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Imzzirri, le tamis et sa fonction magique chez les Berbères de Haha


Imzzirri, le tamis , est utilisé essentiellement par la femme tamiseuse pour séparer le blé des restes de la terre du lieu de dépicage et la farine du son .

Il est aussi utilisé dans la magie par les femmes tamiseuses pour arrêter le vent à la plage et avoir une belle journée en en jouant un peu comme un tambourin puis en l’enterrant dans du sable. A l’inverse, dans un lieu de dépicage, où les hommes ont besoin de vent lorsqu’ils utilisent tizar, les tridents, pour envoyer dans l’air du blé encore mélangé avec du foin pour que le vent les sépare, ils font appel aux femmes tamiseuses pour qu’elles viennent jouer de leurs tamis et faire lever le vent.

Le tamis est l’instrument magique des femmes tamiseuses qui exerce le pouvoir de lever ou d’arrêter le vent. Sur le plan symbolique, comme dit la chanteuse Fatima Tihihite « igh yad tzdante iqqand ad afouftne », une fois le blé séparé au tamis de la terre, des débris et écrasé, il faut y faire encore passer sa farine pour en séparer le son, ce qui signifie que même une fois la parole est bien travaillée et bien dite, il faut encore l’affiner.

« Anna issiff imzzirri, ift i tallounte at itssiff, tft tallounte i chtattou at issiff, igh trit timoukrisine nk ad faount »

Ce qui est passé par imzzirri doit passer par tallounte puis par chtattou , si tu veux que tes paroles ,tes écrits , tes idées et tes questions soient clairs et tes problèmes résolus.

Imzzirri , a de gros trous puis il est suivi par tallounte aux trous moyens, puis il y a chtattou aux trous encore plus fins .Ce ver et dicton montre le sens de l’observation, de l’analyse et de la critique chez les Berbères de Haha. Dans certaines régions azarri signifie le tambourin et celui qui en joue Bouzarri car il s’agit toujours du bois du noyer léger, de forme circulaire, qu’on couvre d’un seul côté de peau de chèvre et où on fait des trous au feu pour le cas du tamis et non pour le tambourin.


Auteur: Mohammed Hifad
Date : 2016-07-11

 


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La plume de Mohammed Hifad
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