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Le colonel Justinard ressuscité par Rachid Agrour

 

Né en France, Rachid Agrour n’a jamais oublié d’où il vient. Digne fils de parents amazighs, originaires du Souss- Lakhsas pour être plus précis-, ce doctorant en histoire a consacré toutes ses études universitaires à décrypter justement le passé de ce bastion de l’amazighité, malheureusement pas très connue. C’est dans cette perspective que s’inscrit la publication de son livre sur un exceptionnel berbérisant français, le fameux colonel Justinard. Pour en savoir davantage, nous lui avons posé quelques questions… Mais le mieux c’est d’acheter le livre.  

 

Vous venez de sortir un livre sur Justinard que peu de gens connaissent, mais qui est cet homme ?

Le colonel Justinard, plus connu par son surnom de "qebtan chelh" ( le capitaine chleuh) pour nombre de nobles vieillards originaires du Sous, est un officier français de l'époque coloniale qui a passé la plus grande partie de sa carrière au Maroc. Il est l'auteur de deux Manuels d'apprentissage de deux variantes de langues amazigh, la tachelhit (1914) et la tarifit (1926), et de nombreux ouvrages et articles ayant trait à la littérature tachelhit (orale et écrite).

C'est donc un parfait berbérisant, comment a-t-il appris le berbère ?

En fait, il a abordé le Maroc en 1911 où il était chargé de l'instruction d'un « tabor »   (bataillon) de l'armée du sultan Moulay Hafid. Cette troupe était composée essentiellement d'Amazighs originaires de la région de Marrakech, donc tachelhitophones.  Venant d'Algérie, Léopold Justinard était déjà arabisant, mais la troupe qu'on lui a confiée était partiellement et imparfaitement arabisante. D'où sa volonté d'apprendre la langue maternelle de ces hommes pour mieux les connaître. Le résultat est un Manuel de tachelhit, le premier du genre, où il cite nommément plusieurs de ces soldats qui lui ont appris cette langue, en grande partie en prenant appuie sur la poésie chantée (amarg) qu’ils fredonnaient les soirs de bivouac au coin du feu.

Cette découverte de la tachelhite a été  un début d’une longue aventure, n’est-ce pas ?

En effet, à partir de là la passion de la tachelhit l'a saisit, lorsque éclate la Grande Guerre il fait des pieds et des mains pour être affecté auprès des bataillons de tirailleurs marocains où il retrouve ses compagnons des anciens « tabors ». De retour au Maroc, rappelé par Lyautey, il est affecté à Tiznit pour une longue mission de renseignements au pied de l'Anti-Atlas. Après de nombreuses affectations à Marrakech et Rabat, il a eu un grave accident d'avion. Il en est sorti vivant par miracle, mais défiguré sérieusement. À partir de ce moment-là, il est nommé à l'Institut des Hautes Études Marocaines, ancêtre de l'université de Rabat, où il s'attelle à un gros travail de recherche : recueil de manuscrits rares en tachelhit et en arabe qu'il traduit et annote inlassablement. Tout son travail est centré sur le domaine tachelhit: culture, histoire,  poésie…

Vous avez  certainement effectué une longue recherche pour votre livre…
  
En effet, j'ai dû parcourir l'ensemble de la production de Justinard où j'ai retrouvé nombres d'informations.  J'ai été au Service Historique de l'Armée de Terre (SHAT) à Vincennes où j'ai pu aussi consulter le dossier militaire du colonel Justinard. Enfin, dans la région de Tiznit, j'ai pu "récolter" auprès de plusieurs nobles vieillard des informations sur ce "qebtan chelh".

Est-ce que vous pouvez évoquer, succinctement bien entendu, le contenu de votre livre ?
 
Cet ouvrage est le résultat d'un travail de réédition. Elle est précédée d'une présentation du parcours de Justinard et de la culture tachelhit. Les œuvres réédités sont composés d'une part du dernier livre de Justinard "Tazeroualt" (1954) et de nombreux articles choisis en raison de leur pertinence historique pour l'essentiel.

 

Voici les coordonnés complète des Éditions Bouchene,
115 r Danielle Casanova
93200 SAINT DENIS (France)
Tel: 0 871 50 25 61
edbouchene@wanadoo.fr


Auteur: Lahsen Oulhadj
Date : 2007-11-02


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Commentaire N° : 1
Par: Melinda Le : 2013-01-17
Titre: salut fre9de9ric, je ne sais pas si Pierre verra tes questions, mais en tout cas, pour ce qui me connrece, je peux te re9pondre aussi Puisque vous av
Pays: United States  

salut fre9de9ric, je ne sais pas si Pierre verra tes questions, mais en tout cas, pour ce qui me connrece, je peux te re9pondre aussi Puisque vous avez pas mal de temps pour votre voyage, tu peux prendre tes billets au fur et e0 mesure. De toues manie8res, quand on voyage sur le transsibe9rien et qu\'on fait plusieurs stop, on doit acheter plusieurs billets. Par contre, je vous conseille, de8s que vous arriverez dans une ville, de prendre votre billet pour l\'e9tape suivante, car les trains peuvent aussi eatre complets. Mais bon, septembre et octobre, e7a n\'est pas la haute saison, donc e7a va.Pour se faire comprendre au guichet, par contre, c\'est un peu complique9. Aucun guichetier ne parle un mot d\'anglais. Avec un peu de chance, vous trouverez quelqu\'un dans la queue preat e0 vous aider, mais e7a n\'est pas toujours le cas. En fait, il vaut mieux arriver au guichet en sachant de9je0 quel billet de train exactement on veut acheter parce que sinon on s\'en sort pas. Moi, j\'avais regarde9 les billets sur le site realrussia.co.uk Ya tous les trains qu\'on peut prendre et c\'est en anglais, donc e7a permet de choisir le train qu\'on veut prendre et ensuite de se pointer au guichet en demandant un train pre9cis (l\'ide9al: trouver un russe qui pourra e9crire le train que vous voulez en cyrillique, comme je l\'ai fait). Bon, e7a a l\'air peut eatre un peu complique9 comme e7a, mais tu sais, faut pas trop s\'inquie9ter, on trouve toujours une solution de toutes manie8res pour le conseil en particulier, moi je conseille de voyager en troisie8me classe. c\'est le0 of9 on vit beaucoup plus l\'ambiance transsibe9rien et qu\'on peut rencontrer des gens parce qu\'enferme9 e0 bouquiner dans son compartiment, je vois pas l\'inte9reat du voyage et sinon, il faut pas he9siter e0 aller e0 la rencontre des russes. Ils peuvent paraeetre un peu froids au premier abord, et e7a n\'est pas eux qui feront le premier pas Mais si tu fait l\'effort d\'aller vers eux, ils sont super ge9ne9reux. Toujours preat e0 vous offrir e0 boire ou e0 manger.et sinon, faire des bonnes provisions pour le trajet! the9, bie8re, vodka, nouilles de9shydrate9es, ge2teaux meame si de toutes manie8res, on se ravitaille toujours en cours de route avec les vendeurs sur les quais Bon voyage e tout cas! Bises  
 
 

 
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