’obscurantisme imposés, le Maroc est de nouveau face à toutes les dérives de ces Mouvements Islamistes qu’il a créés lui-même.

L’Académie marocaine publie l’ensemble des écrits de Aziz Lahbabi, dont on avait fermé le département de philosophie et qui s’est exilé en Algérie, à l’époque.

On veut bien parler de lui mais en mettant en relief sa pensée islamique, une gymnastique rocambolesque qui essaie de réconcilier l’irréconciliable, la philosophie et la pensée islamique, l’étincelle et la poudre à canon.

La philosophie est une question, un continuel questionnement, une remise en question, une critique, et une analyse objective et constructive.

Toute réponse à ces questions communément acceptée et admise par tout le monde, devient une connaissance et cesse d’être une philosophie qui ne peut que remettre de nouveau en question cette réponse acceptée et admise par tous.

La pensée islamique est une connaissance sacrée et par conséquent immuable, qu’on ne peut ni questionner, ni critiquer, ni changer, ce qui est aux antipodes de toute philosophie digne de ce nom.

L’enseignement de cette pensée islamique immuable a figé les esprits, tué tout questionnement, toute critique, toute analyse, toute curiosité chez les apprenants.

L’Islam immuable, sacré et valable pour toutes les époques, est incompatible avec la philosophie du mouvement, du questionnement de la critique et du changement.

Cette manière d’enseigner cette pensée islamique, coûte que coûte, sous le nom de la philosophie est une déformation, une castration des esprits et des intelligences, une manipulation et une propagande idéologique dangereuses.

Il faut rendre à la philosophie sa noble mission de l’ouverture des esprits par le continuel questionnement, par la critique et l’analyse objectives et constructives.

J’ai l’habitude de discuter pendant deux heures avec mes élèves à partir d’une question, sans leur permettre de prendre des notes, et après avoir posé toutes les questions possibles et fait le tour de cette question, je leur demande, en guise de conclusion , de faire un bilan oral de ce qui a été dit depuis le début, ni plus ni moins.

L’objectif n’est pas le contenu ou la question étudiée en elle-même, mais l’apprentissage du questionnement, de la critique et de l’analyse assimilés et accommodés en comportements acquis définitivement et faisant partie intégrante de leur personnalité.

Les professeurs de ma génération, nous avons toujours intégré un programme parallèle d’ouverture pour équilibrer le programme fermé officiel, ce que ne savent plus faire celles et ceux qui sont venus après nous , ou n’ont pas le courage de le faire, d’où la catastrophe actuelle.

Nous sommes bien sûr payés pour enseigner le programme officiel mais nous avons un esprit critique , une conscience et une éthique pour bien distinguer ce qui est le bien pour notre peuple et notre pays et ce qui ne l’est pas et il faut trouver un équilibre entre le fonctionnaire de l’Etat et le citoyen responsable qui a un droit de regard responsable dans un pays où ni les élèves, ni les parents , ni les professeurs ne sont consultés à propos de ces programmes officiels.

Oui pour un grand retour de la vraie philosophie de la Question dans nos lycées et Universités, écrits et médias, sans passer de nouveau d’une extrême à l’autre et vouloir l’utiliser pour faire taire ces fous d’Allah formés par le pays et qui n’ont pas choisi de l’être, d’où toute la responsabilité de l’Etat Marocain qui doit assumer ses erreurs et les corriger, non pas dans la hâte, mais qui doit prendre son temps et bien réfléchir, en choisissant entre :

1/ un Maroc pour tous ses enfants,
2/ le Maroc actuel d’une minorité de riches , du palais et de la France et
3/ le Maroc démocratique du dialogue, de la concertation, de l’égalité relative, du droit et de l’autonomie de la justice.

Foulouste
Lundi 5 octobre 2018.


Auteur: Mohammed Hifad
Date : 2018-11-08


Suivez-nous sur Facebook
 

 
Communiquer
Partager sur Facebook avec vos amis-es
 
 
La plume de Mohammed Hifad
Envoyer l'article à un ami
Article lu 3142 fois

 

Les commentaires : Important :Prière de noter que les commentaires des lecteurs représentent les points de vue de leur auteurs et non pas d’AmazighWorld; et doivent respecter la déontologie, ne pas dépasser 6 à 10 lignes, critiquer les idées et non pas les personnes, êtres constructifs et non déstructifs et dans le vif du sujet.

 
Votre commentaire ici :
Nom
Email (votre email ne sera pas affiché)
Titre
Commentaire
  Sécurité : copier le code suivant 5q3irn9r ici :  
 
 

 

 

Autres articles :










Equipements Laghrissi à AZROU
Auteur: Hha Oudadess - Date : 2018-08-05


Maroc : Libérez les détenus Rifains !
Auteur: CMA - Date : 2018-07-15




 

 

Headquarters : Amazigh World  (Amadal Amazigh), North America, North Africa

  amazighworld@gmail.com

Copyright 2002-2009  Amazigh World. All rights reserved.