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Crise Touarègue: 2eme douche froide de Bamako à la communauté internationale

Après la précédente douche froide qu’a fait le président Malien à la communauté internationale en ayant l’audace de rejeter purement et simplement les accords d’Alger qu’il avait signé avec les touarègues en 2015 -voir notre article précèdent- et que la MINUSMA/ONU s’est chargé d’appliquer, aujourd’hui c’est le tour du parlement Malien de prendre le relais et faire à la communauté internationale une 2eme douche très froide.

Juste deux jours après le congrès du MNLA (le mouvement National de libération de l’Azawad) (Azawad : le territoire Touarègue au Nord Mali) tenu à la ville de Kidal au nord de l’Azawad du 30 Nov au 03 décembre 2019, le parlement Malien s’est réuni le jeudi 05 décembre 2019 en séance Plénière extraordinaire dans la Salle Modibo KEITA de l'Assemblée Nationale avec à l'ordre du jour : « Lecture de Déclaration de l'Assemblée Nationale suite au discours du chef de bureau de la MINUSMA à Kidal». Il décide et rend publique les résolutions suivantes (voir photos), signé par Issiaka SIDIBE, le Président de l’Assemblée Nationale :

  • Le parlement condamne avec la dernière rigueur les propos du chef de Bureau de la MINUSMA au 4eme congres du MNLA à KIDAL 
  • Le parlement dénonce l’attitude et la position affichées du chef de bureau de la MINUSMA en totale contradiction avec la mission qui est la sienne
  • Le parlement demande au gouvernement de mettre en garde la MINUSMA pour le comportement irresponsable de son agent

Quel est donc ce crime qu’a commis le représentant Onusien et chef de la MMINUSMA aux yeux de Bamako?
Le crime affiché par Bamako :

Le chef de la MINUSMA à gauche en photo dans le 4eme congrés de MNLA

 
Le seul argument sur lequel repose la logique du parlement Malien l’a bien expliquée à la première page de sa déclaration en citant : « Considérant les récents propos tenus par le chef de bureau de la MINUSMA à Kidal lors du 4eme congrès du MNLA en termes : "chers invités et membres des délégations venues du Mali ».

A la première lecture on peut comprendre que le chef de la MINUSMA considère Kidal en dehors du Mali et ce qui a fâché le pouvoir centrale à Bamako, Mais est iut a fait le contraire. Le Chef de la MINUSMA a dit dans son discours « chers invités et membres des délégations venues du Mali et de l’étranger » voire la vidéo rapportée par notre correspondant à Kidal.

Par conséquent le parlement Malien a oublié que le chef de la MINUSMA n’est pas un Malien, et que les invités au congrès sont deux catégories ceux venus du Mali dont l’ex-ministre de la justice Mr Bathily et les autres délégations étrangères venues de l’extérieur du Mali : Finlande, Lybie, Algérie, Maroc, Niger et autres. Alors qu’est-ce qu’il propose le parlement Malien au chef de la Minusma ? qu’il dit : « chers invités et membres des délégations venues de l’étranger » sans parler de ceux venus du pays Malien ? ou devrait t-il dire « venues de l’étranger et notre pays le Mali» ? lui n’est pas un Malien, il représente l’ONU.

Mais où est le non-dit par Bamako ?

Le chef de la MINUSMA pendant son intervention à l'ouverture des travaux du 4eme congrés de MNLA

Il est clair que cet argument avancé ne tient pas la route et le vrai crime que Bamalo reproche au chef de la MINUSMA (

1/ d’avoir assisté au 4eme congrès du MNLA. Et c’est pour cela que la MINUSMA a répondu dans son communiqué expliquant au gouvernement et au parlement bureaucratiques à Bamako situé à 1900 km de Kidal que la présence du chef de la MINUSMA à ce congrès s’explique par deux choses : La première est qu’il a été invité par le MNLA à l’instar de toutes les organisations internationales, la deuxième est que le MNLA est un signataire -sinon principal- de l’accord d’Alger que la MINUSMA est chargé entre autres de mettre en œuvre sur le terrain.

2/ à l’ouverture du congrès le chef de la MINUSMA s’est réjoui de la stabilité qui règne à Kidal en disant à la lettre « Kidal est une région où la parole a repris tout son sens loin des bruits des armes » et il s’est félicité de constater une ambiance festive dans cette région où personne ne pouvait croire. Fin de citations. Ce qui est tout à fait la réalité, même le fameux groupe internationale Tinariwen originaires de Kidal a décidé de chanter à la fin de congrès alors qu’il n’a jamais toucher à la guitare depuis 2012. « La parole a repris tout son sens », c’est cette phrase que refuse Bamako en déclarant la remise en cause des accords, alors que les Touarègues s’attachent à l’application des accords tel qu’ils étaient signés malgré qu’ils leur sont complètement défavorables.

C’est deux facteurs qui ont vraiment dérangé le pouvoir centrale à Bamako qui veut que la communauté internationale garde du territoire Touarègue une zone de Djihadistes pour continuer à opprimer leurs aspirations à gérer eux même par eux même et non plus par les états échoués « failed states » comme celui de Bamako.

Conclusion :

Si le parlement Malien est cohérent dans sa politique de sauvegarde de la souveraineté du Mali, il devrait auparavant dénoncer dans une séance extraordinaire comme celle-ci, tout d’abord le président Malien IBK « himself » lorsqu’il a appelé à « la révision de l’accord de paix et de réconciliation au Mali » au jour même de l’anniversaire de l’indépendance du pays qui est un jour de l’unité nationale. C’est un appel au retour aux armes. Car les accords sont venus pour mettre fin au dialogue par les arames.

Maintenant, prend soin de découpe de son contexte une petite phrase du représentant de l’ONU pour pousser à revoir les accords dans le sens affiché par le president.

Alors, la communauté internationale est aujourd’hui plus qu’avant devant ses lourdes responsabilités historiques, elle n’a pas le droit de menotter le peuple Touarègue et le donner comme une proie à un pouvoir qui n’arrive même pas à honorer ses engagements devants les instances internationales pour les honorer devant les pauvres nomades Touarègue qui sont entre le marteau du désert et les arames de Bamako.

Pieces jointes :
La déclaration du parlement Malien :

Le discours du chef de la MINUSMA contesté par le pouvoir centrale à Bamako :

 


Auteur: AmazighWorld
Date : 2019-12-09


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