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Observatoire de la presse

La Religion de ma mère (Karim Akouche)

Éditions Frantz Fanon, 8 mars 2017
Éditions Michel Brûlé, avril 2017. 

À cette occasion, l'auteur fera une tournée dans plusieurs pays. Il donnera des conférences-débats, entre autres, à Tizi-Ouzou, Béjaïa, Alger, Paris, Lyon, Marseille, Bruxelles, Alicante, New York, Marrakech, Montréal...

Résumé du livre :

Exilé à Montréal, Mirak apprend la mort de sa mère qu'il n'a pas revue depuis longtemps et rentre en Algérie pour l'enterrement. Il traverse une dépossession au fur et à mesure qu'il croise les lieux et les visages de son enfance dans un pays méconnaissable où règnent l'absurde et le chaos. À travers la quête désespérée d'un passé révolu et la découverte d'un présent violent, le narrateur brosse l'émouvant portrait de sa mère et le confronte à l'égarement de son peuple. Alternant monologue et récit, Mirak interroge l'identité d'une nation fragmentée qui peine à se remettre d'une longue crise politique.

La religion de ma mère est le roman de la désintégration de l'être humain. Après la disparition de sa mère, Mirak se décompose, son père devient fou, son frère se transforme en djihadiste... On se croirait dans un asile d'aliénés à ciel ouvert. Ce roman exprime on ne peut mieux la folie et la confusion de notre époque.

Voici ce qu'écrit l'écrivain Gary Klang dans la postface du roman : 

« La religion de ma mère est un roman totalement original, en ce sens qu’en le lisant on ne pense à rien de ce qui s’est fait avant. J’ai baptisé cette manière d’écrire le style mitraillette, car de la plume inspirée de Karim naît une atmosphère d’une surprenante originalité. Ses mots jaillissent avec la rapidité et la force des balles d’une mitraillette qui ne cracherait pas de l’acier pour tuer, mais des phrases qui ne laisseront personne indifférent. Phrases courtes où tout élément inutile a été éliminé : les adverbes sont rares, les clichés – ennemis des mauvais écrivains – inexistants. Karim a bien compris l’essence de la littérature qui est de trouver un ton et une voix parfaitement adaptés au sujet traité et, dans ce cas précis, à la dépossession, thème central de son roman. Fond et forme, prose et poésie se marient pour exprimer métaphoriquement l’éternelle tragédie de l’être : tout homme est jeté au monde nu et en sort nu… »

 




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