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La magie blanche berbère de Haha


L’un des derniers Agrram pratiquant encore cette magie d’origine cultuelle et religieuse est à la fois un voyant et un guérisseur. Pour guérir mon frère de son envoûtement, il lui a dit d’aller à la « rhbt », place où on vend et achète du blé et, avant d’aller au moulin pour le moudre, il y a là des femmes qui le travaillent à la main et à l’aide d’un tamis pour enlever les débris de tiges et les graines de plantes, de petites pierres et de la poussière. Il lui dit de leur demander un peu de la poussière qui tombe du blé moyennant un peu d’argent .Il doit remplir une bassine d’eau , y jeter cette poussière , et y prendre un bain sans la verser . D’abord, il doit utiliser cette eau lui-même pour laver toutes les pièces de sa maison et en asperger également les murs. Il doit faire lui-même ce travail normalement réservé pour les femmes. Ensuite, il doit de nouveau récupérer cette eau et aller la verser en dehors de la maison.Puis il doit brûler « al oud », de l’encens pour parfumer toutes les pièces de sa maison en offrande aux esprits pour les calmer.

Il lui a dit que la rhbt, la place où on vend et achète du blé et l’anrar, le lieu de dépicage, sont plus sacrés que la mosquée. Normalement, s’il va chez le talb de la mosquée, il va lui prescrire la même recette mais avec un peu de terre prise des locaux de la mosquée. Le talb de la mosquée, ayant appris par cœur le Coran sans rien y comprendre, étant donné que l’arabe n’est pas sa langue maternelle, reste en réalité lui-même, un paysan qui n’a rien perdu des croyances de son éducation et de sa culture inculquées .Il prescrit la même recette à ses clients en remplaçant juste la terre de l’anrar et de la rhba par celui de la mosquée. Selon mon frère, depuis qu’il a fait ce que lui a conseillé cet Agrram , il est guéri et se sent merveilleusement bien .Il lui reste une dernière chose qu’il n’a pas encore accomplie à savoir le fait de l’accompagner pour voir le Mausolée de son Ancêtre patronyme Sidi Yaâkoub, pour qu’il s’y prosterne deux fois en portant lfryoune de son Ancêtre, une chemise en laine qui va jusqu’aux genoux , qui a quatre siècles et demi et qui n’a jamais été détruite par les bestioles qui s’attaquent à la laine de par la baraka de son ancêtre. Il lui a parlé aussi des vieilles portes berbères du Mausolée qu’il fait garder par des sentinelles, jour et nuit ,puisque des antiquaires occidentaux lui ont proposé jusqu’à 20.000 euros la pièce.

Egalement, les Igrramne et Tigrramine prescrivent aux malades envoûtés un bain d’eau froide chauffée à l’aide d’un socle rougi au feu ardent et qu’on jette dedans pour l’éteindre et le faire simultanément au mal du patient. Ce socle est en fer, mis au bout de la charrue de bois et qui entre dans le sol pour creuser des sillons.

Lorsque la pluie tarde à venir, et pour la demander, les femmes vont allumer le feu dans le plus vieux anrar du village qui a fait nourrir plusieurs générations et y font sauter dans un plat des graines de blé ou de maïs et qu’elles donnent aux enfants pour augurer une bonne année agricole.

2/Magie blanche inspirée du culte de l’arbre

a/L’arganier sacré

A l’entrée de chaque village, dans toute l’arganeraie , de Mogador jusqu’à Bi Izakarn et Taroudant , on trouve au début de chaque village un arganier sacré avec deux endroits distincts pour celui qui se trouve près de ma maison : le premier servant de Mausolée même sans tombe , avec un coin pour allumer les bougies, une pierre lice , taounte, qui est utilisé par les femmes pour concasser les noix de l’arganier mais qui sert là pour creuser un peu de terre , le henné de l’Agrram , qu’on mélange avec de l’eau et qu’on met sur la place endolorie ou la plaie. On fait aussi sur place un massage avec cette taounte en la faisant passer sur toutes les parties sensibles du corps. Cette médecine par la terre était très pratiquée chez les Pharaons d’Egypte. La fine terre apportée par les crues du Nil sacré est soigneusement ramassée et gardée pour divers usages en médecine traditionnelle.

Ce n’est pas en réalité l’arganier en lui-même qui est sacré mais l’Ancêtre enterré sous l’arbre. Nos Ancêtres étaient des pasteurs nomades .C’est dans la forêt que nos musiciens, en tant que bergers encore, apprennent à jouer de la flûte et de l’imzad(rabab). Ils aiment rester des heures à l’ombre de tel ou tel arganier et même y passer la nuit lorsqu’ils sont en déplacement. Souvent, le vieillard se rappelle de son enfance et de son arganier préféré et demande aux siens de l’enterrer sous lui et à son ombre. Le dernier à ma connaissance à être enterré de cette manière se trouve sur la route de Sidi Kaouki , en face du puits à l’éolienne , à l’Est sur la colline à droite , au début de la piste qui mène au village de Tazziytount. Cet homme, lorsqu’il était berger, aimait s’asseoir là et admirer ses chèvres et moutons au milieu des fleurs du printemps. Ses fils continuent à renouveler chaque année la clôture en branches d’arganiers autour de cet arbre et Mausolée de leur père puisque cet endroit fait désormais partie du domaine forestier et les gardes ne permettent plus d’y construire en dur. Pour les nôtres, ils ont autour d'eux une clôture en pierres mais restent sans toits, des lieux de cultes à ciel ouvert. Il y a tout un cimetière autour d’un arganier sacré dans mon village et c’est lui que j’ai choisi pour y être enterré. Avec le temps, personne ne se rappelle plus de l’Ancêtre enterré là et les gens finissent par vénérer l’arbre pour lui-même et même par le faire pour un autre sous lequel il n’y aucune tombe et juste parfois un trésor puisque leurs propriétaires les cachent soit dans un cimetière ou un Agrram que les gens n’oseraient pas toucher par crainte. Il existe à Haha tout une forêt/cimetière , Abergrrame.

Les malades viennent allumer une bougie sous notre arganier sacré, faire passer sur tous leurs corps , taounte de l’Agrram, et emportent un peu de terre dit henné de l’Agourram .Lorsque les moineaux dévastent les champs d’orge, les paysans mettent des graines vertes sur une feuille de cactus et viennent la déposer dans l’Agrram , comme une plainte auprès de lui contre les moineaux .Sous un ancien arganier sacré, ces feuilles de cactus posées sous lui ont fini par pousser .Je le signale pour les chercheurs pour qu’ils n’aillent pas spéculer dessus. Un paysan du village est allé un jour y déposer un paquet de cigarettes pour que l’Agrram l’aide à s’en débarrasser et, malheureusement, un autre, avant lui, y a déjà laissé le sien, ce qui fait comprendre au deuxième que l’Agrram lui dit de continuer à fumer et il s’en est allé avec deux paquets à la poche.

On peut aussi enfoncer un clou dans le tronc mort de l’arganier sacré car les parties mortes ou vertes de l’arbre ne peuvent être emportées et restent sur place , sauf ses noix. On noue un fil autour de ce clou enfoncé et on formule un vœu. Un ami écrivain italien m’a parlé des mêmes pratiques chez eux et les visiteurs ont à choisir le clou à enfoncer dans le tronc et ayant au bout la forme de la partie du corps endolorie : la forme d’une tête, d’une main, d’une oreille etc. Un jeune étudiant canadien et d’origine irlandaise m’a dit aussi qu’en Irlande, ce n’est pas seulement des clous qu’on enfonce dans le tronc mais aussi des haches. La fête de Noel, récupérée par les Chrétiens, est d’origine germanique et païenne due au culte de l’arbre et fêtée en plein air comme chez nous au milieu de la forêt d’arganiers.

Egalement, lorsque la pluie tarde à venir et après la cérémonie de l’anrar, les femmes viennent ensuite à l’arganier sacré pour organiser une petite fête non pas à l’endroit qui tient lieu de Mausolée mais au deuxième. Chacune apporte un coq ou une poule, des fruits secs, du thé, du sucre, etc et ce sont les enfants qui sont servis les premiers comme dans l’anrar.

Les jeunes adolescents , Ayt Lghenja, ceux de la longue cuillère en bois, pour demander la pluie , vont d’une maison à l’autre, à partir du coucher du soleil ,et chantent avec des cuillères de bois à la main .Les gens leur donnent des poules , du sucre, de la farine enfin tout ce dont ils ont besoin pour leur préparer à manger et organiser entre eux une petite fête le soir même.On les asperge d’eau par surprise en signe de bon augure .Ces cuillères sont faites en bois du figuier , un arbre également sacré .
Aghenja, la grande cuillère, taghnjawt, la petite cuillère, sont en bois d’où le nom berbère d’Aghnnaj donné au chanteur et musicien de l’atlas et du Rif. Ce nom d’Aghnnaj vient d’aghnja, la grande cuillère en bois, dérivé de leur instrument de musique qui est effectivement une grande cuillère en bois dont la partie concave est couverte de peau.Cet instrument doit être fabriqué du bois d’un arbre sacré et dater de l’époque du culte de l’arbre dans leurs régions respectives.

Les filles elles, le jour, mettent des habits de femmes à une longue croix en bois, la fiancée d’Anzar , la portent haut pour qu’elle soit visible et circulent avec à travers le village en chantant.

L’un de mes Ancêtres lui, n’y va pas par quatre chemins, il a chassé un moineau vivant, a troué la coquille d’un escargot, y a enfilé un fil, l’a remplie d’eau, l’a fixée au cou de l’oiseau et l’a lâché en s’adressant à Rbbi, à Dieu , ainsi : « Puisque tu n’as plus d’eau à nous donner, je t’envoie de quoi faire tes ablutions ! ».Cette nuit là, le village a failli être complètement inondé. Notre magie est ,à la base, une provocation des éléments pour les pousser à agir dans le sens de notre désir.

Les noms arabes que portent nos arganiers sacrés, comme Sidi Abdeljalil,Ben Nacer etc viennent du fait que des Marabouts viennent de partout au village et les rebaptisent en leurs noms en y enfonçant leurs clous.Ils disent aux gens que ceux qui viennent dans cet Agrram rebaptisé et " islamisé" , c’est comme s’il vient dans le Mausolée de leur Cheikh qui se trouve parfois au Moyen Orient.C'est plutôt une sorte de panneau publicitaire pour eux.

Ces arganiers sacrés peuvent aussi porter un nom au féminin comme Lalla targant Tagrramt, Lalla tigri , si c’est une femme qui est enterrée sous lui. Egalement, comme il y a des Igrramne guérisseurs, il y a des Tigrramine femmes guérisseuses qui ont hérité ce pouvoir de leurs parents et Ancêtres communs , sans aucune distinction entre la femme et l’homme.

b/Azoukou, le thuya

Pour guérir une personne envoûtée, les Igrramne et Tigrramine prescrivent souvent un bain avec de l’eau chaude dans laquelle on a fait bouillir des feuilles vertes du thuya qui ont un grand effet thérapeutique sur le patient avec ou sans envoûtement. Ses feuilles et son écorce sont aussi utilisées avec de la chaux pour traiter d’une manière biologique les peaux en maroquinerie sans utiliser de produits chimiques.C'est une technique berbère. Combien de fois j’ai vu ma mère traiter ainsi takchoult, une calebasse en peau de chèvre dans laquelle elle travaillait le lait pour en séparer le beurre.

3/L’animal fétiche

a) Iqjdr, le lézard.

Le lézard est considéré comme un pieux adorateur car lorsqu’il se chauffe au soleil, il fait lever et descendre constamment sa tête face au dieu soleil. Notre aza , la lettre z de l’alphabet tifinnagh a sa forme. Le tuer et le jeter devant la porte de l’adversaire, c’est annuler les effets de tous les mauvais sorts qu’il nous aurait jetés.

b) Le cheval.

Le cheval est aussi sacré, surtout le dit azrgui, qui a les poils qui virent au bleu .Les longs poils de sa queue sont utilisés pour la corde de l’imzad(rabab en arabe)et pour son archet .En plus du fait qu’ils produisent un son particulier très apprécié par nos musiciens, c’est aussi une pratique magique dans la mesure où le cheval était vénéré comme un dieu porte bonheur. Sur presque toutes les portes des villages de Haha , on trouve accroché un fer à cheval et celui qui le trouve encore chaud et qui vient de tomber du sabot d’un cheval , deviendra riche et toutes les portes de la fortune lui seront ouvertes .Ce fer à cheval doit avoir sa partie ouverte dirigée vers le bas , ce qui signifie que la fortune vient de la terre et va vers le ciel, selon la direction du cheval de la fortune .Il comporte sept trous , trois de chaque côté et un devant comme notre troupe de fantasia doit comporter quinze cavaliers , sept de chaque côté et l’Amzouwer, le chef de troupe, au milieu. Une maison où il n’y a pas un cheval est une maison où habite la misère. Notre région de Haha vient de l’onomatopée de l’hennissement du cheval .Un danseur hihi est un centaure mi-cheval et mi-homme .Sa danse imite ses mouvements au repos et le bruit de ses sabots sur le sol lorsqu’il est au trop ou au galop. Notre danse d’ahwach est l’ancêtre du flamenco espagnol et c’est certainement un soldat hihi qui l’y a introduit lors de l’une des occupations du Sud espagnol par les Berbères.

Conclusion

Derrière toutes ces pratiques, il y a une rationalité à chercher quelque part et une forte croyance au Destin, une force invisible qui gère nos actions, sentiments et pensées .C’est une constante universelle derrière toutes les croyances, les religions et les dieux et à toutes les époques. L’Agrram ou Tagrramt dit à ses patients : « sabbib ak »,j’ai produit pour toi ce fait/cause qui aura ou pas, par la grâce de Dieu , un retour/effet positif ou négatif. Mais il faut provoquer cette cause, c’est ce que j’appelle vivre une initiale, la programmer et l’enregistrer, sans qu’elle soit en elle-même ni positive, ni négative, mais qui aura tôt ou tard sa répétition ou symétrie fatale, inévitable et prévisible, qui sera également positive ou négative, selon sa conformité ou pas aux lois physiques événementielles qui régissent nos situations vécues et les événements.Dans ce sens, je suis un Agrram!
Foulouste.


Auteur: Mohammed Hifad
Date : 2016-07-03


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